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Motards maliens : De la vitesse et des émotions

Rouler vite, mais en toute sécurité, tel semble être le credo des motards maliens. Ces passionnés de la vitesse et de l’évasion sont de plus en plus nombreux à s’offrir ce plaisir, une fois par semaine ou toutes les deux semaines, en dehors de la capitale, souvent à quelques centaines de kilomètres. En attendant d’avoir leur circuit pour organiser des compétitions, ils se retrouvent régulièrement « en famille ».

Ce sont ces « sorties en famille qui regroupent les passionnés » qui ont motivé  Modibo Moussa Maïga, 34 ans et passionné de moto depuis son plus jeune âge, à  adhérer à l’association il y a environ sept mois.

Outre la passion, c’est la discipline et l’organisation qui caractérisent le groupe que M. Maïga apprécie. Pour le moment, il profite du weekend pour s’adonner à ce « loisir » et quelques rares fois en semaine, pour éviter les embouteillages, surtout quand il doit se rendre derrière le fleuve.

Mais « voyager » avec cette « sensation de liberté » est la « grande motivation » des mordus de la vitesse. Pourtant, Afel Oumar Cissé, chargé des médias dans l’association, ne veut pas confondre possession de grosse cylindrée et vitesse. Même si certaines motos peuvent atteindre 300 km à l’heure, il est conscient que cette vitesse ne peut être atteinte que sur « des circuits adaptés, qui n’existent pas encore au Mali ». D’où le combat des adeptes pour en faire un sport comme les autres, avec la possibilité d’organiser des compétitions.

Professionnaliser 

Avec environ 75 membres, l’association s’efforce de mettre en place un code de conduite et des règles, auxquels les adhérents s’astreignent. Notamment, « l’interdiction de voyager seul » ou le fait de rouler sans casque, entre autres. Une manière de sensibiliser au port du casque et au respect du Code de la route, pour plus de sécurité. Parce qu’être motard est une responsabilité qui oblige à « rester sur ses gardes », ajoute M. Maïga.

C’est d’ailleurs l’une des missions que se donnent les motards du Mali à travers l’organisation annuelle de leur festival, dont la troisième édition aura lieu ces 28 et 29 novembre 2020 à Bamako. Cette année, leurs homologues venus de la sous-région, notamment de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso seront leurs invités. Parce que les motards constituent une grande famille, qui veut cultiver le vivre ensemble entre des personnes venues d’horizon professionnels ou sociaux divers et d’âges différents. Tout cela dans une grande convivialité et « un respect mutuel absolu », conclut Afel Cissé.

Fatoumata Maguiraga

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