Ebola : les communes lancent un plan d’urgence

La stabilité de la maladie à  virus à‰bola au Mali ne doit pas nous faire baisser les bras. La cérémonie de lancement couplée d’une remise de don de la coopération allemande GIZ a eu lieu hier mardi 13 janvier 2015 au siège de l’AMM. Ce sont 53 communes dont 6 cercles, 81 CSCOM dans la région de Sikasso et Kayes qui vont bénéficier de ce programme de deux mois pour un montant de 32 millions de FCfa. La première partie de ce montant soit 5 millions FCFA a été remise lors de cette cérémonie. Tour à  tour, le maire de la commune urbaine de Keniéba, Benkadi, Banamba ont reçu chacun leur lot des mains de la directrice de GIZ Friedesite Van Stsegolitz (GIZ), de Boubacar Bah dit Bill et du représentant de l’OMS au Mali. Mais avant la remise, Boubacar Bah, maire de la commune V du district de Bamako et président de l’AMM a affirmé que tant que la Guinée Conakry, la Serra Leone, le Libéria ne sont pas à  l’abri, le Mali aussi n’est pas l’abri. Il faut accentuer la sensibilisation a-t-il dit. Et d’ajouter que l’AMM s’inscrit dans la dynamique de la prévention de cette maladie et surtout dans les communes frontalières avec la Guinée. Pour la directrice de la coopérative Allemande, Friedesite Van Stsegolitz, ce geste est un symbole de coopération entre différentes communes. Selon elle, la maà®trise d’hygiène à  travers ce matériel va au-delà  de la lutte contre Ebola. « C’’est un moyen efficace de lutte contre les maladies diarrhéiques », a-t-elle laissé entendre avant de rassurer que GIZ restera un partenaire dans la prévention et la lutte contre Ebola dans les communes.

Sahel: la BM consacre un programme aux femmes

Parmi les obstacles qui entravent le développement de la région du Sahel, on peut citer les taux de fécondité élevés, la rigueur du climat, l’insuffisante de la croissance, des opportunités économiques limitées. La mortalité maternelle et infantile est aussi la plus élevée au monde. Pour réduire la pauvreté dans cette zone, la Banque mondiale vient de lancer son programme de développement du Sahel financé à  hauteur de de 170 millions de dollars (environ 85 milliards de francs CFA). Le projet relatif à  l’autonomisation des femmes et au dividende démographique au Sahel concerne cinq pays africains, dont quatre du Sahel y compris le Mali. « Nous savons que pour éliminer la pauvreté en Afrique et accroà®tre la prospérité au profit des familles, il faut notamment améliorer l’accès des femmes aux services de santé et éduquer les adolescentes», a déclaré Makhtar Diop, vice-président pour la Région Afrique à  la Banque mondiale. Et d’ajouter « il est impératif d’atteindre ces objectifs dans les pays du Sahel, o๠les taux de natalité sont parmi les plus élevés au monde. l’amélioration de l’accès aux services de santé maternelle et infantile, ainsi qu’aux services de planning familial, permettra de créer des perspectives économiques pour les femmes et filles de la région ». l’approbation du financement intervient un an après la visite conjointe au Sahel du président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim et du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. La Banque mondiale s’était alors engagée à  débloquer 1,5 milliard de dollars pour financer les priorités de la région en matière de développement, telles que la mise en place de dispositifs de protection sociale pour aider les familles à  résister aux pires effets des fléaux économiques et naturels, le développement des infrastructures et la création d’opportunités économiques pour les familles vivant en milieux rural.

