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Dr. Laya Amadou Guindo : « Nous ne sommes pas dans un acharnement contre le Premier ministre »

Le Cadre d’échanges des partis et regroupements politiques pour une transition réussie est de nouveau monté au créneau en fin de semaine dernière pour se prononcer sur la situation sociopolitique du pays. Dr. Laya Amadou Guindo, Président de l’ADRP, membre du Cadre, apporte des précisions.

Vous proposez la constitution d’un gouvernement d’union nationale. Pour vous, le gouvernement actuel a-t-il montré ses limites ?

Cette demande n’est pas nouvelle. La Charte révisée du 25 février 2022 prévoit l’élargissement du gouvernement et du CNT. Au-delà, le gouvernement actuel n’a pas pu empêcher l’embargo sur le Mali. Il n’a pas pu rassembler les Maliens autour d’un idéal commun, encore moins empêcher la hausse vertigineuse des prix des denrées de première nécessité. Sur le plan sécuritaire, la situation laisse à désirer. À notre entendement, un gouvernement est là pour régler des problèmes, répondre aux aspirations du peuple. S’il n’arrive pas à faire cela, nous pensons qu’il a montré ces limites et qu’il faut en changer.

Vous demandez également la nomination d’un Premier ministre neutre. D’aucuns pensent que vous êtes dans un acharnement contre le Chef du gouvernement actuel…

Nous ne sommes pas du tout  dans un acharnement contre le Premier ministre actuel. En 2012-2013, il y a eu Premier ministre neutre et non partisan, Diango Cissoko. À équidistance, les hommes politiques avaient participé à la compétition et le meilleur avait gagné. Aujourd’hui, ayant un Premier ministre partisan, qui de surcroît fait des déclarations tendancieuses, nous sommes en droit de nous poser des questions et de douter de son impartialité.

L’éventuel prochain Premier ministre doit-il provenir du Cadre ?

Je dois préciser que le Cadre n’est pas formé que de partis politiques. Il y a aussi des regroupements de la société civile. Cette personne peut venir de tous les bords mais ne doit pas être un homme politique qui a des ambitions politiques. Nous pensons que nous, hommes politiques, devons nous battre, convaincre les populations, afin de prendre le pouvoir par les urnes.

Le Cadre se transformera-t-il en plateforme électorale lors des prochaines échéances ?

Notre objectif, c’est comment mobiliser et nous mettre ensemble pour une transition la plus courte possible. Une transition qui fonctionne avec toutes les forces significatives de la République afin qu’à son issue il n’y ait plus d’autres tensions dans le pays. Une fois cette mission accomplie, nous sommes tous des acteurs politiques, l’avenir nous dira sur quel pied danser.

Peut-on s’attendre à un rapprochement entre le Cadre et le M5-RFP Malikura, qui tend aujourd’hui la main à toutes les forces vives du pays ?

Nous restons ouverts et nous prenons la main tendue de toutes les bonnes volontés, tant que l’objectif commun est le Mali, la cohésion, l’impartialité et le respect du nouveau délai de la transition.

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