L’Édito

Tous les coups ne se rendent pas

Mali – France, énième round. En boxe, il est de coutume de rendre les coups, c’est même le principe, de frapper fort, pour mettre K.O son adversaire. Mais la boxe, comme tout sport, n’est pas que physique, il faut aussi une dose de tactique. Cette étude qui permet de distinguer le moment de porter les coups et qui montre comme évidence que tous les coups ne se rendent pas et que, dans une longue bataille, mieux vaut garder certains uppercuts pour le bon moment. Alors oui, cela ne plaît ni au public ni aux promoteurs, pour lesquels le fight incessant est rentable, mais le boxeur qui se laisse porter par la clameur populaire, oubliant d’écouter les raisons que lui imposent son cœur, se fera du mal. Et également à son coin, notamment à son staff, qui assistera impuissant à sa défaite, et à sa famille, inquiète de son état de santé. Sa fanbase, active sur les réseaux sociaux, pourrait également un peu se détourner après que son challenger, très bravache en dehors, n’ait pu tenir la distance face à un adversaire sur le papier plus grand, plus expérimenté, avec de meilleures statistiques et plus de moyens. Un combat de boxe a aussi besoin de show en dehors pour se vendre, pour en faire un match attractif. Mais cette course à l’attractivité ne doit pas faire oublier un élément de base : « la loi du plus fort est la meilleure ». C’est d’ailleurs la seule qui vaille, même si le « petit » peut quelque peu titiller les chevilles du géant en espérant le gong pour le tirer d’un mauvais enchaînement. Et, dans une hypothétique version lointaine où la victoire ne serait par un K.O brutal ou technique, les juges donneront les points en majorité au géant. Simplement parce que c’est comme cela que ça fonctionne.

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L’Hebdo - édition du 01.12.2022
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