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La Banque mondiale estime à 2,8% ses prévisions pour l’Afrique subsaharienne

En janvier 2021, la Banque mondiale estimait que les perspectives économiques mondiales devraient s’établir à 4%. L’institution de Bretton woods a dit en début d’année que les campagnes de vaccination contre la Covid-19 et la relance de l’économie dans certains secteurs vont être des facteurs déterminants  pour atteindre cet objectif. Dans son rapport du mois de juin 2021, les prévisions sont portées à la hausse, soit 5,6%, certainement grâce à l’avancée des campagnes de sensibilisation et à la lutte contre le coronavirus à travers le monde. Selon la Banque mondiale, malgré la reprise économique, « la production en fin d’année sera inférieure d’environ 2 % aux prévisions pré-COVID. Dans les deux tiers des économies émergentes et en développement, les pertes de revenu par habitant subies en 2020 ne seront pas recouvrées en 2022 ».

Afrique subsaharienne

En Afrique subsaharienne, les perspectives économiques ont connu un net recul pour s’établir à 2,4% en 2020. Cette légère baisse des prévisions s’explique par l’avancée de la crise sanitaire dans les pays de cette partie de l’Afrique qui a largement contribué à la baisse des flux financiers et des personnes à cause de nombreuses frontières qui sont restées fermées. Les économies de l’Angola, du Nigéria et de l’Afrique du Sud ont largement contribué en 2020 aux objectifs atteints.

En 2021, la croissance économique devrait reprendre pour atteindre 2,8 %, et s’accélérer à 3,3 % en 2022 grâce à la hausse de la demande extérieure, en provenance notamment de la Chine et des États-Unis, la hausse des prix des produits de base et l’endiguement de la pandémie. Cependant, les instabilités politiques, le manque d’infrastructures adéquats pour lutter efficacement contre la Covid-19 entre autres difficultés pourraient à côté de l’insécurité retarder l’atteinte des objectifs économiques. Une baisse des prix pétroliers pourrait réduire les recettes de certains exportateurs de pétrole. L’insécurité alimentaire demeure aussi un risque majeur car, les prix des denrées ont augmenté de plus de 20 % au début de cette année en Angola, en Éthiopie et au Nigéria.  La région est également exposée à des risques d’inondations et de sécheresses qui pourraient détruire les récoltes, pousser les prix des aliments à la hausse et peser lourdement sur la consommation des ménages.

Dans la région, la croissance devrait grimper à 2,4 % en 2021-22 dans les pays exportateurs de produits industriels autres que l’Angola, le Nigéria et l’Afrique du Sud. Dans les pays exportateurs de produits agricoles, la croissance devrait s’accélérer pour atteindre 4,5 % par an en moyenne en 2021-22.

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