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Olivier Dubois : 6 mois de captivité

8 avril 2021- 8 octobre 2021. Cela fait 6 mois jour pour jour qu’Olivier Dubois, journaliste français, ancien collaborateur de Journal du Mali, a été enlevé à Gao par un  groupe djihadiste.

Pour marquer cette date, le comité de soutien à Olivier Dubois a organisé à la Maison de la presse une masterclass autour de six journalistes pour évoquer « un métier d’engagement ».

Le doyen Diomansi Bomboté, Maciré Diop, journaliste-reporter presse écrite, Mahamadou Touré de Studio Tamani, la correspondante de France 24 au Mali, Anne-Fleur Lespiaud, le photographe Nicolas Réméné, et Abdoulaye Guindo de la plateforme Benbere, ont successivement partagé leurs expériences pratiques du métier avec le public essentiellement composé de jeunes étudiants en journalisme.

Parralèlement, en France, à l’initiative de Reporters sans frontières, 12 grandes villes, en plus du 10è arrondissement de Paris, porteront à 13 le nombre de mairies qui déploient une banderole de soutien à la libération d’Olivier Dubois sur leur façade à partir de ce 8 octobre. Il s’agit de Paris, Bayeux, Fort-de-France d’où est originaire la famille du journaliste, Marseille, Nantes puis Lyon, Nice, Bordeaux, Pau, Montpellier, Rennes, La Rochelle et Reims.

Dans l’espoir d’une libération prochaine

Déborah Al Hawi Al Masri, la compagne d’Olivier, avec qui il a deux enfants de 13 et 5 ans, reste confiante et ne doute « pas un seul jour » de le revoir.

«C’est très dur. Nous à la maison, nous sommes passés de la vie avec un super papa à la vie sans papa. On n’était pas préparé mais on reste unis, soudés et forts, parce qu’on l’aime et il compte sur nous pour qu’on puisse tenir et c’est cela notre motivation, tenir pour lui jusqu’à son retour pour reprendre tous ensemble une vie normale », confie-t-elle.

Les Etats malien et français engagés dans sa libération travaillent dans la discrétion. Une  discrétion que Déborah comprend et respecte mais qui lui est « douloureuse » parce que « c’est difficile de se lever chaque jour sans avoir une seule nouvelle de lui. C’est cela qui est le plus dur pour lui et pour nous, de ne pas avoir de contacts ». Pour autant, elle n’abandonne pas l’espoir d’une libération prochaine.

Pour rappel, dans une vidéo de 21 secondes diffusée sur les réseaux sociaux dans la nuit du 4 au 5 mai Olivier Dubois, qui s’était rendu à Gao début avril, confirmait son enlèvement par le GSIM (Groupe de Soutien à l’Islam et aux musulmans) et demandait à sa famille, ses amis, et aux autorités françaises de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour le faire libérer.

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