› Politique

Le dialogue comme « seule issue » à la crise sociopolitique que traverse le Mali

Le mouvement du 5 juin et alliés, après une trêve de 10 jours pour célébrer la Tabaski a repris ce lundi matin la « désobéissance civile » ralentissant la fluidité de la circulation sur certaines artères de la capitale. Un dispositif de sécurité a aussi été déplacé dans la capitale pour éviter les débordements enregistrés lors de la première vague de contestation réclamant le départ du Président de la république Ibrahim Boubacar Keita.

En conformité avec les recommandations des chefs d’Etat de la CEDEAO lors du dernier sommet extraordinaire par visioconférence, le Conseil supérieur de la magistrature a désigné le 31 juillet 2020 trois nouveaux juges pour siéger à la Cour constitutionnelle et a fait des propositions pour la nomination des six autres.

Les consultations qui se poursuivent toujours pour la formation d’un gouvernement d’union nationale au Mali s’heurtent aux points de divergence qui séparent la majorité présidentielle du Mouvement du 5 juin – RFP de l’imam Dicko. Le mouvement de contestation qui a repris ce lundi illustre à suffisance que l’application des premières dispositions de la CEDEAO n’a pas fini de convaincre le M5-RFP.

Interrogé par Eric Topona de la dw.com, Mohamed Ag Albachar, chargé de communication du Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA) membre de la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014 qui a signé, en 2015, l’Accord d’Alger joue la carte d’apaisement. Selon lui, il est impératif que les deux parties sur la table des discussions essayent de « privilégier le dialogue », car c’est  « la seule issue » à cette crise sociopolitique que traverse le Mali depuis le mois de juin.

En ce qui concerne les recommandations de la CEDEAO, Mohamed Ag Albachar estime qu' »elles sont bonnes » et que l’urgence aujourd’hui est d’éviter d’installer une situation d’insécurité dans la capitale. C’est donc « entre maliens que nous pouvons résoudre » cette crise « en discutant » déclare-t-il.

A noter que depuis le 11 juillet 2020, les Ministères maliens n’ont pas de ministres. Pour les affaires courantes, les secrétaires généraux continuent à assurer certaines formalités administratives.

Idelette BISSUU 

0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

À LA UNE
Retour en haut