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50 Maliennes inspirantes – Fatoumata Bagayoko : la danse comme arme

Elles résistent, brisent le plafond de verre, dirigent des entreprises, s’engagent pour faire bouger les lignes, font briller le Mali sur le plan sportif ou artistique. Par leur courage ou leur créativité, ce sont des femmes qui inspirent. Une édition spéciale en ce mois de la femme, rend hommage à 50 figures féminines qui portent les couleurs du Mali au delà de ses frontières. Parmi elles, Fatoumata Bagayoko.

Sensibiliser sur les problèmes de notre société tels que l’excision et les violences faites aux femmes en général, c’est le combat que Fatoumata Bagayoko, danseuse et chorégraphe, a choisi de mener. Avec un art « multi langages » qui répond à ses objectifs et lui sert de canal pour approcher les personnes vulnérables. « À travers le langage du corps, tout le monde comprend le message », assure celle qui s’exprime par la danse et arrive à obtenir ainsi la confiance des victimes des pratiques néfastes contre lesquelles elle se bat. En plus d’en avoir fait son métier, Fatoumata Bagayoko l’enseigne dans des orphelinats et des camps de réfugiés. Formée au Conservatoire des arts multimédia Balla Fasseké Kouyaté, elle est titulaire d’un Master A (spécificité du Balla Fasséké, avant entrée en vigueur du système LMD) et a suivi d’autres formations pour améliorer ses performances. D’abord en danse contemporaine, au centre de Kettly Noël, puis en danse traditionnelle chez Kardjigué Laico Traoré et Karim Togola, en plus de ses multiples voyages professionnels à travers le monde. Passionnée et engagée dans son art auprès de la société, Fatoumata Bagayoko est lauclasses. Dans sa famille d’accueil à Kayes, elle doit vendre de l’eau fraîche tous les soirs à la gare. Depuis 13 ans, elle travaille réate de trois distinctions aux échelles nationale et internationale. En 2014, elle remporte le prix Orange Mali des jeunes chorégraphes. Avec son œuvre solo « Fatou t’a tout fait », créée en 2015 au Festival Dense Bamako Danse, dans laquelle elle parle de l’excision, la danseuse est couronnée en 2016 Premier prix au Concours chorégraphique Solo de Bobo Dioulasso « Africa Simply the best » et elle décroche en 2017 le « ZKB Acknowledgement Prize » en Suisse. Fondatrice et Directrice de la compagnie Yiriladon, Fatoumata Bagayoko est également initiatrice du programme Kené Koura pour la formation et la sensibilisation des jeunes filles. « Je suis activiste. Je défends les droits des enfants, surtout des filles, à travers l’art que je maîtrise, la danse. Je cherchais une discipline qui pourrait répondre à mes objectifs vis-à-vis de ces problèmes et je l’ai trouvée », confie la danseuse de 33 ans, mariée et mère de deux enfants.

Journal du Mali 

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