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Paiement mobile – Kadiatou-Ina Diallo : « Les étudiants ont à leur disposition notre réseau de distribution »

Depuis l’an dernier, dans le cadre de l’amélioration du paiement des allocations financières (bourses et trousseaux), le Centre national des œuvres universitaires (Cenou)  a opté pour le paiement mobile en partenariat avec SAMA Money, une Fintech africaine qui opère dans le secteur du transfert d’argent et du paiement mobile.  Mme Kadiatou-Ina Diallo, Directrice Générale de Sama Money explique dans cet entretien le fonctionnement de ce système de paiement de bourses aux étudiants et évoque des perspectives futures. 

Comment fonctionne Sama Money, précisément son système de paiement des bourses aux étudiants ?

Sama Money est une solution de paiement mobile et de transfert d’argent qui fonctionne de manière traditionnelle avec un réseau de distribution, aujourd’hui qui est large de près de 19000 agents. Les clients se déplacent pour effectuer des retraits et des dépôts mais aussi pour effectuer des paiements de factures et autres. Le système pour les étudiants, est le même. Ils ont à leur disposition notre réseau de distribution qui est habilité à effectuer les paiements mais nous avons également une agence spécialisée que nous appelons « Sama School » qui permet un suivi, un service après-vente. Elle permet d’aider les étudiants au jour le jour. Nous avons les enrôlements  en continu, des anciens et nouveaux bacheliers, les changements de mots de passe, qu’ils peuvent aussi faire à distance mais nous essayons, puisque dans un premier temps c’est assez fragile et sensible, d’effectuer ce genre de modification en présence de la personne elle-même. Il y a aussi certaines opérations comme parfois des changements de numéro de téléphone. Cette agence spécialisée est composée de jeunes, qui sont eux-mêmes parfois des étudiants et qui sont à la disposition des autres étudiants. Nous avons également le service clientèle, disponible pour tous les clients aussi, qui est joignable  24h/24 et aussi sur les réseaux sociaux.

Quelles difficultés rencontrez-vous dans le paiement des bourses aux étudiants ?

Faire des paiements de masse, ce n’est jamais facile lorsque les gens se présentent en même temps. C’est pourquoi vous verrez dans les banques, quand c’est la période des salaires, les agences sont remplies. Nous, aujourd’hui ce que nous souhaiterions, c’est que les étudiants conservent leurs fonds, les UV, le plus longtemps possible et qu’ils n’aient pas à se déplacer. 

C’est ce travail de sensibilisation que nous faisons puisqu’il faudrait qu’ils sachent qu’ils n’ont pas besoin de se déplacer pour envoyer des fonds à des tiers, acheter du carburant pour leurs motos, payer du crédit téléphonique, ou même payer un abonnement Netflix, etc.

Cette sensibilisation est en cours pour leur permettre de ne pas tous se ruer en même temps pour faire des retraits. La raison pour laquelle le système bancaire classique a été abandonné au profit de la monnaie mobile, c’est que c’est un portefeuille économique portable avec soi et à priori on n’a pas besoin d’avoir du cash étant donné qu’on peut utiliser ces UV pour effectuer ces opérations.

Des perspectives en vue ?

Nous voulons offrir aux étudiants des produits sur mesure, des services qui leur permettraient de plus utiliser leurs UV plutôt que de se ruer vers les retraits, d’en faire des prescripteurs aussi pour que les étudiants puissent nous apporter de la clientèle.  Pourquoi ne pas mettre en place un système d’auto-entrepreneurs pour les étudiants qui terminent leurs études et qui n’ont pas forcément un travail juste après? 

Nous envisageons aussi un service de mécanisme de financement des bourses pour leur permettre d’avoir la bourse à une fréquence définie et nous projetons d’ouvrir d’autres points « Sama School » à travers la ville et le pays pour plus de proximité avec  les étudiants. 

Mohamed Kenouvi

 

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