Le 11 mars s’est tenue à Nouackchott, en Mauritanie, l’Assemblée constituante de l’Union des organisations des employeurs du G5 Sahel. La réunion a permis d’examiner les statuts de la nouvelle Union et d’élire ses instances dirigeantes. Lors de cette rencontre, des représentants des pays membres de l’organisation ont réfléchi à la mise en place d’un mécanisme institutionnel d’échanges commerciaux entre les différents pays. La création de cette Union « vise à faire du secteur privé un moteur de la renaissance économique et sociale dans les États membres et à accompagner les efforts communs dans le domaine du renforcement de la sécurité et du développement dans les pays de la région », a indiqué le ministre mauritanien du Pétrole, de l’énergie et des mines, Mohamed Abdel Vettah. Selon lui, cette approche s’inscrit dans la droite ligne du Programme d’investissements prioritaires qui bénéficie du soutien des partenaires de l’organisation. La première phase de ce programme s’étale sur la période 2019 – 2021 et compte 40 projets sectoriels, focalisés sur les axes de la sécurité, de la gouvernance, des infrastructures et du développement humain. La création de cette association patronale intervient à un moment où la force conjointe G5 Sahel se fait timide dans la lutte contre les groupes armés terroristes. Des problèmes financiers et matériels la handicapent et l’empêchent d’atteindre sa pleine opérationnalisation. En attendant, ce sont la force Barkhane et les forces armées des pays concernés qui subissent les attaques des groupes terroristes, toujours redoutables.