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Martin Luther King : à l’honneur dans une exposition

Une exposition est organisée jusqu’au 15 février, en l’honneur de Martin Luther King, grande figure de la lutte pour l’égalité raciale et la justice sociale pour les Noirs aux États-Unis. En attendant, l’avenue qui porte son nom à Bamako s’est déjà parée des images et pensées du pasteur.

Martin Luther King, figure historique du mouvement des droits civiques aux États-Unis, est célébré au Mali grâce au projet King Street in Bamako. Porté par l’Association Bamako Art Gallery, soutenu par l’Ambassade des États-Unis d’Amérique au Mali et mis en œuvre en partenariat avec la Mairie du District de Bamako, la Mairie de la Commune V et le Conservatoire des Arts et Métiers multimédias Balla Fasséké Kouyaté (CAMM), King Street in Bamako est un projet de revalorisation par les arts de la si peu connue avenue Martin Luther King de Bamako. De l’échangeur de Tokorobougou jusqu’à l’entrée de Kalaban-Coro, des portraits et  valeurs défendues par le pasteur King, assassiné en 1968, seront visibles sur des blocs de béton ou les murs de certaines concessions. Pour permettre de matérialiser le projet, les jeunes de Tokorobougou, ainsi que les notabilités, ont accepté d’offrir des espaces aux artistes pour les peintures murales. « Nous voulions donner vie à cette avenue », explique le peintre Amadou Sanogo qui pendant deux ans, avec d’autres artistes, a encadré 25 étudiants du CAMM. « La plupart de ces jeunes, qui sont des étudiants de première année, ne connaissaient pas vraiment Martin Luther King. Nous avons donc préalablement eu des échanges avec eux sur la figure qu’il était et continue d’être aujourd’hui », explique-t-il. Les jeunes, séduits par les idéaux du militant pacifiste, ont matérialisé le concept.

Expo de restitution

Dénommée « I Have a Dream », en référence au fameux discours de King, une exposition, en guise de restitution des travaux des étudiants, a lieu du 15 janvier au 15 février 2022 à Bamako Art Gallery. Ces ateliers ont convoqué les domaines des arts plastiques, du design, de la photographie et de la sculpture, selon un communiqué présentant le projet. Outre les étudiants du Conservatoire, Amadou Sanogo confie que certains autres, formés à l’Institut national des Arts (INA), ont également participé au projet. Afin que le message passe mieux, les porteurs de King Street in Bamako ont voulu adapter le combat et les idéaux de King à la réalité malienne. « Les époques sont différentes, les contextes et les environnements aussi. Si nous voulons que les messages prennent, nous nous devons de les calquer sur ce que nous vivons ici », affirme Amadou Sanogo.

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