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VBG : Les femmes se mobilisent

 Une centaine de personnes ont marché ce samedi 26 septembre, contre les violences basées sur le genre. Politiques, actrices de la société civile et activistes des droits des femmes ont marché du Monument de l’Indépendance au Centre Aoua Kéïta en Commune III de Bamako. C’était à l’appel de l’Alliance contre les violences basées sur le genre.

Alors que l’affaire Sidiki Diabaté, accusé de violences sur son ancienne compagne Mariam Sow, défraie la chronique, une centaine de personnes ont marché contre les VBG au Mali. Toutes de blanc vêtues, elles tenaient des slogans fustigeant les violences faites aux femmes. «  je refuse qu’on me brutalise ! Pas d’empathie pour le bourreau. Stop aux VBG », pouvait-on lire sur les pancartes.  « Nous lançons un appel à tous les Maliens, femmes et hommes, de nous rejoindre afin de construire un Mali où tous les êtres sans distinction aucune vivent libres de toute violence, où un être humain n’appartient pas à un autre, où aucune personne ne peut être victime de séquestration, de sévices, de pratiques dégradantes et humiliantes » a déclaré  Cheick Tidiane Diallo, porte-parole de l’Alliance contre les violences basées sur le genre.

Au nom des organisateurs, il a appelé à  l’adoption du projet de loi portant prévention, répression, et de prise en charge des VBG au Mali dans un délai « acceptable ». « Nous allons porter le combat ensemble et essayer de faire passer les lois pour protéger davantage les genres », a promis Assane Sidibé, ancien député. « Ce 26 septembre 2020 coïncide avec l’anniversaire du plaidoyer que j’ai engagé le 26 septembre 2019 pour l’adoption de la loi contre les VBG. C’est une lutte de tous les jours. La sensibilisation et surtout aider les victimes à briser le silence, à dénoncer les cas. Il ne s’agit pas de faire une guerre ouverte aux hommes. Le Mali a l’obligation de mettre en priorité les politiques publiques qui protègent les femmes et qui endiguent les violences basées sur le genre. Si le Mali ne le fait pas on va l’appeler devant les cours et  tribunaux de la sous-région dans un acte de litige stratégique », a déclaré Maître Nadia Myriam Biouele, avocate de Mariam Sow.

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