L’Édito

Clarté

Où allons-nous ? Nous devons le savoir. De clarté nous avons besoin. De la clarté a été demandée aux autorités de transition par le Médiateur de la CEDEAO notamment, Goodluck Jonathan, en visite dans notre pays du 5 au 7 septembre 2021. Le calendrier électoral, la fin de la transition, le retour à l’ordre constitutionnel… Début août, devant les membres du CNT, le Premier ministre de la transition s’est évertué à les rassurer, affirmant que le chronogramme des élections publié sous son prédécesseur serait reconduit, avec une présidentielle prévue pour février 2022. Mais les assurances données il y a un mois ne sont plus si sûres! La faute à des déclarations contradictoires et à des voix de plus en plus audibles pour une prolongation de la transition. Techniquement, le Chef du gouvernement a annoncé la tenue des Assises nationales de la refondation pour fin septembre, début octobre. De ces assises dépendent beaucoup de réformes. Il se dit qu’une décision y sera prise pour soit réviser la Constitution ou aller vers une nouvelle. Et, selon le Pr Ikassa Maiga, ministre de la Refondation de l’État chargé des Relations avec les institutions, l’Organe unique de gestion des élections, dont la mise en place a été décrétée irréversible par Choguel Maiga, doit être inscrit dans la Constitution. Ce dernier a aussi laissé entendre que le chronogramme des élections sera fourni par les Assises nationales. On s’y perd, mais on s’y retrouve vite. Car tout ceci concourt probablement à inoculer la substance d’une prorogation du processus de transition pour lui laisser le temps d’améliorer « les fondations du Malikura ». Mais il existe des « antivax », ceux qui de manière volontaire se refusent à l’envisager. En attendant peut-être qu’ils ne soient obligés d’accepter la douloureuse évidence à la vue des bras du camp d’en face. Question de muscles!

 

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L’Hebdo - édition du 23.09.2021
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