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Coup d’Etat: La situation du Mali tiraillée par la titraille

Crédit site futura science

Si le doute a pendant un moment plané, le coup d’état qui a entraîné la démission du Président malien Ibrahim Boubacar Keita et son gouvernement a ouvert une nouvelle page de l’histoire. Depuis, sur la toile ou à la Une des médias d’ailleurs, des titrailles pilules sur la situation que traverse le Mali.

Chacun selon l’angle de son prisme agrémente la « sauce ». Nous avons fait le tour de quelques médias et institutions sur la toile pour voir comment la crise sociopolitique au Mali est perçue et traitée.

Zonebourse spécilisée en économie, revient sur la décision de la Côte d’Ivoire de suspendre ses liens financiers avec le Mali. Une décision du mercredi 19 août, qui prend forme après un communiqué de la CEDEAO. En effet, suite à l’arrestation du Président Ibrahim Boubacar Keita  par la junte militaire le 18 août 2020, la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest dans un communiqué rendu public a décidé de « la fermeture de toutes les frontières terrestres et aériennes ainsi que l’arrêt de tous les flux et transactions économiques, commerciales et financières entre les pays membres de la CEDEAO (…) »

LeMondeAfrique  sur un air de polar, titre qu’ « « Après le Mali, à qui le tour ? » : l’Afrique de l’Ouest sur le qui-vive ». Selon le média, « le coup d’Etat à Bamako sonne comme une menace, voire un avertissement pour les chefs d’Etat qui souhaiteraient s’accrocher au pouvoir ».  Ce n’est pas tout car « pour Paris, la priorité absolue est la lutte contre les groupuscules djihadistes dans la zone stratégique des « trois frontières » qui englobe le Mali, le Burkina Faso et le Niger », c’est pourquoi « la France craint que le coup d’état n’augmente la tourment sécuritaire dans la région » précisent nos confrères. C’est avec un regard analytique que LaCroix se demande si avec le coup d’état au Mali il pourrait y avoir « un risque de « contagion » aux pays voisins ? » Pendant ce temps, Libération sur un jive, reprend les propos de Choguel Maïga du M5-RFP et titre que « l’opposition «fêtera la victoire du peuple malien» lors de rassemblements vendredi ».

Alors que « le M5-RFP se dit prêt à travailler avec la junte pour «une transition républicaine» » sur RFI, « le Conseil de sécurité condamne la mutinerie et demande la libération immédiate des dirigeants détenus » sur l’OnuInfo.

Comme il n’est pas dit que chaque titre enchante le lecteur, Causeur est allé plus loin lorsqu’il décrit que: « le coup d’Etat au Mali semble sonner le glas du processus de pacification et de normalisation engagé par la France depuis son intervention militaire en 2013 ». La lecture devient intéressante « quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt. C’est ce qui se passe en matière de communication officielle sur la situation au Sahel. On nous masque la gravité croissante de la situation dans cette région grande comme une fois et demie la France« . Eh bien, la suite est détaillée  dans la Chronique d’une débâcle annoncée par le « Coup d’Etat au Mali : une défaite française  » sur Causeur.

Pendant ce temps, la BBCAfrique s’interroge sur « les têtes de file du coup d’Etat au Mali« , « Macron de son côté, demande que le pouvoir soit «rendu aux civils» » . D’ailleurs  sur Capital, « Emmanuel Macron va discuter avec Angela Merkel sur la Turquie, le Brexit et le Mali ». Tout autre chose avec Ouestfrance qui dit que « Les liens du jumelage entre Angers (Maine-et-Loire) et Bamako devraient continuer, en fonction de la situation. » La diplomatie sur tous les fronts? LeFigaro renseigne que « Washington condamne la «mutinerie» et appelle à garantir la «liberté» des dirigeants arrêtés« , de même, « l’Union Européenne demande la libération immédiate des prisonniers« . Mais il ne faut pas oublier « les soldats allemands dans l’attente au Mali » titre la DW.

Passons, parce que le Republicain-Lorrain dans son édito valse sur « le lourd héritage malien » avec une pointe de « subtilité » dans ses lignes qui disent ceci: « Nouveau coup dur pour le Mali, le putsch refermant la parenthèse Ibrahim Boubacar Keïta (dit IBK), tout de même longue de 8 ans, constitue un sérieux motif d’inquiétude pour toute la région. Mais aussi pour la France dont les 5 100 militaires de la mission Barkhane luttent contre la dissémination djihadiste dans cette vaste bande sahélienne de 5 millions de km2. Et pour cause, s’ils savent comme personne se fondre dans cette immensité géographique, les islamistes prospèrent tout autant de l’instabilité politique régionale. » Vivement que ces braves hommes ne se perdent pas  pour le bien de tous « dans cette immensité géographique ».  Parce que si cela arrive, « cette immensité géographique » risquerait d’être dénoncée, un peu comme « le coup d’Etat est dénoncé par la communauté internationale » lorsque « le colonel Assimi Goita prend la tête de la junte » lit-on dans le MondeAfrique qui titre que « Au Mali, les militaires discutent avec les manifestants« . Quoi de plus « naturel » qu’un linge sale qui se lave en « famille »! Ce qui est sûre dans le contexte actuelle est que « la France poursuit l’opération militaire Barkhane au Mali » puisque la sécurité est « l’immense défi des pays du Sahel.

Idelette BISSUU

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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