Naissance d’une Alliance des journalistes contre Ebola

La rencontre a eu lieu le samedi 29 novembre 2014 à  la Maison de la presse sous la présidence de M. Mohamed Ag Mohamadoun, conseiller technique au ministère de la santé, en présence du Dr Abdoulaye Nènè Coulibaly, DGA du CNAM, du directeur pays de Save the Children international pour le Mali et la Guinée, Raphael Sindaye, la présidente de l’Alliance, Mme Ramata Tembely et une cinquantaine de journaliste de la presse écrite et audiovisuelle. Financée par l’ONG Save the Children, cette première activité de l’Alliance s’inscrivait dans le cadre de la dynamique de la riposte contre la maladie à  virus Ebola. Selon la présidente de l’Alliance, Mme Ramata Tembely, la lutte contre la maladie à  virus Ebola nous impose en tant que médias, de nous comporter en communicateurs et professionnels des médias éclairés et impliqués. « Le changement de comportement obligatoire et la diffusion et la promotion des bonnes pratiques en matière d’hygiène ne seront compris de nos compatriotes que si nous sommes capables de leur faire expliquer simplement, mais sans schématiser, pourquoi il leur est demandé, en cette période critique et cruciale, d’être prudents et de surseoir à  certains rituels sociaux ou religieux », a-t-elle indiqué pour justifier toute la nécessité pour les hommes de médias d’être mieux informer. Pour le Directeur pays de Save the Children, Raphael Sindaye, l’information et la sensibilisation des acteurs sont la clé de voûte de la lutte contre Ebola. « Nous sommes heureux de savoir que les journalistes à  travers l’Alliance, ont fait preuve d’une bonne vision et d’une grande maturité pour avoir pris, très tôt des initiatives courageuses et volontaristes, avec les moyens de bord afin de jouer pleinement sa partition dans le combat du moment », a-t-il dit, avant de rassurer l’Alliance de tout l’accompagnement de l’ONG international dans la mise en œuvre des actions quotidiennes contre la maladie à  virus Ebola. Le représentant du ministre de la santé, Mohamed Ag Mahamadoun a félicité l’Alliance pour cette initiative, qui pour lui, est d’une grande importance dans la mobilisation générale des citoyens contre Ebola. Deux éminents spécialistes à  savoir le Prof. Daouda K. Minta, médecin agrégé aux maladies infectieuses et tropicales et Dr Abdoulaye Nènè Coulibaly, DGA du CNAM ont expliqué de fond en comble aux journalistes, l’historique de la maladie d’Ebola, sa transmission à  l’homme et les mesures de prévention contre Ebola.

Mali: 7 millions d’enfants vaccinés contre la polio

L’information a été donnée il y a quelques jours lors d’une conférence de presse organisée par le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) au bureau de l’OMS à  Bamako. Il s’agit de mobiliser et de sensibiliser les populations pour mieux accueillir ces Journées nationales de vaccination dans les régions du Mali y compris la région de Kidal. Les 7 millions d’enfants ciblés ont une tranche d’âges compris entre 0 et 5 ans , a précisé la directrice nationale de la santé, Dr Binta Keita. « Il sera inoculé des doses de polio orale contre la poliomyélite dans toutes les régions, mais la région de Kidal exceptionnellement recevra des doses de vitamine A ainsi que des médicaments contre les maladies infectieuses et parasitaires » a t-elle indiqué. Pour réussir ces JNV, le Docteur Binta Keita a invité toutes les sensibilités du pays à  s’impliquer pour le bon déroulement de cette opération. Il faut signaler que la poliomyélite a été déclarée éradiquée au Mali depuis 2008, sauf qu’un cas importé a été découvert à  Goudam en 2011. Raison pour la quelle les organisateurs ne croisent pas les bras afin de réduire le risque de contamination. « La lutte contre la poliomyélite est sous-régionale. Tant qu’elle existe chez ton voisin, il y a toujours le risque d’importation» a souligné Sidiki Konaké, président du comité de pilotage de lutte contre cette maladie. D’importants moyens financiers Le coût de ces premières journées s’élève à  plus d’un milliard de F CFA. l’OMS a réaffirmé son soutien à  l’opération, indique son représentant au Mali. La directrice de la DNS a, pour sa part, salué l’engagement de l’ensemble des acteurs et des partenaires aux côtés de notre pays. Précisons que ces Journées sont couplées avec la Semaine africaine de vaccination, une initiative de l’Assemblée mondiale de la santé depuis 1988. A la date d’aujourd’hui, le Nigeria est le seul pays endémique de la sous-région qui passe de 53 cas en 2013 à  un seul cas en 2014. Le Mali totalise à  ce jour, plus de 41 passages des Journées nationales de vaccination avec l’introduction de 11 vaccins. La couverture vaccinale varie de 47 % à  Kidal à  85 % à  Bamako.

