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Réconciliation nationale : une stratégie nationale pour le retour de la paix

Avec le projet de Stratégie nationale de réconciliation et de cohésion sociale dont le Plan d’action a été validé par le ministère de la Réconciliation, de la paix et de la cohésion nationale, le Mali entend se doter d’un calendrier et d’axes de travail pour aboutir à une paix durable.

La longue recherche de la paix au Mali poursuit son chemin. Un nouveau projet a été élaboré par le ministère de la Réconciliation, de la paix et de la cohésion nationale, en partenariat avec le PNUD, la GIZ, la Minusma et l’Académie Folke Bernadotte. Sur cinq ans, l’initiative vise à contribuer au retour d’une paix durable, en croire M. Lassana Diakité, Conseiller technique au ministère et chargé du projet. « Lors de la validation, nous avons réuni les départements ministériels, les organisations de la société civile, les regroupements religieux et nos partenaires techniques et financiers pour recueillir leurs avis, observations et recommandations pour mener à bien ce projet, un véritable moyen de parvenir à la réconciliation nationale », explique-t-il. Le Plan d’action du projet compte cinq axes.

Premièrement, faciliter la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et assurer son suivi. Pour cela, le ministère prévoit entre autres, d’organiser des sessions de formation et de sensibilisation, de produire l’accord en version physique et audiovisuelle et de le diffuser à travers des supports audiovisuels en français et dans les langues nationales. Pour ce qui concerne l’axe promotion du dialogue et du vivre-ensemble, Lassana Diakité explique qu’il s’agit d’appuyer les activités artistiques et culturelles de promotion de la paix et de réaliser et vulgariser des guides sur le vivre-ensemble pour les chefs coutumiers et leaders religieux.

Organiser des dialogues inter et intracommunautaires et réaliser des diagnostics participatifs des conflits (analyse, causes, acteurs) sont deux objectifs-phares du troisième axe, qui vise à prévenir et gérer les conflits. Pour ce faire, le ministère va dynamiser des mécanismes de prévention et de gestion. Dans le cadre du renforcement des capacités des acteurs et institutions en matière de cohésion sociale et de réconciliation nationale, l’Observatoire national de la cohésion sociale verra le jour.

Pour le dernier axe, qui veut renforcer les partenariats autour de la cohésion sociale et de la réconciliation, des rencontres d’information et de plaidoyer avec des bailleurs seront organisées. Le coût du plan est estimé à environ 65 milliards de francs CFA et tout le pays sera concerné.

Aly Asmane Ascofaré

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