La césarienne, un acte qui soulage bien des femmes au Mali

Le but est d'extraire le nouveau né par cette voie quand l'accouchement normal est impossible. Cette opération est de plus…

Le but est d’extraire le nouveau né par cette voie quand l’accouchement normal est impossible. Cette opération est de plus en plus pratiquée au Mali. Selon des chiffres publiés par le ministère de la santé, 24 % de femmes sont césarisées au Mali d’après une enquête menée dans neuf (9) hôpitaux, «Â la césarienne est venue pour nous apaiser. Ma première césarienne a été effectuée car le cordon ombilical était autour du coup de mon enfant. Sans cet acte, je ne sais pas comment je m’en serai sortie » explique, émue Mme Coulibaly Dado Dicko. «Â La césarienne est indiquée dans plusieurs cas. Quand le placenta est mal positionné et bouche la sortie de l’enfant. Souvent la mère peut avoir un bassin inadéquat à  la naissance par voie naturelle. Beaucoup d’autres raisons existent selon le cas » explique Dr Abdoul Karim Coulibaly, gynécologue. Une opération sous anesthésie Cette opération chirurgicale se fait sous anesthésie générale ou rachi anesthésie ou encore péridurale. Les deux dernières anesthésies consistent à  endormir les muscles du dos et des membres inférieurs. Dans ce cas, la maman assiste en direct à  l’accouchement. Elle pourra ainsi voir et toucher son enfant juste après l’extraction. Les femmes qui subissent une anesthésie générale seront endormies et n’auront pas la chance de voir leur enfant avant leur réveil. Après cette étape, le chirurgien verse une quantité importante de Bétadine sur le ventre de la future afin de le désinfecter. Puis s’en suit une incision d’environ dix centimètres légèrement au dessus du pubis, le bébé est retiré ensuite le placenta. Le médecin referme le ventre : « de nombreux jeunes gynécologues sont formés à  la pratique de la césarienne. Elle peut se faire en 20 minutes, ouverture et fermeture. C’’est un acte sûr » se réjouit le Dr Coulibaly. Un soulagement après l’arrivée du bébé Nous sommes à  l’hôpital du Mali, les césariennes sont programmées pour les mardis et les jeudis sauf en cas d’urgence. «Â Nous faisons en moyenne 4 à  5 césariennes par semaine » Ce jeudi, une jeune femme d’une trentaine d’années se prépare à  entrer au bloc opératoire pour mettre au monde son deuxième enfant, le premier étant né lui aussi par césarienne. Quand l’opération est programmée, plusieurs étapes sont à  franchir «Â deux jours avant l’acte, je suis allée voir le gynécologue qui allait m’opérer ensuite l’anesthésiste m’a reçue après avoir eu connaissance des résultats de prise de sang pour savoir quelle méthode anesthésique choisir. Un bilan sanguin est essentiel dans ce cas » raconte-t-elle. De nombreuses femmes appréhendent ce mode d’accouchement, «Â Au début J’avais très peur à  l’idée que J’allais accoucher par césarienne. J’ai eu une anesthésie du dos et des membres inférieurs (rachi) et quand J’ai vu mon enfant, J’étais soulagée. Dans mon cas l’opération a été envisagée en urgence. J’étais très fatiguée et une souffrance fœtale commençait à  s’installer. » se souvient Aà¯ssata Diallo, une maman ayant mis au monde son premier enfant par césarienne. Le saignement après un accouchement appelé «Â lochies » survient également en cas de césarienne, « J’ai saigné pendant environ 30 jours» affirme Aà¯ssata Diallo.  Les médecins conseillent un maximum de trois césariennes chez une femme. En général, après deux césariennes consécutives chez la même femme, aucun médecin ne prend le risque de proposer chez elle un accouchement par voie basse. La césarienne est aussi pratiquée pour éviter les mortalités maternelles et néo natales.