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Bi Mousso : La vitrine des femmes

Bi Mousso, « la femme d’aujourd’hui » en bamanan, pourrait aussi se traduire par vivre avec son temps, parce que l’ambition de la plateforme du même nom est de  mettre en valeur les produits locaux transformés par les femmes en facilitant l’accès à ceux-ci à d’autres femmes, qui doivent allier travail et gestion du foyer. Une opportunité pour le Made in Mali, désormais accessible ici et ailleurs en un clic.

Elles sont nombreuses dans le domaine de la transformation agroalimentaire et des produits cosmétiques et artisanaux, mais les entrepreneures souffrent d’un manque de visibilité, selon Adama Coumba Maïga, promotrice de la plateforme.

Un constat fait lors de sa première expérience professionnelle, la promotion de certains produits locaux dont les consommateurs font la découverte. Elle en déduit la nécessité de les promouvoir et de permettre à leurs productrices de « se développer ».

« Fascinée » par l’exemple de son père dans le domaine des assurances, elle apprend auprès « d’entrepreneurs aguerris » dans un incubateur, s’appuyant sur ses connaissances en marketing digital et ses licences en banque, finances et comptabilité.

Bi Mousso entretient un partenariat avec les entrepreneures mais aussi les startups, une quinzaine actuellement, qui valorisent les produits locaux, le Made in Mali. Bientôt d’ailleurs, la maison Made in Mali, dédiée à ces produits, viendra s’ajouter à la plateforme. Ces produits seront aussi proposés aux Maliens vivant à l’extérieur, très demandeurs. Mais, pour atteindre ce dernier objectif, l’entreprise, dont la plateforme continue d’être développée, a besoin de fonds pour assurer l’envoi des commandes.

Démarrée sur fonds propres, elle a aussi bénéficié d’une subvention, sous forme de prêt, et doit faire l’acquisition de certains matériels pour un meilleur fonctionnement. Pour le moment, Bi Mousso emploie 5 personnes, dont des développeurs et un employé chargé des livraisons des commandes, qui sont déjà nombreuses sur sa page Facebook.

À 23 ans, la jeune promotrice espère que le boom réalisé par le e-commerce lors de la pandémie de Covid-19 contribuera à convaincre davantage de « consommateurs sceptiques » face à ce type de transactions.

Fatoumata Maguiraga

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