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Orpaillage artisanal : Améliorer la réglementation

L’exploitation artisanale de l’or au Sahel est une pratique de plus en plus préoccupante. Selon le commissaire de la CEDEAO en charge de l’Énergie et des mines, M. Sediko Douka, 10% de la population au Mali, au Niger et au Burkina dépend de cette activité sur environ 1 000 sites informels. Soit quasiment la même proportion que l’extraction industrielle. Ce qui cause des problèmes importants et favorise entre autres le financement du terrorisme et le travail des enfants.

L’activité, qualifiée de « mal nécessaire », étant une source de revenus pour les communautés locales, représente pour celles de la zone des trois frontières, en plus de la violence, un réel défi. L’orpaillage clandestin étant un terreau favorable à un commerce illicite, à l’usage non réglementé d’explosifs et à l’utilisation de produits néfastes à l’environnement.

Outre le manque à gagner que constitue l’extraction artisanale de l’or pour les États, elle a également sur le plan social des impacts négatifs, notamment sur la santé avec les maladies liées à la pollution et des IST/MST, avec de la prostitution sur les sites.

D’où la nécessité, selon, de réglementer le secteur. Par « une réglementation régionale sur l’exploitation des mines artisanales » en cours de finalisation. L’objectif étant de concilier intérêts économiques et sociaux, en palliant notamment le manque d’infrastructures de transformation, pour améliorer la rentabilité du secteur.

Fatoumata Maguiraga

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