Lutte contre la malaria: la mobilisation continue

On estime que les efforts mondiaux pour combattre et éliminer le paludisme ont permis de sauver 3,3 millions de vies depuis 2000, en réduisant les taux de mortalité palustre de 42 % au niveau mondial et 49 % en Afrique. Un engagement politique accru et un financement élargi ont contribué à  réduire l’incidence du paludisme de 25% au niveau mondial et de 31% en Afrique. Au Mali, le paludisme reste la première cause de morbidité et de mortalité chez les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans et représente 41,11% du total des motifs de consultations selon l’annuaire statistiques. Le combat n’est pas gagné Le paludisme tue encore, selon les estimations, 627 000 personnes chaque année, principalement des enfants de moins de cinq ans en Afrique subsaharienne. En 2013, la transmission du paludisme se poursuivait dans 97 pays. On dénombre chaque année plus de 200 millions de cas, dont la plupart n’ont pas fait l’objet de tests et ne sont pas enregistrés. l’apparition d’une résistance aux insecticides et aux médicaments menace les acquis récents. Si l’on veut maintenir et accélérer le progrès contre le paludisme dans le monde, conformément à  l’objectif 6 du Millénaire pour le développement, et garantir la réalisation des objectifs 4 et 5, il faut d’urgence trouver des fonds supplémentaires. Les moyens financiers et matériels manquent reconnait l’OMS. Cependant, il faut préparer le terrain pour voir l’Afrique sub-saharienne, rejoindre les Emirats Arabes Unis, le Maroc, le Turkmenistan et l’Armenie, les 4 pays officiellement débarrassés du paludisme depuis que cette journée mondiale existe. Rappelons que le thème pour 2014 et 2015 est: Investir dans l’avenir. Vaincre le paludisme

L’UNASAM dit non à la violence dans les stades

Au centre des échanges, naturellement la présentation des vœux, mais aussi la problématique de la violence enregistrée dans nos stades. Membre de l’Union Africaine des Supporteurs, l’UNASAM devait abriter un congrès de cette organisation en début 2012. Cela n’ayant pas eu lieu suite à  la crise sécuritaire que la Mali a connue, les supporteurs du Mali envisagent d’organiser un forum international sur le thème : «La lutte contre la violence dans les stades». Pour le président de l’UNASAM, M. Souleymane Diabaté, «la violence n’a pas sa place dans le sport, particulièrement dans les stades de football». C’’est pourquoi, par ce forum, les supporteurs entendent servir de porte-étendard de cette lutte. Cela d’autant plus que «les actes de violence commencent à  prendre de l’ampleur dans nos stades et à  ternir l’image du pays», ajoute M. Diabaté. Pour l’occasion, il est prévu des conférences débats, des sketches de sensibilisation visant à  redonner au sport, précisément au football, son image d’antan, à  savoir le Fair-play, la paix, la fraternité, l’union des C’œurs et des esprits. Le Ministre de la Jeunesse et des Sports, Me Mamadou Gaoussou Diarra, s’est naturellement réjouit de cette initiative et a réitéré à  ses interlocuteurs l’engagement de son Département à  soutenir l’UNASAM dans cette noble tâche. «Acteurs incontournables de l’activité sportive, les supporteurs occupent le premier rang dans la promotion du civisme en milieu sportif», a rappelé Me Diarra. Pour le Ministre, «cette lutte contre le fléau de la violence dans les stades ne peut être gagnée que s’il y a un véritable retour à  l’éducation citoyenne, à  la notion de discipline… à  tous les niveaux». Les supporteurs, les sportifs, les encadreurs techniques, dirigeants… sont ainsi tous interpellés pour faire face au hooliganisme dans notre pays. Le premier responsable du Département de la Jeunesse et des Sports a donc invité l’UNASAM à  élargir l’Union dans toutes les communes en impliquant le maximum de jeunes supporteurs et animateurs bien formés pour que «l’amour du sport puisse prendre le dessus et stopper le phénomène». l’autre point soulevé lors de la rencontre, C’’est la mésentente entre les dirigeants qui ne fait que ternir l’image du football malien. A ce propos, Mamadou Gaoussou Diarra leur a prodigué des conseils. «Cette tâche de réconcilier tous les acteurs de notre football, voire de notre sport, ne doit pas revenir uniquement au Ministre de la Jeunesse et des Sports. Elle est l’affaire de tous. A commencer par les sportifs d’une même équipe. Nous devons être tous conscients que C’’est dans l’union qu’on peut s’attendre à  de bons résultats et gagner un combat», a insisté le Ministre Diarra !

