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Accord pour la paix : ouverture d’une réunion de niveau décisionnel

Ce lundi 1 août 2022, s’est ouvert la réunion de niveau décisionnel des parties signataires à l’Accord pour la paix et la réconciliation. Cette rencontre qui prendra fin le 5 aout prochain a pour objectif global de diligenter la mise en œuvre des actions prioritaires de défense et sécurité de l’Accord pour la Paix, conformément à la feuille de route actualisée du 18 Décembre 2020.

La tenue d’une réunion de haut niveau entre le gouvernement et les groupes armés signataires doit lancer le redémarrage de la réintégration socio-économique de catégories particulières d’ex-combattants et de femmes associées aux groupes armés, désignés dans les cinq régions du nord. Cette réunion devrait aussi aboutir à un consensus sur les réformes politiques et institutionnelles en suspens. « Pour ce faire, nous procèderons aux discussions relatives à la répartition des quotas à l’intégration des ex-combattants dans les corps constitués de l’Etat y compris au sein des forces armées et de sécurité, au mécanisme de gestion du cas des hauts cadres civil et militaires des mouvements et enfin, de convenir des réformes politiques et institutionnelles non liées à la révision constitutionnelle » a annoncé le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la Réconciliation nationale, le Colonel-major Ismaël Wagué.

Sept ans après la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation dont la mise en œuvre patine, les groupes armés signataires, eux, appellent à plus d’engagement. Le représentant de la coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) a souhaité que cette réunion permette d’avancer réellement sur les véritables enjeux.

Les différents partenaires du processus dont la MINUSMA ou encore le chef de file de la médiation internationale souhaitent un plus grand engagement des signataires pour maintenir les acquis et booster la mise en œuvre de l’accord.

La médiation internationale au Mali insiste, sur l’impératif d’accélérer la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger, essentielle pour la stabilisation durable du Mali et la refondation de l’État malien.

 

 

 

 

 

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