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Mali – Transition en ballotage: la communauté internationale exige la libération du Président et du Premier ministre

Après la lecture du décret sur le nouveau gouvernement de la transition, le président de la Transition, le ministre de la Défense et le Premier ministre ont été emmenés au camp militaire de Kati par des hommes armés. C’est à Kati que le président élu Ibrahim Boubacar Keïta avait été lui aussi conduit de force, le 18 août 2020, par des colonels putschistes pour annoncer sa démission.

Neuf mois plus tard, la situation est tendue dans la capitale et dans le pays.  La communauté internationale maintient son soutien au gouvernement de transition actuel. La Minusma a appelé au calme et exigé la libération du Président de la Transition et de son gouvernement. L’Union africaine et la CEDEAO ont dans un communiqué conjoint entièrement repris ci-dessous condamnés la « gravité » de cet acte.

Selon des observateurs de la scène politique malienne, le départ de deux ex-CNSP du gouvernement, à savoir le colonel Sadio Camara qui était le ministre de la Défense et le colonel Modibo Koné qui gérait le portefeuille de la Sécurité, pourrait être à l’origine de ce mécontentement militaire. Pour l’heure, aucune déclaration officielle de l’armée sur les réelles motivations de ce renversement de l’ordre politique qui intervient quelques mois après le dernier coup d’Etat au Mali.

Diplomatie: Une délégation de la CEDEAO serait attendue dans quelques heures au Mali. Le pays à nouveau plongé dans une situation de crispation politique.

Communiqué conjoint de l’UA et de la CEDEAO

  1. Le Président de la Commission de l’Union africaine (UA) et le Président de la Commission de la CEDEAO suivent avec une vive préoccupation l’évolution de la situation politique au Mali, notamment l’arrestation par des militaires, en rébellion, du Président de la Transition, S.E.M Bah N’DAW et de son Premier ministre, Monsieur Moctar OUANE ainsi que de certains de leurs collaborateurs.
  1. Ils condamnent avec énergie cet acte d’une gravité extrême qui ne peut en aucun cas être toléré au regard des dispositions pertinentes de la CEDEAO et de l’Union africaine. Ils demandent aux militaires de retourner en casernes.
  1. Les Présidents demandent une libération immédiate et sans conditions des Autorités gardées dans les casernes et invitent les parties maliennes à privilégier l’esprit de dialogue et de responsabilité pour régler les malentendus autour de la mise en place du Gouvernement. En tout état de cause, ils rappellent que le respect du consensus politique qui a jusqu’ici fondé la transition au Mali est la seule voie à privilégier.
  1. Ils lancent un appel à leurs partenaires internationaux pour une solidarité active envers l’UA et la CEDEAO en soutien au succès de la transition au Mali.

Lire le communiqué ICI

 

 

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