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Covid-19 et PME : Une relance est nécessaire

Alors qu’il n’a pas fini d’évaluer les impacts de la crise de la Covid-19, le monde des affaires, notamment celui des PME au Mali, doit faire face à de nouvelles difficultés. La CEDEAO, suite à la crise politique, a mis le Mali sous sanctions, ce qui risque de le fragiliser davantage.

« Le monde des affaires étant un monde de mobilité, la restriction des voyages a entraîné d’énormes désastres au niveau des commandes et même de certains engagements, rompus par les partenaires », déclare M. Sanou Sarr, Président du réseau des PME du Mali (REMAP).

Une situation qui a entraîné des ruptures de stocks de certaines matières premières, notamment importées, entrant dans la fabrication de divers produits. Cela a aussi occasionné des retards dans les paiements des échéances bancaires. Les PME étant des entités fragiles, beaucoup ont subi les effets néfastes de cette crise.

Le ralentissement des activités consécutif à l’application des mesures préventives a considérablement affecté certaines activités. Celles liées au tourisme, à la restauration, aux spectacles et même le commerce général en ont pris un coup, en raison du changement des habitudes de consommation.

Ce ralentissement s’est aussi fait sentir au niveau de « l’État pourvoyeur de recettes », qui a connu des difficultés pour le paiement des prestations des PME et arrêté certaines commandes, explique le Président du REMAP.

Des agences de voyage et des restaurateurs ont tout simplement arrêté leurs activités. D’autant que certaines PME avaient des engagements envers d’autres, étant interdépendantes. S’ils n’ont pas encore de chiffres précis, les responsables du réseau des PME estiment qu’environ 80% des PME ont été touchées.

Une crise aggravée par les récentes sanctions de la CEDEAO. Les entreprises qui doivent importer des marchandises voient le coût de celles-ci augmenter en raison de délais de stockage non prolongés et des retards et frais supplémentaires pour les échéances bancaires.

Penser la relance

C’est pourquoi, dès à présent, au cours même de cette période transitoire, il faut envisager la mise en place « d’un comité national de relance économique », suggère M. Kassoum Coulibaly, économiste. Une relance qui passera par des mesures spéciales pour orienter la commande publique en général en faveur des PME. Les investissements productifs doivent aussi constituer une priorité, pour « refonder l’économie » et la mise en place d’institutions de régulation en vue d’une fiscalité assainie accordera une large place à la formalisation des petites entreprises.

Fatoumata Maguiraga

Chiffre

80% des PME touchées par la crise

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