L’Édito

Renvoi sur renvoi

Les Assises nationales de la refondation, qui devaient débuter ce lundi, sont encore reportées. Jusqu’à quand ? Le communiqué donnant cette information ne l’a pas précisé. Mais, officiellement, ce nouvel ajournement s’explique par la volonté d’avoir réellement une inclusivité. Pour y arriver, le Président de la Transition semble avoir lui-même pris la main pour rencontrer les formations politiques dont la plupart, sans grande surprise, ont donné leur accord pour participer à ce rendez-vous présenté comme décisif pour faire naître le Mali Kura. Les partis du Cadre d’échanges des partis politiques pour la réussite de la transition sont restés sur leur position : non.

Le décor ainsi planté, la non tenue des Assises montre les limites de l’assurance affichée par les autorités de la transition depuis l’amorce de la « rectification », selon leur terme, consacré, ou une autre grille de lecture, le « jeu de la montre ». Pour repousser ce qui est aujourd’hui une évidence, l’annonce officielle de la prorogation de la transition, n’est même plus l’enjeu. Elle est désormais sur la durée. Un nouveau bras de fer en perspective avec la CEDEAO, qui doit se dire que les autorités maliennes de la transition se jouent d’elle. Les deux, au-delà de toutes leurs divergences, partagent tout de même un point commun, ne s’être pas assumées quand cela était nécessaire. La CEDEAO a raté le coche en « acceptant-entérinant » la promotion du colonel Assimi Goita de la Vice-présidence à la Présidence. Dès lors, des couleuvres, elle pouvait en avaler encore. Quels sont les leviers qui lui restent après les sanctions individuelles ? Un possible embargo, qui fera mal à la population, dans l’espoir que cette dernière se rebelle et presse dur, alors que les clameurs de certains Maliens qui font du bruit porte la marque Made in controversé du souverainisme?

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L’Hebdo - édition du 21.01.2022
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