« Nterini », la nouvelle amie des maliennes

NTERINI est un dispositif flexible de contraception métallique ou plastique que l’on insère dans la cavité utérine dans un but contraceptif et pour prévenir toute grossesse indésirée. Très efficace, son effet est immédiat et mieux, il est actif pendant dix ans dans l’organisme selon le fabriquant, voire douze ans selon les résultats des études. Ce contraceptif n’interfère pas dans les rapports sexuels, n’affecte pas l’allaitement, ne produit pas d’effets secondaires hormonal et est immédiatement réversible. Cette méthode n’exige aucun effort de mémoire et présente peu d’effets secondaires. Cependant, comme toute autre contraception, la pose de N’TERINI ou le retrait nécessite l’intervention d’un personnel qualifié ou de procéder à  un examen clinique. C’’est dire que l’adhérente ne peut arrêter la méthode d’elle-même. Qui peut choisir Nterini ? Toute femme qui n’est pas enceinte. Toute femme qui vient immédiatement d’accoucher ou de subir un avortement sans infection. Toute femme désireuse d’une contraception continue de longue durée. Toute femme ayant atteint le nombre d’enfants désirés et hostile à  une ligature des trompes. Toute femme ne pouvant utiliser des contraceptifs hormonaux. Facile et moins douloureuse, la méthode N’TERINI est appropriée pour l’insertion durant la menstruation  et dans les 10 minutes après la délivrance voire 48h après un accouchement ou après 4 semaines.

Pilule masculine : la contraception du futur ?

Le moyen de contraception le plus utilisé chez les hommes est le préservatif. Il s’agit d’éviter la rencontre entre les spermatozoà¯des et l’ovocyte, les deux hormones de l’homme et de la femme qui produisent le foetus. Et pourtant des contraceptifs hormonaux pour hommes existent. Il y a aussi une méthode plus radicale, il s’agit de la vasectomie : une intervention chirurgicale. Elle consiste à  couper les conduits qui permettent aux spermatozoà¯des d’être éjaculés. Elle est irréversible. Certaines femmes ne peuvent utiliser aucun moyen de contraception : elles rejettent le stérilet ou l’implant. Elles ne supportent pas les contraceptifs hormonaux oraux ou autres, ou souffrent de nombreux effets secondaires. Dans ce cas, la contraception masculine est une alternative intéressante pour le couple. La contraception même chez la femme est un sujet encore tabou au Mali. Certains y voient une forme d’«élimination » des futurs bébés. Plusieurs personnes associent d’emblée la contraception à  la femme. Une pilule contraceptive pour hommes Depuis quelques années, une pilule pour homme est à  l’étude. C’est peut-être la contraception du futur ! Développée par des chercheurs écossais, une pilule contraceptive a été testée sur 60 hommes à  Edinbourg (Ecosse) et à  Shanghai (Chine) en 2000. Elle s’est révélée efficace à  100 %. Les chercheurs l’ont mise sur le marché cinq ans plus tard. Cette méthode est pourtant peu connue et souvent mal vu dans la société malienne. Le Dr Abdoul Karim Coulibaly est médecin gynécologue : «Â la contraception est importante pour espacer les naissances. Souvent J’ai recours à  des contraceptifs comme le spermicide (ndlr . Au Mali je n’ai jamais vu personne avoir recours ni à  la vasectomie, encore moins aux contraceptifs hormonaux. Cela concerne les femmes le plus souvent. » Quant à  Nouhoum Traoré, informaticien, est plutôt réceptif : «Â Je ne suis pas au courant de l’existence de contraceptifs hormonaux pour les hommes. Mon seul problème, C’’est de savoir si ces médicaments là  ont prouvé leur efficacité. Dans ce cas, je pourrai l’utiliser sinon je n’y toucherai pas. ». Mountaga Diallo est agent commercial, pour lui, il est hors de question d’utiliser ces produits : «Â je ne vais jamais employer d’autres contraceptifs masculins à  part le préservatif. Une pilule pour hommes, cela ne me rassure pas. » Et pourtant en Afrique, certains Etats s’efforcent d’aider leurs concitoyens à  contrôler leur fertilité. Ainsi, pour faire face à  un boom de la démographie, le gouvernement du Rwanda envisage de lancer sur trois ans une campagne de stérilisation masculine. Il table sur 700 000 volontaires prêts à  se faire vasectomiser. Pour le ministre de la Santé du Rwanda, la vasectomie est moins risquée en termes de complications postopératoires et coûte moins cher que la stérilisation féminine. Le Rwanda est le seul pays d’Afrique à  prôner la vasectomie comme moyen de contraception. En France, cette méthode est acceptée comme telle depuis 2001.

