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Santé en milieu carcéral : le CICR sensibilise les acteurs sur la prise en charge des personnes détenues

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a organisé, jeudi 9 juin, un atelier de vulgarisation de l’Arrêté interministériel fixant les modalités de prise en charge sanitaire de la population pénitentiaire au Mali. Cette table ronde d’une journée a réuni les maires, les acteurs de la justice, les administrateurs pénitentiaires des régions de Nara, Dioïla, Koulikoro et du district de Bamako.     

Cet atelier de vulgarisation est le quatrième du genre du CICR. Il s’inscrit en droite ligne des recommandations du Comité institué pour le suivi de l’application effective de l’arrêté interministériel fixant les modalités de prise en charge de la population pénitentiaire dans le cadre du service public hospitalier. En avril 2021, ce Comité a recommandé lors de sa première réunion la vulgarisation dudit arrêté auprès des principaux acteurs de la santé carcérale au Mali.

Et en vertu de son mandat et de l’accord signé avec le Gouvernement de la République du Mali en avril 2013, le CICR s’est engagé à accompagner cette recommandation  qui s’inscrit dans le sens de l’amélioration des conditions de détention des personnes privées de liberté. D’où la tenue de ce quatrième atelier de vulgarisation à Bamako après  ceux de Bougouni (le 28 octobre 2021), Bamako (le 11 novembre 2021), Ségou (31 mars 2022).

Le Directeur national de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée, Ibrahima Tounkara, s’est réjoui de la tenue de cet atelier de vulgarisation et a rappelé son importance dans l’amélioration de la santé carcérale au Mali. « Le défi majeur de notre administration pénitentiaire demeure la prise en charge sanitaire. C’est un droit qui appartient aux détenus. Seulement 20% environ de nos centres de détention disposent d’une infirmerie. Nous avons à ce jour 8 000 détenus environ au Mali pour 22 agents de santé dont deux médecins. Il faut porter cet arrêté très bénéfique à la connaissance des médecins et des acteurs de la justice. Et c’est dans ce cadre-là que l’administration pénitentiaire avec le CICR ont bien voulu organiser ces séries de table ronde et celle-là est la quatrième édition », a-t-il expliqué.

Le Directeur général adjoint de la santé et de l’hygiène publique a abondé dans le même sens. Pour Dr. Kalifa Kéïta, « cette quatrième rencontre va permettre aux agents de santé de la région de Koulikoro, sur le plan du découpage sanitaire, de comprendre l’arrêté interministériel fixant les modalités de prise en charge de la population pénitentiaire dans le cadre du service public hospitalier et de s’y exécuter conformément.» « Les infirmeries de prisons doivent être considérées désormais comme des CSCom qui vont dépendre des CSRéf de leurs ressorts », a renchéri Dr. Popol Lobo Biduaya, le médecin détention du CICR au Mali.

Deux autres ateliers de vulgarisation de l’arrêté interministériel fixant les modalités de prise en charge de la population pénitentiaire dans le cadre du service public hospitalier sont également programmés pour se tenir prochainement dans la région de Mopti.

En 2021, le CICR a visité individuellement 849 détenus dans 22 lieux de détention, assisté 44 520 en matériels d’hygiène et facilité 1390 messages Croix-Rouge et appels téléphoniques pour les personnes privées de liberté.

Boubacar Diallo

 

 

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