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Mali: le gouvernement réagit aux sanctions de la CEDEAO

Les autorités de transition « regrettent » les décisions récemment prises par la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).  La tenue ou pas d’élections générales le 27 février 2022 au Mali  n’est toujours pas actée. Le gouvernement de transition estime que les conditions ne sont pas encore réunies, l’aspect sécuritaire est évoqué en trame de fond. C’est aussi une des causes qui avait conduit au coup d’état. Les élections législatives de 2020 ont finalement eu lieu après plusieurs reports pour renouveler les 147 membres de l’Assemblée nationale. Ces élections se sont déroulées avec des disparités. Des populations de certaines localités n’avaient pas pu exercer leur droit de vote à cause de l’insécurité qui les empêchait de se rendre dans des bureaux de vote. Par ailleurs il ya eu des localités qui n’avaient pas de bureau de vote toujours à cause de l’insécurité qui rendait l’accès difficile. Suite à cela revendications et des manifestations pointaient du doigt des législatives qui ont manqué d’équité, créant un malaise, suivi par plusieurs manifestations sociales qui ont conduit à la chute de l’ancien président IBK.  Pour conjuguer au présent, cette excuse semble ne pas être suffisante pour la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

Dans cette foulées, des dirigeants ouest-africains ont prononcé, dimanche dernier à Accra, au Ghana, l’interdiction de voyager et le gel des avoirs financiers des autorités de transition du Mali à l’occasion de la 3e session extraordinaire portant sur le Mali ainsi que la Guinée. Ces sanctions s’appliquent également à leurs familles.

Dans un communiqué publié lundi 8 novembre, Bamako « prend acte » mais considère que les nouvelles mesures de la Cédéao « ne tiennent pas suffisamment compte des aspirations profondes du peuple malien et des efforts déployés au quotidien pour relever les défis multiformes auxquels le pays est confronté et pour une stabilité durable ».

Toutefois, les autorités de transition ont réitéré leur volonté de « poursuivre le dialogue avec la Cédéao en vue de permettre la tenue d’élections libres et crédibles dans les meilleurs délais et conditions d’organisation ».

Idelette BISSUU avec APA

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