Armée: lancement de la semaine de lutte contre le Sida

Le plan sectoriel du ministère de la défense et des anciens combattants est structuré autour de quatre orientations stratégiques correspondant aux principaux domaines d’interventions en matière de lutte contre le VIH/SIDA. Il s’agit notamment de la prévention de la transmission du VIH, de la prise en charge globale des personnes infectées et affectées, la surveillance, des études et recherches, de la gestion de la politique de lutte contre le VIH/SIDA. Pour cette année 2013, la thématique s’inscrit dans un cadre de mobilisation pour l’affectivité de la complétude et la couverture du territoire national par l’offre de service pour Zéro nouvelle infection à  VIH, Zéro nouvelle discrimination, Zéro décès lié au SIDA. Selon Malick Sène, Secrétaire exécutif du Haut conseil national de lutte contre le Sida(Hcnls), quand les cadres de l’armée maà®trisent bien le sujet, l’exécution sur le terrain devient facile. « Sur un continent o๠les conflits se multiplient et o๠les besoins de mise en place de forces de maintien de la paix sont de plus en plus nombreux, l’épidémie a des conséquences sur les capacités de déploiement de ces forces d’intervention, y compris celles de l’ONU » a indiqué pour sa part, le ministre de tutelle Soumeylou Boubèye Maà¯ga. Les facteurs de risque et de vulnérabilité dans l’armée sont entre autres le jeune âge, la mobilité interne et externe, le multipartenariat, l’alcool, la crise politique de Mars 2012. Pour lutter contre ce fléau, plusieurs actions sont prévues. Il s’agira de rendre disponible et accessible les supports de protection, de former les pairs éducateurs afin d’informer, d’éduquer et de sensibiliser et de faire un meilleur suivi des éléments qui viennent du front. Le réseau de service de santé de l’armée permettra également de renforcer et de compléter le dispositif sanitaire mis en place dans le cadre de cette lutte.

Comment lutter contre le ronflement ?

Le ronflement est un mécanisme simple. Il commence lorsque les tissus du palais et de la luette vibrent ensemble au passage de l’air. Il se déclenche uniquement la nuit, lorsque les muscles sont relâchés. Il concerne aussi bien les hommes que les femmes. Le ronflement dégrade la qualité du sommeil du conjoint mais aussi celle du ronfleur lui-même. Un ronfleur moyen produit en effet autant de son qu’une voiture (50-60 décibels)! Le ronflement peut aussi prédisposer à  d’éventuels problèmes cardiaques, notamment s’il est associé à  des épisodes d’apnée du sommeil. La vigilance s’impose donc. Attention à  l’hygiène de vie Pour lutter contre le ronflement, vous devez tout d’abord surveiller votre hygiène de vie. Pour éviter de ronfler, pensez notamment à  dà®ner léger ! Les repas trop riches en calories et en graisses aggravent en effet le ronflement. Même chose pour l’excès d’alcool. Un verre de vin pendant le repas, mais pas plus et arrêter de fumer parce que la consommation de tabac aggrave le ronflement. Le ronflement est plus important chez les personnes en surpoids, il faut éviter la consommation de calmants et de somnifères. Au lieu de vous aider à  mieux dormir, ils risquent au contraire d’aggraver le problème. Solutions naturelles contre le ronflement Une bonne hygiène de vie ne suffit pas toujours pour venir à  bout du ronflement. Voici donc quelques solutions naturelles qui vous aideront à  vous débarrasser du problème: un air trop sec peut favoriser le ronflement. Pensez donc à  humidifier celui de votre chambre. Un humidificateur ou une simple coupelle remplie d’eau dans la pièce suffisent; utilisez des gouttes nasales pour réhydrater le pharynx. Au moment du coucher, pulvérisez par exemple de l’eau de mer purifiée dans la gorge et le nez; n’hésitez pas à  utiliser des bouchons d’oreilles. Si cette astuce ne changera rien pour votre conjoint, cela vous permettra de mieux dormir et d’être moins fatigué au réveil. Il faut privilégier la position sur le côté ou sur le ventre lorsque vous dormez car le ronflement est souvent aggravé sur le dos. Enfin, soignez rapidement vos rhumes et autres troubles ORL qui aggravent les ronflements. Malgré toutes ces solutions, vous n’arrivez toujours pas à  résoudre vos problèmes de ronflement ? Sachez que dans certains cas la chirurgie peut s’avérer nécessaire. N’hésitez pas à  consulter votre médecin généraliste.