Contraception au Mali : d’énormes progrès à faire pour les femmes

Les marchés inondés de produits contraceptifs La contraception sécurisée a été adoptée au Mali depuis 2002 et s’étend sur une période de dix ans. Dans cette démarche, il est recommandé de chercher des produits de qualité qui proviennent des surfaces sanitaires. Au Mali actuellement, le marché des contraceptifs est bien garni, aussi les clients (es) ont le choix entre différents produits contraceptifs : «Â Dépoprovera plus connu par les femmes sous le nom de «Â confiance » dont la durée s’étend sur 3 mois. L’ Ovrette comprimés avec une prise journalière. La Jadelle (implant) dit «Â alumettikisèni » dans le jargon populaire, placé sous la peau et qui a une durée de 3 ans ; DIU (TCU 380 A) stérilet, pour une prise de 3 mois. Le Néosampoom, le Duofem ou collier du cycle menstruel ainsi que les préservatifs masculins et féminins. Pour espacer les naissances, toutes ces gammes sont à  la disposition des ménages sur une période de courte, moyenne et longue durée. Selon les professionnels de la santé, notre pays enregistre un bas niveau en matière de contraception à  côté des pays voisins. Le taux au Mali est estimé à  6,8 % pour les femmes entre 15 à  49 ans. A noter que 33 % des besoins ne sont pas couverts en matière de sécurité contraceptive. Désormais la femme peut accéder à  la planification sans être accompagné du mari Sous le poids de la tradition et la religion, la femme malienne n’avait pas le droit de se planifier sans l’accord de son mari. Aujourd’hui avec la sensibilisation, il y a eu beaucoup de progrès dans le domaine. La sécurité contraceptive est toujours au centre des débats dans notre pays. Et des changements s’opèrent aujourd‘hui, il n’y a plus d’obligation pour la femme de se faire accompagner par son mari. Les jeunes filles peuvent également avoir accès aux contraceptions sans accompagnateurs. Car la plupart d’entre elles se cachent pour se préserver d’une grossesse. Une discrétion qui semble porter fruit car de nombreuses femmes reconnaissent employer les contraceptifs sans en informer leur mari. Face à  cette demande, l’Etat malien, le privé, et les programmes santé de l’USAID, de l’UNFPA, du PSI Mali et de nombreuses autres ONG, se mobilisent pour une vaste information des populations. Le but est de démystifier le sujet et corriger les préjugés sur la sécurité contraceptive en invitant tous les couples à  opter pour l’espacement des naissances.

