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Mali – Covid-19 : Quel impact sur le secteur industriel ?

Comme beaucoup d’autres domaines d’activités touchés par la Covid-19, le secteur industriel malien est fortement impacté par la crise sanitaire mondiale. Des ruptures d’approvisionnements en matières premières à la fermeture de certaines unités, l’impact est majoritairement négatif.

Sur le plan général, à en croire une analyse rapide des impacts socio-économiques de la Covid-19 au Mali, il est « désastreux  pour le Mali », avec une croissance très en baisse attendue en 2020.

Selon le « Staff Report » du FMI de mai dernier, la croissance économique pour 2020 va chuter de 5% à 0,9%, ce qui  signifie que la croissance annuelle « tombera bien en dessous du taux de croissance moyen de la population nationale de 3% et  poussera encore plus de Maliens dans la pauvreté. Cette chute de la croissance va augmenter le taux de pauvreté de 2,7%, ce qui correspond à presque 800 000 nouveaux pauvres ».

Ce tableau général très sombre est dû à un secteur industriel fortement secoué par la la Covid-19. En effet, comme l’explique Baba Diaby, Directeur national de l’Industrie, la  pandémie mondiale à coronavirus a eu beaucoup d’impacts négatifs sur l’industrie malienne.

Parmi eux, souligne-t-il, on peut citer entre autres des ruptures des approvisionnements en matières premières, la chute de la production, la mévente de celle-ci, l’apparition de coûts supplémentaires de production, la flambée des coûts de transport et la fermeture d’unités industrielles.

Sur ce dernier point, l’économiste Modibo Makalou expliquait dans une tribune en avril dernier que « lorsque les créanciers et les travailleurs ne sont pas payés, ils dépensent et investissent moins et la faillite d’une entreprise peut mettre d’autres entreprises en danger ». Selon lui, les entreprises qui se sont endettées ces dernières années sont particulièrement vulnérables à la baisse de leur trésorerie.

Si tout le secteur industriel est donc globalement impacté, certaines branches de l’industrie sont plus touchées que d’autres. Il s’agit notamment, toujours selon le Directeur national de l’Industrie, des secteurs de l’agro-alimentaire, des extractions (industries minières) et du textile ».

Germain KENOUVI

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