› Économie

Bukhary : Associer savoir-faire, originalité et africanité

Âgée d’une vingtaine d’années, Tenin Boukary Doumbia est la promotrice de la marque Bukhary. Une jeune entreprise qui fabrique et commercialise des accessoires essentiellement faits en tissus imprimés.

Fondée en octobre 2019, Bukhary est une entreprise qui évolue dans la fabrication et dans la commercialisation d’accessoires en tous genres pour hommes et femmes. Elle confectionne des habits, bonnets et sacs faits main dont la matière première est principalement constituée de tissus imprimés.

Un nom, des valeurs

L’appellation Bukhary provient d’abord du prénom du père de Mme Doumbia. Cet être qui lui a tout donné. Selon la promotrice, tout  débuté par la vente d’un seul bonnet au sein de son université. Après plusieurs commandes et de bons retours de ses amis, elle décide alors d’en faire son activité principale. Éternelle passionnée et attirée dès le bas âge par l’Afrique et le Made in Africa, pour Tenin Doumbia Bukhary était avant tout une façon d’exprimer sa passion.

Associant une touche d’originalité et d’africanité dans tous les styles, l’entreprise permet de valoriser le savoir-faire et l’expertise des artisans maliens. Selon l’entrepreneuse, Bukhary répond à des soucis de consommation locale et de fait main. Mais ceci ne va pas sans difficultés. Il y a des challenges à relever tous les jours. Car, étant une petite entreprise, Bukhary peine à produire en grandes quantités et cette période de crise sanitaire mondiale freine aussi l’arrivée des touristes. À ceci s’ajoute le manque de fonds et d’aides extérieures. Pire encore, certains Maliens ont souvent tendance à ne pas faire confiance à ce qui est fait main, c’est-à-dire la fabrication locale, affirme-t-elle.

Exportant déjà des articles vers l’étranger, d’ici quelques années l’entreprise espère créer des magasins dans la capitale malienne, devenir une référence dans le domaine de la mode africaine et promouvoir mondialement l’artisanat malien. Un secteur d’activité régénérateur de revenus, mais très mal exploité au Mali et ailleurs.

Aminata I. Traoré

0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

À LA UNE
Retour en haut