La mini-marche du MP22 contre la CEDEAO

Les marches sont de retour à  Bamako. Alors que la CEDEAO étudiait hier à  Abidjan les modalités d’un déploiement de ses troupes, des militants du mouvement populaire du 22 mars (MP22) menés par le député et secrétaire général du SADI Oumar Mariko, et par Rokia Sanogo (présidente du MP22) ont manifesté mardi matin contre cette possibilité. « Oui la fraternité mais d’abord la dignité » Moins d’une centaine marcheurs encadrés par la police ont quitté la Place de la Liberté à  destination du ministère de la Défense pour exprimer leur opposition à  la possible arrivée de troupes étrangères. Sur les pancartes et les banderoles on pouvait lire notamment « Abas la dictature de la CEDEAO », « Nous avons confiance en notre armée » ou encore « Oui à  la fraternité mais d’abord la dignité ». « Gare aux militaires de la CEDEAO qui poseront le pied sur le sol malien », ont averti des manifestants. « Ils n’ont qu’à  nous donner les moyens, on va libérer le Nord Mali », a réclamé Boubacar Sow, militant du MP22. Les Maliens suivront-ils le MP22 ? Arrivée au ministère de la Défense Oumar Mariko a remis au chef d’Etat-major adjoint Adama Dembelé une déclaration des manifestants. « Nous avons confiance en notre armée, nous estimons qu’une nouvelle armée née des cendres d’une armée de toute autre nature peut reconquérir les régions occupées. Aucune force étrangère ne pourra libérer le Mali à  notre place. Nous n’accepterons pas le dictat d’une force étrangère chez nous. Nous reconnaissons la fraternité mais nous ferons confiance à  note armée », peut-on y lire en substance. En réaction Adama Dembélé a pris la parole et salué l’initiative. «Nous sommes conscients que le peuple est derrière son armée. Notre pays est une nation d’histoire et dignité », a-t-il déclaré. « Cette marche n’est qu’un début. Nous allons mobiliser tout le peuple malien pour qu’il s’oppose à  l’envoi des troupes de la CEDAO », a ajouté Oumar Mariko. Les autorités maliennes ont indiqué début septembre qu’elles ne voulaient pas que des troupes ouest-africaines combattent, mais qu’elles apportent un soutien logistique et aérien, ainsi qu’une participation au maintien de l’ordre, une fois les villes du Nord reconquises. »

