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Etats – Unis : Kelly condamné à 30 ans de prison

R. Kelly lors d'une audition devant un tribunal de Chicago en 2019 PHOTO : GETTY IMAGES / POOL

Le chanteur afro-américain R. Kelly a été reconnu coupable d’avoir mis en place un « système » d’exploitation sexuelle sur des femmes et des enfants sur une période allant de 1994 à 2018, lors de son procès tenu le mercredi 29 juin 2022 et ouvert en  septembre 2021 à New York.

Interprète du tube « I believe I can fly” ayant fait plus de 75 millions de vues à travers le monde, il est né le 8 janvier 1967 à Chicago, chanteur de R&B et de soul, producteur et auteur-compositeur. 

En raison du « danger » que représentait l’artiste de 55 ans, une peine de 30 ans a été prononcée par le tribunal fédéral de Brooklyn à l’encontre du chanteur, de son vrai nom « Robert Sylvester KELLY », après avoir été reconnu coupable par le jury pour de nombreux chefs d’accusation dont : l’exploitation sexuelle de jeunes femmes, dont des mineures, extorsion, enlèvement, trafic, corruption et travail forcé.

Le parquet américain a considéré qu’il est « un imprudent, un manipulateur, dans le contrôle et la coercition, ne montrant aucun signe de remords ou de respect de loi ».

Lors de son procès en 2021, 9 femmes et 2 hommes ont accusé l’artiste d’avoir abusé d’eux sexuellement, décrivant des viols, des prises de drogues forcées, des situations d’emprisonnement ou encore des faits de pédopornographie. 

« R. Kelly, le prédateur »

Dépeint comme « prédateur » par l’accusation, son procès a été qualifié comme une étape majeure du mouvement #MeToo (mouvement social encourageant la prise de parole des femmes), car pour la première fois la majorité des plaignantes étaient des femmes noires qui accusaient un artiste noir.

Sa méthode consistait à « attirer de très jeunes femmes et les agresser sexuellement, avec la complicité de son entourage, comme dans une sorte d’entreprise mafieuse » déclare l’accusation.

 

Tout au long de son procès, il était resté mutique, et n’avait pas manifesté d’émotion particulière à l’énoncé de sa culpabilité. Il dit aussi avoir été victime d’un viol commis par une femme à l’âge de 8 ans, puis d’autres abus sexuels avant l’adolescence.

Selon la juge Ann Donnely, il est nécessaire de « protéger la société de comportements de prédateurs comme ceux de R. Kelly » d’où la décision d’une peine plus lourde que celle requise par les procureurs.

Le chanteur n’a donc pas pu convaincre un jury composé de sept hommes et cinq femmes qu’il était innocent.

Aissata Thiam

 

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