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Halatou Dème : les céréales sous toutes ses formes

Les céréales de Tatam se portent bien, malgré deux dernières années difficiles. Deux années de crise que les transformateurs, à l’image d’Halatou Dème, espèrent oublier très vite. En tout cas, la production est en train de reprendre, avec les nouvelles récoles. Et, avec sa farine infantile qui sera bientôt sur le marché, la directrice des « Céréales de Tatam », qu’elle dirige depuis 2010, veut consolider ses acquis et approfondir les innovations pour la pérennisation de son unité.

Après les crises successives et la faible production de l’année dernière, les entreprises de transformation amorcent la reprise. « On est en train de reprendre avec les nouvelles productions. Actuellement les prix sont en train de baisser, mais pas autant qu’on le souhaiterait », note Halatou Dème, qui espère que les prix vont revenir au niveau d’avant, c’est-à-dire à moins de 500 francs CFA le kilogramme de fonio.

Parce que les coûts exorbitants de cette céréale, très prisée, avaient obligé l’unité à suspendre sa production. Mais la bonne saison pluviométrique de cette année constitue un nouvel espoir pour le secteur et les Céréales de Tatam, qui entame la production de sa farine infantile fortifiée, qui sera sur le marché à partir de janvier, grâce à un partenariat avec le PAM. La trentenaire, diplômée d’une maîtrise en Finances, attend de bonnes perspectives, en raison d’une meilleure saison des pluies et de ce nouveau produit. 

Produit qui sera vendu sur tout le territoire, parce que la crise a montré la nécessité de se recentrer, compte tenu des difficultés à exporter. Pour une meilleure structuration de la filière, une Interprofession a été mise en place fin août. Sdésormais Vice-présidente, Présidente de la Fédération des transformatrices de fonio de Bamako, souhaite que tous ceux qui travaillent dans le fonio échangent autour des difficultés afin de mener des plaidoyers auprès du gouvernement et des bailleurs pour appuyer la filière.

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