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Cotonculteurs : mésentente au sommet

Élu à l’issue d’une Assemblée générale le 10 juillet 2021, le nouveau Président de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton (C-SCPC), Bakary Koné, est déjà contesté. Certains réclament une administration provisoire en attendant des élections plus consensuelles, alors que pour les autres le bureau actuel est légal et doit mener à bien les missions de la structure.

Après une campagne cotonnière catastrophique et alors que les objectifs affichés restent ambitieux, le secteur du coton n’a pas fini de panser ses plaies. Avec l’inculpation de M. Bakary Togola, en septembre 2019 dans l’affaire des ristournes, et le lancement du processus de renouvellement, son mandat prenant fin, « le bureau n’a pu être installé » car « l’installation de la Confédération a coïncidé avec les difficultés du secteur », explique M. Dialla Moussa Dembélé, Président de la Fédération régionale de Kita. C’est ainsi qu’un président par intérim dont le mandat devait être de 6 mois est resté 20 mois à la tête de la structure.

Lors des Assises du coton, lancées en janvier 2021, et malgré des positions divergentes, «  il a été décidé de ne pas parler de transition, qui n’est pas prévue par les textes », ajoute M. Dembélé. Les 42 Unions des secteurs des sociétés coopératives et les 4 Fédérations régionales, pour poursuivre le processus, ont écrit au président par intérim du bureau de la C-SCPC et aux autorités pour l’organisation de l’Assemblée générale. Sans  réponse après 30 jours, elles ont alors commis un huissier et l’Assemblée générale du 10 juillet 2021 a élu M. Bakary Koné par 13 voix pour contre 7 à M. Bakary Togola.

Contestation

Le 31 août 2021, un collectif de cotonculteurs s’est réuni à Koutiala et a réclamé la mise en place d’une administration provisoire, estimant que « nul ne saurait se prévaloir du titre de Président de l’Union », car il n’y a eu « aucune élection crédible à la base ». « Nous ne pouvons pas empêcher ceux qui ont perdu d’être mécontents, mais nous avons des textes qu’il faut respecter », rétorque pour sa part le Président de la Fédération de Kita.

En attendant de voir se rapprocher les deux camps, la campagne est plutôt bien partie, selon M. Dembélé. Alors que les objectifs étaient de 800 000 hectares, ce sont 810 000 hectares qui ont été semées. La zone de Kita a réalisé 92 500 hectares contre 90 000 prévus, soit un taux de 102%.

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