Santé de la reproduction au Mali : améliorer les performances

Renforcement sanitaire Lundi, s’est tenue dans la salle de conférences du département de la santé une séance de travail entre le Ministre de la santé Oumar Ibrahima Touré et l’Honorable Beverly J. Oda, Ministre de la Coopération internationale du Canada. Oumar Ibrahim Touré a d’abord remercié le Gouvernement Canadien, pour la considération portée sur le Mali, en vue d’assister à  la prestigieuse rencontre des Ministres au Développement du G8, tenue du 27 Avril au 2 Mai 2010 à  Halifax au Canada. Une rencontre au cours de laquelle le Ministre de la santé du Mali a représenté ses pairs Ministres de la santé des pays africains, et porté la voix de l’Afrique sur un sujet figurant parmi les grandes priorités du vieux continent. Il s’agit de la santé de la mère et de l’enfant. Le Ministre de la santé dira : «Â Comme je vous l’ai dit au Canada, nous ambitionnons de réduire le ratio de mortalité maternelle de 464 à  146 pour 100.000 naissances vivantes, et le taux de mortalité néonatale de 46 à  20 pour 1.000 naissances vivantes d’ici 2015. Nous voulons également augmenter la prévalence contraceptive de 7% à  20% d’ici 2015, offrir un paquet de service adéquat à  chaque enfant de 0 à  5ans, assurer la continuité des soins des nouveau-nés jusqu’à  l’âge de 5 ans, poursuivre l’extension de la prévention de la transmission mère-enfant et mettre l’accent sur la recherche en santé de la reproduction. De même, nous entendons interrompre la circulation du polio-virus sauvage importé, à  travers l’organisation d’une campagne de ratissage au cours du mois d’octobre 2010. Une campagne dont les coûts opérationnels s’élèvent à  1 million 600 mille dollars US. » Le Canada s’engage auprès du Mali Il convient de signaler que l’organisation de ces journées nationales de vaccination contre la poliomyélite en octobre prochain, est d’une importance capitale pour les pays de l’Afrique de l’Ouest. «Â A ce niveau, je dois signaler l’engagement politique affiché par les autorités de notre pays, singulièrement le Chef de l’Etat Son Excellence Monsieur Amadou Toumani Touré. Et cela est le gage d’un succès indéniable, en faveur de l’interruption définitive du poliovirus sauvage. », dira Oumar Ibrahima Touré. l’Honorable Beverly J. Oda a adressé ses vives félicitations à  notre pays, pour les innombrables efforts sanitaires réalisés. Elle a manifesté son grand intérêt pour la campagne de ratissage prochaine. Elle dira qu’une fois rentrée au Canada, elle finalisera les modalités d’intervention de son pays dans cette campagne. Le ministre de la santé a enfin adressé la profonde gratitude et la reconnaissance sincère du Gouvernement de la République du Mali au Gouvernement Canadien, pour l’ensemble des appuis financiers et techniques consentis au profit de la santé des maliennes et des maliens.

Contrôle des naissances au Mali : La planification familiale est-elle une solution ?

