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Une enquête dévoile l’utilisation cachée du logiciel-espion Pegasus

Crédit : capture d'écran teaser forbidden stories

Une enquête publiée par un consortium de 17 médias révèle que le logiciel de l’entreprise NSO Group a servi à espionner journalistes, avocats et personnalités politiques, dont des Français. La société réfute ces accusations.

Les propriétés du logiciel-espion Pegasus de la société israélienne NSO Group sont redoutables. Pas besoin d’accéder à un lien corrompu, aucune manipulation de l’utilisateur ciblé n’est nécessaire. S’il est introduit dans un smartphone, il permet de récupérer les messages, les photos, les contacts, et même d’écouter les appels de son propriétaire.

NSO, régulièrement accusée de faire le jeu de régimes autoritaires, a toujours assuré que son logiciel servait uniquement à obtenir des renseignements contre des réseaux criminels ou terroristes.

https://twitter.com/FbdnStories/status/1416789869624430595

 Mais l’enquête publiée dimanche par ce consortium de dix-sept médias internationaux, dont les quotidiens français Le Monde, britannique The Guardian et américain The Washington Post, entame sa crédibilité.

Forbidden Stories a découvert que, contrairement aux engagements pris par NSO, rappelés par l’entreprise dans un rapport publié en Juin 2021, ce logiciel fait l’objet de nombreux abus depuis cinq ans. La liste de numéros analysée par le consortium montre qu’au moins 180 journalistes ont été sélectionnés comme cibles avec ce logiciel dans le monde, particulièrement en Inde, au Mexique, au Maroc et en France. Parmi les numéros sélectionnés on trouve également ceux de militants des droits de l’homme, d’universitaires, de syndicalistes, de diplomates, d’hommes et de femmes politiques et de plusieurs chefs d’État.

Sources: Forbidden Stories, Euronews, l’Obs

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