BNDA: 14 milliards de résultat d’exploitation

Des résultats et des projections La 106ème session ordinaire du conseil d'administration qui s'est tenue le 22 décembre dernier dans…

Des résultats et des projections La 106ème session ordinaire du conseil d’administration qui s’est tenue le 22 décembre dernier dans les locaux de l’institution. Elle a été une occasion pour faire le point sur les résultats de l’une des plus grandes banques de la place. A l’ordre du jour l’analyse, l’examen et l’adoption du plan de développement à  moyen terme (2011-2015) de la banque ainsi que l’examen du budget de fonctionnement, celui des investissements ainsi que des programmes d’autorisation de crédit et de collecte des ressources au titre de l’année 2011. Les administrateurs ont aussi analysé la cession des actions de la BCEAO dans le capital de la BNDA. La direction générale de la banque vient de boucler l’élaboration de son plan de développement à  moyen dont les axes stratégiques ont été présentés et discutés lors du séminaire des administrateurs en novembre 2010. Ainsi à  l’horizon 2015, la Banque verte va poursuivre et consolider la diversification de ses activités après la période de forte mutation intervenue entre 2006 et 2010. Ce qui permettra de confirmer sa position en tête de peloton dans le financement bancaire de l’agriculture malienne. Le secteur coton, objet de toutes les attentions Ainsi, dans sa nouvelle approche de distribution de crédit dans les zones de production cotonnière, la banque privilégiera les « gros producteurs individuels » dans une optique de PME agricole en favorisant l’émergence de pôles de développement coton par l’investissement et la modernisation des structures de production au profit d’acteurs à  forte capacité managériale et de maà®trise technique. Cette approche novatrice de financement du monde rural sera complétée par un ensemble de produits et de services qui s’inscrivent dans le cadre de la diversification et consacrent l’activité de banque de détail. Les axes retenus dans les propositions stratégiques sont déclinés dans le budget 2011 qui s’inscrit dans la poursuite des grands objectifs de développement et de diversification des activités tout en observant une politique prudente et maà®trisées des risques. Le programme d’autorisation de crédit et d’engagements par signature pour 2011 s’élève à  192 milliards de Fcfa avec une attention marquée pour le financement des investissements par des crédits à  moyen et long termes en faveur principalement des entreprises et des particuliers. Par ailleurs, les refinancements des systèmes financiers décentralisés (SFD) se poursuivront et se diversifieront, traduisant ainsi la volonté de la banque de toucher les couches les plus défavorisées, en donnant à  celles-ci les moyens financiers nécessaires au développement de leurs activités. La mobilisation des ressources financières à  court, moyen et long termes passe par la mise en œuvre d’une politique de collecte locale et la mobilisation de ressources auprès des partenaires financiers de la banque pour un montant prévisionnel de collecte de 152 milliards de Fcfa. 19% de croissance prévu pour 2011 Le directeur général de la BNDA, Moussa, Alassane Diallo, a promis que l’établissement poursuivrait entre 2011 et 2015, l’implantation de nouveaux guichets bancaires pour se rapprocher davantage des populations et accroà®tre ainsi, le taux de bancarisation. De même, les objectifs de productivité et de rentabilité de la BNDA seront poursuivis et renforcés à  travers une meilleure gestion de la trésorerie. Le projet de budget de l’exercice 2011 soumis aux administrateurs a été élaboré dans une démarche qui a mobilisé les représentations de la banque et services centraux du siège. Ainsi, l’autorisation de crédits de l’exercice 2011 devrait atteindre 192,5 milliards de Fcfa, soit une croissance 19 % par rapport aux réalisations de 2010. La collecte de dépôt devrait progresser de 18,7 % pour atteindre 152,5 milliards de Fcfa, avec une prédominance de la collecte de dépôts auprès des particuliers. Le budget des investissements proposé atteint 2,4 milliards de Fcfa et servira essentiellement à  améliorer le système informatique, à  agrandir le parc de distributions de billets et augmenter les moyens de transport. Le produit net bancaire escompté s’établit à  19,7 milliards soit une augmentation de 12 % pour un résultat d’exploitation net bénéficiaire de 4 milliards de Fcfa.