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Mali – URD : La perpétuelle quête de la première place

Crée en juin 2003 par des militants dissidents de l’Adema, à la suite des élections de 2002, l’Union pour la République et la Démocratie (URD) anime aux premiers rangs la vie politique malienne depuis près de deux décennies. Retour sur quelques temps forts qui ont jalonné la vie du parti, de sa création au décès de Soumaïla Cissé.

« Le parti (Adema, ndlr) avait choisi Soumaïla Cissé comme candidat. Cela avait été fait dans les règles de l’art. Mais, au moment d’aller aux élections, nous avons vu qu’il y avait des camarades de l’Adema qui ont préféré aller soutenir un autre candidat, majoritairement d’ailleurs au niveau du Bureau exécutif national. Nous avons alors décidé de quitter l’alliance et de créer notre propre parti », explique Mme Coulibaly Kadiatou Samaké, ancienne 4ème Vice-présidente de l’URD.

Le nouveau parti se fixait comme objectif l’émergence d’une société de paix, de liberté, d’égalité, de justice, de travail et de solidarité. Plusieurs autres partis politiques ayant les mêmes objectifs et mus par la même philosophie politique le rejoignent.

Lors des toutes premières  élections auxquelles il participe neuf mois après sa création l’URD arrive en deuxième position lors des communales de 2004, avec 1 636 conseillers communaux élus. Le parti confirme son statut aux élections législatives 3 ans plus tard en 2007 avec 34 députés élus à l’Assemblée nationale.

Deux plus tard, aux élections municipales de 2009, l’URD grimpe à 2 173 conseillers municipaux, mais en 2013, lors des législatives, seuls 17 députés sont élus pour le parti de la Poignée de mains, qui conserve toutefois sa place de 2ème force politique du pays derrière le RPM.

Soumaila Cissé est investi candidat de l’URD en juin 2013 pour la présidentielle, après l’avoir été dans un premier temps pour celle avortée de 2012, suite au coup d’État du 22 mars. Il se hisse au second tour mais est battu par Ibrahim Boubacar Keita, dont il reconnaitra la victoire le 12 août 2013, avant même la proclamation officielle des résultats.

En 2014, au troisième congrès ordinaire du parti, Soumaïla Cissé est élu Président et succède à  Younoussi Touré, qui dirigeait l’URD depuis sa création, en 2003. En 2018, il participe de nouveau à l’élection présidentielle et arrive encore en 2ème position.

L’URD traversera des moments difficiles en 2020, suite à l’enlèvement de son président, retenu en otage pendant plus de six mois par des djihadistes. Libéré le 8 octobre, il décèdera moins de 3 mois après, le 25 décembre 2020.

La période de deuil observée, le parti a repris ses activités politiques en février 2021 pour parachever le combat de son regretté leader.

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