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Présidentielle en Guinée : les résultats toujours attendus

Le dimanche 27 juin dernier, la Guinée organisait sa première élection présidentielle libre et indépendante depuis son accession à  la…

Le dimanche 27 juin dernier, la Guinée organisait sa première élection présidentielle libre et indépendante depuis son accession à  la souveraineté nationale il y a 52 ans. Ce scrutin tant attendu et souhaité non seulement par le peuple de Guinée, mais par l’ensemble de la communauté internationale, est censé apporter la stabilité économique, politique et sociale dans ce pays. Ainsi, 24 candidats se sont affrontés dans les urnes afin de briguer la magistrature suprême. Les premiers résultats provisoires devaient tomber depuis le mercredi 30 juin. Mais, vu quelques problèmes d’organisation suivi d’évocations de fraudes dans certains bureaux de vote, la cour suprême a accordé deux jours de plus à  la commission électorale nationale indépendante (CENI). Un report inapproprié Ce report accordé à  la CENI n’était pas du tout du goût de certains en Guinée. D’aucun y voyant des signes de malversations et de bourrages d’urnes. Cependant, il n’est pas toujours aisé d’organiser un scrutin présidentiel et surtout dans un pays qui sort à  peine d’une crise. Précisions également que C’’est la première fois qu’une commission électorale est créée dans ce pays. Son président Ben Sékou Sylla expliquait hier, que « C’’est n’est pas du tout facile pour nous de finaliser tout ceci. Logiquement cela aurait dû être fait depuis mais, nous avons été confronté à  quelques problèmes techniques. » A cela s’ajoutent des problèmes d’ordre logistique, sécuritaire et organisationnel comme il l’a indiqué. Quelques plaintes de fraudes Rappelons qu’au lendemain de ce scrutin, les quatre principaux partis du pays s’étaient plaints de cas de fraudes. Parmi lesquels, le rassemblement du peuple de Guinée (RPG) d’Alpha Condé et l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de Cellou Dalein Diallo. Aussi à  l’annonce du report, presque la quasi-totalité des candidats ont dénoncé des cas de fraude, pointant du doigt, la commission de Ben Sékou Sylla. Ce dernier n’a pas fini de souffler que le ministère de l’administration territoriale et le conseil national de la communication se plaignaient eux aussi d’une certaine opacité de la part de la CENI dans sa gestion du processus. La CENI rencontre les partis politiques Dans le souci de calmer les ardeurs et d’éviter des débordements, le président de la CENI a rencontré tous les états-majores ce jeudi. Néanmoins, cela n’a pas beaucoup calmé certains partisans toujours sur le qui-vive. Les principaux dirigeants de partis ont même été obligés d’appeler leurs militants au calme et à  la raison.