La population du Mali s’élève à  environ 14 millions d’habitants selon les dernières statistiques du RAVEC en cours actuellement. Elle s’élèvera à  31 millions d’ici à  2025 selon une étude réalisée par le PRB, une ONG américaine. Le pays a adopté pour la première fois, une loi sur l’espacement des naissances en 1972. Cependant, son application n’a commencé à  être visible qu’au début des années 2000 La loi sur la contraceptive En 2002, une loi sur la sécurité contraceptive est votée par l’assemblée nationale afin de préserver la santé de la mère et de l’enfant. Malgré cette loi, le taux de mortalité infantile (enfants de moins d’un an) était de 103,83 ‰ en 2008 (soit au 8e plus mauvais rang mondial). Néanmoins, un progrès important a été constaté durant ces dernières décennies. Les risques de mortalité infantile, maternelle et néonatale ont considérablement baissé dans les zones urbaines et légèrement en zone rurale. La population rurale est la plus touchée par ces pertes en vies humaines. En effet, il y a un réel problème d’accès aux centres de santé de références ou communautaires. Les dispensaires sont souvent éloignés et les ruraux sont ainsi confrontés à  des problèmes d’ordre financiers. L’enfant, signe de richesse en Afrique En Afrique, l’enfant a toujours été considéré comme un signe de richesse. Beaucoup d’enfants, équivaut à  des bras valides. Particulièrement dans les villages oà¹, les travaux champêtres sont une obligation pour tous. l’agriculture constitue un moyen privilégié pour accéder à  la richesse. Et la première richesse pour tout chef de famille africain dans le temps, et même aujourd’hui encore, C’’est le nombre élevé d’enfants. Parce que, plus on a d’enfants, plus les bras sont nombreux pour cultiver. Et cela est plus économique puisqu’il n’y a pas besoin de débourser de l’argent pour embaucher des travailleurs. Par ailleurs, certains ont la chance de voir tous leurs enfants étudier. Et ceux-ci, constituent indéniablement des sources de revenus non seulement pour leur famille, mais aussi pour le pays. La pauvreté endémique Malgré la pauvreté endémique, les familles nombreuses arrivent à  subvenir à  leurs besoins, même si ce n’est pas toujours évident. Le Nigéria fait partie des pays les plus riches du continent, avec une population de 123.337.822 habitants. Ce pays constitue une référence économique aujourd’hui dans la sous-région et même dans le monde. Et sa population nombreuse ne constitue pas du tout un frein à  son développement. Le nombre élevé d’habitants constitue à  n’en point douter, une manne importante pour le développement du pays. La Chine également fait partie des plus grandes puissances mondiales. Avec plus d’un milliard d’habitants, tous les secteurs sont en expansion aujourd’hui, grâce à  sa population abondante Une population relativement jeune Devrait-il y avoir une planification familiale au Mali ? La population est relativement jeune. Une application de produits contraceptifs ne constituerait-elle pas une montée rapide du vieillissement de la population ? Un frein au développement ? Certains s’accordent à  dire que ces produits sont juste une politique occidentale pour freiner les naissances et garder le continent dans un état d’infériorité, de sous développement. On sait que la jeunesse représente une main d’œuvre fraiche pour le développement socio-économique d’un pays. En particulier le Mali qui a été classé lundi dernier, à  176e position sur 182 pays, selon l’indice de développement humain du PNUD. Il est certain que la sécurité contraceptive constitue une solution aux risques liés à  la mortalité infantile, maternelle et néonatale. Cependant, peut-on vraiment contrôler les naissances au Mali ? L’accès aux centres de santé Toutes les zones d’intervention ne sont pas accessibles par les acteurs de la santé. Et, lorsqu’il y a rupture de stock, il est très difficile pour les femmes rurales de se déplacer à  des kilomètres de leurs villages, pour aller dans les localités o๠se trouvent des centres de santé. Les moyens sont très limités pour les ruraux de suivre régulièrement les méthodes contraceptives. Surtout que dans certains endroits, un chef de famille peine à  avoir plus de 500 francs par jour. Les agents intervenant sur le terrain pour les campagnes de sensibilisation sur la sécurité contraceptive, n’arrivent pas toujours dans les zones les plus reculées du pays. Ils se limitent juste aux chefs lieux de région. Et parfois, les opérations d’essai se soldent par des échecs dus à  la faible qualification des agents de santé formés sur le tas. Tel a été le cas à  Khalifabougou, une localité de Kati oà¹, des femmes ont été infectées à  la suite d’implantations (une des méthodes de la contraception). Pour cette méthode, l’agent de santé perce le bras de la consommatrice, et ensuite, introduit le bâtonnet qui a une durée de cinq ans. La femme peut donc rester 5 ans sans faire d’enfant. Malheureusement, les implants ont été mal faits. Trois femmes ont eux de graves plaies aux bras. Depuis lors, la quasi-totalité des habitants du dit village refusent catégoriquement la contraception, quelque soit la méthode. La contraception constitue-elle réellement une solution pour le développement économique et sociale du Mali ? La politique contraceptive reste en tout cas à  désirer. Les populations tant urbaines que locales, restent pour la plupart assez sceptiques sur la question. D’une part, les gens ont peur des effets secondaires des produits utilisés, et d’autre part, ils préfèrent avoir une population jeune car, estimant que cette politique ne fera qu’engendrer un vieillissement important de la population malienne. Néanmoins, des consommateurs sont plutôt optimistes sur la question. Ils pensent qua la Planification familiale permet une meilleure santé pour la femme qui est restée longtemps sujette à  des problèmes liés aux grossesses.

