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Mali – Éliminatoires Can U20 Mauritanie : Préparation difficile pour les Aiglons

Les préparatifs pour le tournoi de qualification zonale des Aigles juniors, prévu du 5 au 15 novembre 2020 au Sénégal, semblent poser problème. Détenteur du trophée, le Mali est logé dans la Zone ouest A et doit faire face au Sénégal, à la Guinée, à la Guinée Bissau, à la Gambie, à la Sierra Leone, au Liberia et au Cap Vert. Huit pays, pour un seul ticket pour la phase finale, qui se déroulera en Mauritanie.

Il ne reste plus qu’un mois à Mamoutou Kané « Mourlé » et à ses protégés pour se préparer et aller chercher leur billet afin de défendre leur titre. À cause de la crise sanitaire qui sévit dans le monde, les entraînements ont repris il y a moins d’un mois. Les Aiglons sont donc en retard dans leur préparation. Aucune équipe-type jusque-là et des postes qui doivent toujours être renforcés. À cela il faut ajouter un planning qui peine à être respecté. Selon nos informations, des blocages subsistent au niveau de la FEMAFOOT. La sélection junior devait entrer en internat le 23 septembre pour en ressortir le 3 octobre, avant d’y retourner de nouveau le 5 octobre pour encore 10 jours, afin d’affûter sa préparation physique. Mais rien n’est fait pour le moment. Ce qui va obliger le sélectionneur à combiner désormais préparation physique et matchs amicaux pour gagner du temps. Selon Mourlé, « tout n’est pas rose », mais la fédération promis de tout mettre en œuvre pour satisfaire les besoins. Il espère qu’elle s’exécutera au plus vite : « nous avons besoin du soutien de la fédération, car une tâche difficile nous attend. Ce n’est pas à la toute dernière minute qu’il faut nous accorder ce que nous avons demandé pour ensuite dire « on a tout fait pour eux ». Il faut le faire au moment propice », s’est-il un peu agacé.

Le Sénégal, en tant que pays organisateur de ce tournoi, se trouve être le grand favori. Une pression supplémentaire pour les détenteurs de la coupe, qui devront être très forts mentalement.

Mais Mourlé reste confiant, même si, en dehors des terrains, la situation est compliquée pour lui et son staff. « Déjà 9 mois que nous travaillons sans salaire. Pour des chefs de familles, c’est insupportable ».

Maryam Camara

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