Dans un communiqué rendu public le mardi 9 avril, le mouvement Dan Na Ambassagou fait part de son opposition au processus de Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR). Signé de son porte-parole, Marcelin Guenguere, le communiqué précise qu’il « n’est pas disposé à participer à cette opération (DDR) sous sa forme actuelle, car une paix durable ne se décrète pas, elle se négocie ». « Les conditions actuelles ne sont pas assez favorables pour procéder à un DDR juste et fructueux, il faut d’abord désarmer les cœurs avant de désarmer les mains », peut-on lire. La milice dirigée par Youssouf Toloba liste dans le document un certain nombre de points, dont l’identification et la maitrise de tous les acteurs sur le terrain, le dialogue direct avec les milices, leur désarmement dans le même temps ou encore la signature d’un accord de paix (liste non exhaustive). Elle exhorte le gouvernement à adopter ces différentes mesures. La milice se dit respectueuse des engagements pris avec le gouvernement et ses partenaires pour le cessez-le-feu et assure rester ouverte à un dialogue avec tous les acteurs dans le cadre de la recherche de la paix et de la cohésion. Au lendemain de la tuerie de 160 civils à Ogossagou (centre), le 23 mars dernier, le gouvernement avait annoncé la dissolution de l’association Dan Na Ambassagou, soupçonnée par certains d’être l’auteur de ce carnage. L’association a catégoriquement rejeté cette accusation, niant une quelconque implication dans ces tueries.