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Chicha : les raisons de l’interdiction

Dix jours après l’interdiction de la chicha par les autorités à travers un arrêté interministériel en date du 15 août dernier, les interrogations persistent. Notamment à cause du fait que l’Etat n’avait pas donné les raisons de cette interdiction. Quelles sont-elles ? et comment ceux qui commercialisent la chicha s’adaptent ?

Depuis 10 jours et l’annonce de la décision d’interdiction de la chicha, c’est la question qui revient « Pourquoi » ?. L’arrêté interministériel daté du 15 août dernier explicite tout ce qui est interdit, ainsi que les sanctions qu’encourt les contrevenants, mais aucun passage ne mentionne les raisons de cette interdiction. Après plusieurs tentatives infructueuses auprès des ministères signataires, c’est finalement l’office central de lutte contre les stupéfiants (OCS) après un accord du ministère de la Sécurité qui a avancé les raisons. Selon Bassirou Bamba, directeur adjoint de l’OCS qui explique que l’Etat a décidé d’agir après avoir constaté la prolifération des bars et clubs de chicha et les conséquences que cela entraîne, notamment sur la santé des jeunes et leur avenir. Il l’assure, le gouvernement ne faiblira pas dans l’application de la décision d’interdiction.  » A partir du 15 février 2023, nous allons sévir et punir avec rigueur et sans faiblesse tous les contrevenants » prévient-il. Le 15 février 2023 correspondra aux six mois donnés aux revendeurs et ceux qui proposent la chicha dans leur commerce pour arrêter cette activité. Une injonction dont la pilule a encore du mal à passer. Selon certains des revendeurs, la chicha leur apporte une source de revenu non négligeable et évite a beaucoup de jeunes de se lancer dans des activités illégales. Le collectif des distributeurs de chicha Mali créé le 15 août 2022 dès la publication de l’arrêté souhaite que les autorités revoient la décision. « Nous ne voulons pas d’un bras de fer avec l’Etat, ni d’une confrontation, nous souhaitons échanger avec eux afin que nous puissions régulariser le secteur et éviter comme ils le disent aux enfants l’utilisation de la chicha » assure Idrissa Sanogo, membre du collectif. Selon lui, sur la base d’une recensement opéré par le collectif ils ont plus de 10 000 personnes à vivre et graviter autour de cette activité. Pour ce qui est des infractions, elles diffèrent. Pour toute personne se rendant coupable de la production ou de l’importation de la chicha, elle sera punie d’une peine d’emprisonnement de 1 à 10 jours et d’une amende de 300 à 18 000f CFA.  Pour ce qui est de son usage, les coupables seront punis d’une peine de 1 à 10 jours et d’une amende de 300 à 10 000f.

 

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