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Mali – Transition : la proposition de prolongation de cinq ans passe mal

Il n’aura pas fallu longtemps à la CEDEAO pour réagir. 24 h après la présentation d’un chronogramme pour un retour à l’ordre constitutionnel par une délégation conduite par le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop, la CEDEAO a décidé d’envoyer son émissaire à Bamako le 5 janvier. En outre, un sommet regroupant les chefs d’Etat se tiendra le 9 janvier pour statuer sur le cas du Mali, de nouvelles sanctions contre le pays ne sont pas à exclure à l’issue de ce sommet. Toutefois, le chef de la diplomatie malienne a précisé que les cinq ans qu’ils ont sont une base de discussion. Les autorités souhaitent maîtriser la situation sécuritaire sur le terrain avant tout scrutin qui selon le chornogramme débutera par la révision constitutionnelle en décembre 2023. Sur le plan politique, les réactions ne se sont pas faites attendre non plus. Tieman Hubert Coulibaly, président de l’UDD qui se trouve en dehors du pays depuis plusieurs semaines s’insurge contre la « confiscation que la junte et ses complices envisagent ». Le cadre d’échange des partis et regroupements politiques pour une transition réussie a dans un communiqué en date du 2 janvier « rejette le chronogramme unilatéral et déraisonnable ». La coalition qui regroupe une dizaine de partis politiques dit se « réserver le droit d’user de tous les moyens légaux afin que les principes démocratiques obtenus de longue lutte et au prix de nombreux sacrifices ne soient liquidés par une quelconque tentative de confiscation du pouvoir par la force et la ruse »

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