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Paludisme : une journée scientifique pour faire le point de la recherche  

Campagne de vaccination contre le paludisme à la maternité de l'Ewin Polyclinic à Cape Coast, au Ghana, le 30 avril 2019. CRISTINA ALDEHUELA / AFP

Le Programme national de lutte contre le paludisme a tenu, vendredi 29 avril, les travaux de la journée scientifique sur la lutte contre le paludisme à l’Institut national de santé publique (INSP).

Pour diagnostiquer, prévenir et guérir toute maladie, il faut des recherches au préalable. Voilà tout le sens de la tenue de cette journée scientifique. Organisée chaque année à l’occasion de la célébration de la journée mondiale et la semaine nationale de lutte contre le paludisme, la journée scientifique a pour but de faire le point de la recherche dans la prévention et l’élimination du paludisme au Mali. « Cette activité est un carrefour réunissant les sommités de la communauté scientifique du domaine du paludisme de notre pays.  Une belle opportunité permettant une large diffusion des exploits de la recherche dont on ne dira jamais assez le rôle et la place prépondérants dans notre croisade commune en faveur de l’accélération du contrôle, voire l’élimination du paludisme  », explique Lieutenant-colonel Aïssata Koné, directrice du Programme national de lutte contre le paludisme.

Durant cette journée, les résultats de recherches menées sur le paludisme ont été partagés, tels que sur « les moustiques génétiquement modifiées », « l’intérêt des TDRs comme source d’ADN pour l’étude de la diversité génétique du plasmodium falciparum », « l’efficacité des insecticides des moustiquaires imprégnées à longue durée au Mali », etc. A l’aune de ces travaux scientifiques, des recommandations ont été formulées à l’issue de la rencontre. « Les changements intervenus dans les stratégies de lutte contre le paludisme ont eu pour socle l’utilisation des résultats de recherche. Fort de cette évidence, le Programme national de lutte contre le paludisme fonde un grand espoir sur la recherche pour innover la lutte contre la recherche au Mali afin de maximiser l’impact sur la morbidité et la mortalité. Ainsi les résultats de nos différentes recherches en cours  et à venir seront déterminants pour la prise de décision », explique Lieutenant-colonel Aïssata Koné.

La directrice du Programme national de lutte contre le paludisme a profité de l’occasion pour annoncer le début de l’implémentation des moustiquaire de longue durée courant l’année 2022 et celle des vaccins contre le paludisme en décembre 2023.

Boubacar Diallo

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