Planification familiale et contraception : Les Maliens en parlent

Fatoumata Keita, élève à  Kati Farada : « J’utilise la contraception pour ne pas tomber enceinte. Je ne suis pas encore mariée, mais J’ai un petit ami. Lorsque J’ai entendu parler de la planification familiale pour la première fois à  la radio, J’en ai parlé à  mes parents qui m’ont encouragé à  prendre la méthode qui me convient. J’ai choisi l’injectable parce que, C’’est plus discret à  mon avis. Et nous n’utilisons pas toujours le condom. Mon ami l’ignore et je pense que C’’est mieux ainsi. Mon souci majeur est de pouvoir terminer mes études sans aucune contrainte. » Mariam Coulibaly, 28 ans, pratique la Planification familiale depuis deux ans, en accord avec son mari : « Je suis marié depuis 1999 et J’ai 3 gosses. J’ai commencé la planification depuis ma première grossesse. Au départ, je prenais la pilule. Mais vu les cas d’oubli, J’ai finalement opté pour l’implant. Je suis victime de cerclage. Raison pour laquelle, J’ai peur de tomber enceinte en risquant ma vie et celle de mon bébé. Je ne voulais même plus avoir d’enfants. Mais mon mari m’a conseillé d’utiliser la méthode d’implant. Etant donné que cela dure cinq ans. D’ici là , je serai reposé et plus apte à  porter une grossesse selon lui. » Assétou Haidara, 45 ans et mère de huit enfants, veut limiter définitivement ses grossesses : « J’utilise la planification depuis plus d’une vingtaine d’années. Je suis d’abord passée par la pilule, ensuite l’injection et maintenant, l’implant. Il existe un espace de cinq entre mes 6 premiers gamins et 2 ans entre les deux derniers. Je pense en avoir assez fait. Il est grand d’arrêter et prendre le temps de me reposer. Le planning familial est la meilleure des choses dont nous pouvions rêver. Il met à  l’abri, la santé de la mère et de l’enfant. Mes deux premières filles avant de se marier, ont commencé le planning sous mes conseils et continuent à  le faire. Ma benjamine qui a 15 ans, viendra à  la fin de la semaine pour choisir la méthode qu’elle préfère. Ce n’est pas du tout emmener ses enfants à  la débauche, lorsqu’on utilise ces pratiques comme beaucoup ont tendance à  le penser. Il suffit juste de les mettre en confiance et les informer de toutes les choses de la vie. Discuter avec elles et essayer de comprendre leurs problèmes. On ne peut pas éternellement surveiller une fille. Ce n’est pas possible. Tous les parents, en particulier les mères, doivent être les meilleures amies de leurs filles. C’’est important. Je remercie les initiateurs de cette campagne de sensibilisation. » Les Hommes parlent de la contraception Bakary Doumbia, commerçant au marché de Ségou : « Très sincèrement, la planification familiale ne me disait pas grand-chose au départ. Je croyais que C’’était une politique des blancs pour nous empêcher d’avoir des enfants. J’ai deux femmes et elles utilisent toutes les deux, des méthodes de contraception à  leur convenance. Elles ont chacune, 8 et 12 enfants. Ma première femme a beaucoup souffert durant ses 7 premières grossesses. Elle ne cessait de faire des fausses couches. Nous avons attribué cela aux sorciers. Mais C’’est lorsqu’un jour, le médecin chef de l’hôpital Nianakoro Fomba de Ségou m’a dit que ma femme a ces problèmes, à  cause du rapprochement de ses grossesses. Il m’a alors suggéré d’utiliser des produits contraceptifs. C’’est une pratique que J’approuve à  100%. Elle évite les déceptions incessantes liées aux pertes en vie humaines. » Seydou, chauffeur de sotrama : « La méthode la mieux adaptée pour nous les jeunes, surtout les routiers, C’’est le préservatif. Il vous évite non seulement les grossesses non désirées, mais il vous préserve également des MST et IST qui courent partout de nos jours. Si je me marie un jour, je ne conseillerai aucune méthode contraceptive à  ma femme. Je suis issu d’une famille nombreuse, je ne vois pas de raison de me limiter à  quelques gosses. En plus, je n’ai aucune confiance en ces produits qui sont tous chimiques. Qui sait ce qui se trouve dedans ? Les blancs sont trop faux. Même le préservatif est à  risque. Mais, étant donné que je n’ai pas le choix, je m’y conforme. » Rendre la contraception régulière Les majorité des utilisatrices de contraception sont les jeunes filles célibataires. Elles ont toutes peur des grossesses non désirées. Et se cachent très souvent pour utiliser les produits contraceptifs. La méthode la plus prisée est l’injectable. Elles estiment que C’’est plus discret et sûr. Par ailleurs, les femmes mariées sont souvent contraintes de se cacher de leurs maris pour utiliser la contraception. Les hommes étant très souvent réticents. Certaines par contre, ont de la chance d’avoir des maris compréhensifs et ouverts à  ces pratiques. La méthode la plus courante chez la gente masculine, C’’est le condom ou préservatif.