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In Mémoriam Mbam Diatigui Diarra, une grande dame s’en est allée…

Mbam Diatigui Diarra, que ton âme repose en Paix. Grande Dame de C’œur, de poigne, au caractère bien trempé, tu laisseras un vide immense derrière toi. Et voilà  que la route, t’a enlevé à  nous. Je me souviens de ce jour o๠tu m’as souri dans la grande salle Jelli Ba Sissoko du Palais des Congrès de Bamako et o๠tu m’ouvris tes bras, parée de ton bazin scintillant. Et je te revois, au Musée National parmi les femmes de poigne, du Mali, ces femmes qui veulent changer le monde et avec qui tu débattais ardemment de la condition de la femme. Tanti Mbam ! Tu étais de la trempe de ces femmes, ardentes, engagées, militantes, sans fards ni concessions. Ah Tanti Mbam et pourtant, notre rencontre ne fut pas des plus simples. C’’est dans un salon feutré, endeuillé, que je te connus lors du décès d‘un autre proche. Usant de la parenté à  plaisanterie, tu me jetais en pature à  la foule nombreuse, sans imaginer que je venais d’arriver à  Bamako. Je ne maà®trisais pas alors les us et coutumes du pays, avant de comprendre ton humour si particulier. Et voilà  que J’apprends en ce jour, ton décès. Et la tristesse m’étreint de ne pas t’avoir connu assez. Je t’avais pourtant promis de passer à  ton bureau, à  l’ACI 2000, mais les obligations prenant, J’ai toujours repoussé ce rendez-vous. Et voilà  que tu n’es plus de ce monde. Comment une force de la nature comme toi Mbam a t-elle pu s’en aller loin de nos misères terrestres ? Tu œuvras pour le monde, de mission, en mission, avec les populations des régions du Mali, de Kayes à  Kidal, en passant par Mopti, Gao, ou Bamako, et avec les Nations-unies au Burundi ou en Guinée Bissau, et les ONG toujours au service des africains, des droits de l’homme, et ton énergie était sans failles, car voyager, cela était un quotidien pour toi. Et lorsque tu me houspillas un jour, parce que je ne t’avais pas rappelé, J’ignorais à  quel point tu étais une dame de C’œur derrière cette carapace publique… Un modèle pour nous jeunes femmes d‘aujourd’hui. Médiatrice de la République, tu occupais cette fonction avec panache, auprès des autorités. Et tes éclats de voix étaient légion. Ton élégance innée et ton aisance communicative ! Et puis, J’eus cet honneur d’écrire un article sur toi, sur ton parcours, que je ne saurais oublier de rappeler ici, tant tes attributions sont méritoires. Et me reste ce chagrin de n’avoir pas pu discuter en tête à  tête et longuement avec toi, peut être dans ton bureau, ou autour d’un bon repas. Alors, chère tante Adieu! Que ton âme repose éternellement en paix !

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