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Mali – Crise socio-politique : Rebelote pour le M5-RFP

Alors que la trêve observée pour fêter la Tabaski tire à sa fin, les responsables du M5-RFP donnent de la voix pour la suite de la lutte qu’ils ont enclenchée début juin, réclamant plus que jamais la démission du Président IBK et de son régime. Lors d’une conférence de presse tenue mercredi 29 juillet 2020 au siège de la CMAS, ils sont revenus largement sur les raisons qui les confortent dans leur position.

La crise socio-politique semble avoir pris une nouvelle tournure depuis les recommandations issues du sommet extraordinaire des Chefs d’Etat de la Cedeao tenue en visioconférence  lundi 27 juillet dernier. 

Pour les leaders du M5-RFP, toutes les propositions faites par la Cedeao violent la constitution du Mali et ne peuvent mettre fin à la crise malienne. Maitre Mountaga Tall, a, dans une longue intervention, décortiqué point par point les différentes mesures et mis en exergue  l’impossibilité de leur application.

« Ce malien qui veut coûte que coûte   respecter les résolutions de la Cedeao et qui veut que cette dernière le note 20/20, pourrait-il malgré sa bonne foi appliquer ces résolutions et rester en conformité avec les lois et la Constitution du Mali ? Pourrait-il respecter les Maliens et la souveraineté du Mali ? », interroge-t-il. Pour lui, la réponse est sans équivoque, négative. 

Il a poursuivi en dénonçant des tentatives de division orchestrées contre le mouvement pour tenter de le disloquer.

« On a tenté de profiter de ce moment de trêve pour nous diviser. Ensuite on a essayé de manipuler l’opinion avec des mises en scène à but médiatique qui n’apportent rien à la Crise », s’est-il offusqué.

L’imam Mahmoud Dicko, autorité morale du M5-RFP, l’a précédé en abondant dans le même sens. « On cherche à nous distraire. Mais ceux qui ont cela comme projet se trompent », a averti le religieux qui, par la même occasion, a envoyé des signaux au pouvoir. 

« Les propos à mon encontre ne peuvent pas m’ébranler. Ce qu’ils ont tenté de faire en vain sans réussite, ils tentent maintenant de le remettre en me livrant au verdict international », a-t-il lâché.

Mahmoud Dicko le réitère, et il dit en avoir la conviction, « ce dont le Mali a besoin c’est une restauration de la nation par les Maliens et pour les Maliens ».

Le M5-RFP annonce reprendre les actions de désobéissance civile 72h après la fête de Tabaski pour ne plus arrêter « jusqu’à obtenir de façon démocratique et pacifique la démission d’IBK et de son régime ».

Pour Cheick Oumar Sissoko, c’est le destin même de l’Afrique qui se joue au Mali. Appuyant ces propos, Choguel Kokala Maiga reste lui, convaincu que la lutte qu’ils mènent aboutira à une situation nouvelle au Mali et en Afrique. 

« Aucun dirigeant ne se croira plus tout permis parce qu’il a été élu » a insisté le président par intérim du FSD.

Germain Kenouvi

 

 

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