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Mali – Covid-19 : Les activités qui ont résisté

Plusieurs secteurs d’activité ont durement ressenti les effets de la crise liée à la pandémie de la Covid-19 ou ont tout simplement été arrêtées. À l’inverse, d’autres ont plutôt bien tiré leur épingle du jeu, réalisant des chiffres d’affaires souvent records. Cependant, le boom enregistré devra être consolidé.

Comme tous les secteurs, « nous avons  été impactés négativement par la crise. Au moment du couvre feu, la société fermait à 19 heures pour avoir le temps de traiter les dernières commandes et permettre aux salariés de rentrer avant 21 heures ». Un gros manque à gagner, parce que le pic de l’activité est atteint entre 12 et 15 heures et de 19 à 22 heures, explique M. Mahamadou Cissé, Directeur fondateur de Fikasso, une société de livraison de repas et autres commandes.

Une période durant laquelle les livraisons ont été divisées par deux, ajoute M. Cissé. Mais, grâce à une communication plus agressive et à la diminution des déplacements, les commandes ont connu une augmentation substantielle. Ce qui a conduit à un véritable boom de l’activité.

Désormais, c’est donc à la société de confirmer ces bons résultats. Car elle espère que si certains ont eu recours au service en raison de la crise, ils continueront grâce à la qualité de service offerte.

Très demandés en cette période, les produits de nettoyage ont aussi connu une explosion de leurs ventes. Pourtant, l’entrée des marchandises a été compliquée et les frais de dédouanement ont augmenté, relève M. Ousmane Malikité, gérant d’un magasin de vente en gros. Les prix des marchandises à l’achat ont aussi augmenté, corollaire de la fermeture de plusieurs usines de production. Conséquence, la demande étant très forte depuis l’avènement de la crise, certains produits n’étaient pas disponibles en quantités suffisantes.

Alors qu’en temps normal, il obtenait des marges de 100 à 150 FCFA par article, durant la période de crise, les produits étaient vendus 2 ou 3 fois plus cher que d’habitude.

La stabilisation de la demande et le retard dans les livraisons seront préjudiciables à certains commerçants, qui avaient déjà encaissé les fonds pour certaines commandes. Ces marchandises, achetées au prix fort, ne pouvant plus être vendues au prix souhaité.

La plupart de ces produits venant de l’extérieur, il est préférable d’avoir une certaine autonomie en la matière, car, pour des produits périssables comme les gels hydro-alcooliques, « on ne peut pas faire de stocks importants », conclut M. Malikité.

Fatoumata Maguiraga

 

Chiffres

Bouteille de gel hydro-alcoolique avant la crise : 1 000 FCFA

Bouteille depuis l’avènement de la crise : 2 000 à 3 000 FCFA

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