MINUSMA – Propos introductifs du Secrétaire général adjoint aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix lors de la Conférence de presse de fin de visite le 30 janvier 2020 au Mali. »La MINUSMA est sollicitée. Vous le savez, nous avons maintenant un Mandat pour le Centre et un Mandat pour le Nord et les moyens de la Mission sont toujours les mêmes. Les états membres ne nous ont pas donné davantage de moyens. Alors nous faisons deux choses. D’abord, nous faisons le maximum pour réorganiser le dispositif afin, malgré ces contraintes de moyens, d’être là où le besoin se fait le plus sentir et d’optimiser nos moyens. Je crois qu’il faut comprendre. Parfois, on voit seulement la composante militaire, et de manière trop exclusive. La MINUSMA c’est un ensemble d’actions avec des civils, des policiers, des militaires qui font beaucoup de travail politique, travail de réconciliation, de soutien aux efforts politique au niveau national à travers l’action de tous les jours de M. Annadif notamment mais aussi des efforts au niveau local, encourager les efforts de réconciliation des communautés, encourager le retour des services, encourager le retour de l’Etat, encourager le retour de la police et des services judiciaires parce qu’il faut que la justice puisse travailler, qu’il y ait pas d’impunité, c’est fondamental.Nos moyens militaires sont aussi en soutien aux FAMa qui sont dans un processus de reconstruction qui n’est pas facile. Il est d’autant moins facile que les FAMa sont aussi en opération. Je crois qu’il y a peu de cas dans le monde de forces armées qui sont à la fois en reconstruction, et en même temps dans un processus d’opération difficile. Tout cela nous le comprenons et encore une fois, c’est un défi. Nous sommes là pour apporter notre concours. »