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Fantiss multi-services : L’entreprise touche-à-tout


Comme son nom l’indique, Fantiss multi-services, est une entreprise aux activités diverses. Créée par Fanta Fomba, étudiante en Gestion d’entreprise à l’école des Hautes études technologiques et commerciales (HETEC), elle œuvre dans l’élevage de poulets, la restauration, la prestation de services et le commerce général.  

300 000 francs CFA. C’est la somme qu’il a fallu à Fanta Fomba pour lancer son entreprise. « Avec cet argent, j’ai acheté 15 poulets et construit des étagères en bois. C’est ainsi qu’en prenant soin d’eux, ils ont crû, jusqu’à une centaine », se réjouit-elle. Ce sont des poulets locaux et des poulets de chair qu’elle élève pour les revendre.  Son amour pour la volaille, elle le cultive depuis toute petite. C’est partant de là qu’elle s’est lancée depuis deux ans dans l’aviculture. Mais pas que. « Dans l’élevage de poulets, les pertes sont souvent énormes. 10 à 20 poulets meurent sur un groupe. Face à cela, j’ai décidé d’élargir mon champ d’activités en me lançant dans la prestation de services et la restauration. On me sollicite lors des événements sociaux. Je livre des plats, des gâteaux d’anniversaire, des minis-croquettes, des muffins… », explique Mme Fomba. Parallèlement, cette touche-à-tout fait également du commerce de sacs, de chaussures, de tissus wax et de basins brodés, qu’elle commande à Lomé et à Dakar. L’entreprise, qui a débuté dans l’informel, est inscrite  depuis mars 2021 au registre de commerce de l’Agence pour la Promotion des Investissements au Mali (API-MALI). Avec ce nouveau statut, Fantiss multi-services a décidé de se professionnaliser dans le domaine de l’élevage. « J’ai effectué une formation à Wassa ferme, à Moribabougou, il y a quelques mois. Ce qui m’a permis de trouver un bon vétérinaire. Puis j’ai embauché un employé qui gère ma page Facebook pour la publicité de mess produits », explique la promotrice. Âgée de 20 ans et déjà à la tête d’une entreprise florissante, Fanta Fomba conseille à tous les jeunes d’œuvrer en ce sens, car « être son propre chef garantit la liberté », prône-t-elle.

Aly Asmane Ascofaré

Cet article a été publié dans Journal du Mali l’Hebdo n°325 du 1er au 07 juillet 2021 

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