L’analyse des comptes extérieurs du Mali, révélée à la faveur de la Journée annuelle des comptes extérieurs par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’ouest (BECEAO), le 25 février 2019, a démontré un creusement du déficit commercial en 2017. « La vulnérabilité du pays face à la hausse des cours des produits pétroliers » était le thème de cette journée. Ces importations, en nette croissance, ont été estimées à 572 milliards de francs CFA, soit 27,3% du total. Le déficit courant, à 7,9% du PIB en 2017, était de 7,2% en 2016, toujours supérieur aux critères de convergence de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). Si la hausse s’explique par les contreperformances enregistrées dans les échanges commerciaux, le déficit a été en partie résorbé par les flux importants de capitaux publics et privés, plus importants en 2017. Le déficit de la balance commerciale s’est établi à 101,5 milliards de francs CFA, contre 317,8 milliards en 2016. Par ailleurs, les exportations se sont élevées en 2017 à 1 686 milliards de francs CFA, en hausse de 0,6%. L’or arrive en tête avec 69,7% (1 175 milliards). Suivent le coton avec 13,3% (223 milliards), le cheptel 6,5% (108 milliards), les engrais à 2,6 et 0,4% pour les mangues. Ces produits ont été destinés à 61,9% à l’Afrique, 11,2% à l’UEMOA, 23,2% à l’Europe et 14,5% à l’Asie. Dans le même temps, les importations se sont élevées à 2 095,4 milliards de francs CFA. Ces produits viennent d’Afrique pour 46,3%, d’Europe pour 25,9% et d’Asie pour 21,5%.