Après le contre coup d’état manqué, service minimum pour l’ORTM

Après la tentative de contre coup d’Etat du 30 avril, la plupart des travailleurs de l’Office de Radiodiffusion et Télévision du Mali (ORTM) ont repris le travail dans des conditions inconfortables. Le siège de l’ORTM étant barricadé et surveillé, les responsables ont décidé de délocaliser l’édition de 20h au Centre Services, production audiovisuelle (CESPA), qui accueille depuis quelques jours les techniciens et les présentateurs de la télévision nationale. Sur un fond en motifs bogolan, Aissata Ibrahim Maiga donne les nouvelles du pays dans un journal d’une vingtaine de minutes. Alors que l’édition de 20h multipliait les reportages avant le coup d’Etat du 22 mars, les téléspectateurs restent en ce moment sur leur faim. l’ORTM, siège des ex-putschistes Média stratégique, l’ORTM s’est trouvé au coeur des mouvements militaires. Tout comme le 21 mars aux environs de 16h. Les putschistes du capitaine Sanogo s’en emparent avant d’annoncer au Mali et au monde la chute du régime d’Amadou Toumani Touré. Dès lors le siège de l’ORTM se transforme en forteresse. Militaires et blindés s’installent dans sa cour au grand dam des salariés. « Ils ont mis leur espèce de balançoire (char blindé) en plein milieu de la cour, pour impressionner les travailleurs », rouspète un reporter, qui avoue ne plus trop traà®ner ses savates à  l’ORTM depuis le début des évènements. Quant aux reportages, « il y-a eu un moment de flottement, explique un responsable de la télé. Mais ça reprend tout doucement». Du matériel a été volé. Une dizaine de caméras, une centaine d’ordinateurs et des téléviseurs ont disparu après le coup d’Etat. Sans compter la présence permanente des militaires dans la cour et les contrôles intempestifs à  l‘entrée, «Il y avait de quoi être nerveux », rapporte une présentatrice. « Après les bérets verts, l’assaut des bérets rouges » Les choses basculent à  nouveau dans la soirée du 30 avril au 1er mai, lorsque les bérets rouges s’emparent à  leur tour de la télévision. Cette fois on compte des morts. « Nous étions dans une salle de montage lorsque nous avons entendu des tirs, puis vu des hommes (les bérets rouges). Ils nous ont ordonné de sortir. Ils avaient l’air déterminés, prêts à  tirer sur nous. Nous n’avons pas demandé notre reste», se souvient un animateur météo, encore marqué par l’affrontement. Aux abords de la radio, des personnes sont à  terre. Des militaires, mais aussi des civils comme cette pauvre vendeuse de jus de gingembre touchée par une balle perdue. Un bilan officiel de 27 morts avait été avancé officiellement, alors que du côté militaire, le chiffre de 70 victimes a été évoqué. « Combien de civils peut-on dénombrer dans cet épisode macabre? », s’interroge un journaliste de la radio. Silence du côté du CNRDRE. « Service minimum » Pour parer à  l’absence de reportages pendant presqu’une semaine et assurer le service minimum, la direction a donc choisi de délocaliser l’édition du journal pour quelques jours au CESPA. «Certains étaient traumatisés après l’attaque des bérets rouges mais le journal pourra à  nouveau être réalisé dans les locaux de l’ORTM dès la semaine prochaine », assure un responsable de la télé. « Nous sommes au service des autres et cette guéguerre n’arrange personne au Mali », déplore un présentateur vedette, ravi à  l’idée de reprendre du service . Jamais l’ORTM n’avait connu un tel déferlement de violence, admettent d’autres employés. Petit à  petit ils reprennent tous du service, et le service public doit continuer à  l’ORTM. Si la zone aux alentours reste barricadée, certains y vont en essayant d’oublier les tragiques évènements du 30 avril. Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Hamadoun Touré a lui rendu visite aux syndicats le 8 mai dans les locaux de la télévision pour tenter de les rassurer.

Excision au Mali : une pratique toujours courante

Une pratique qui a la dent dure l’excision comme définie par l’OMS est une forme de mutilation sexuelle féminine qui désigne toutes sortes d’interventions aboutissant à  une ablation partielle ou totale des organes génitaux externes ou toutes autres mutilations des organes féminins pour des raisons culturelles et autres et non à  des fins thérapeutiques. Au Mali, o๠la pratique demeure courante, 91,6% de la gent féminine est excisée. Ce qui fait dire Docteur Dolo, l’un des intervenants du débat sur la sensibilisation sur cette pratique que la difficulté de la lutte contre l’excision réside de la perpétuation de la pratique par les exciseuses qui en héritent de leurs parents. Véritable phénomène social, pratiquée sous certains cieux depuis des millénaires, cette pratique n’en est pas moins aujourd’hui un problème de santé publique de par ses conséquences néfastes sur ses victimes. Et pourtant, depuis quelques années les organisations non gouvernementales et les associations ne cessent d’en parler et de sensibiliser l’opinion afin d’y mettre fin. Mais, comme on le sait, les vieilles habitudes ont la dent dure et le combat semble très loin d’être gagné. De la nécessité de sanctions Dans la sous-région ouest africaine, certains pays ont adopté des lois interdisant l’excision. C’’est le cas du Burkina Faso o๠les exciseuses encourent de lourdes peines de prison. Au Mali, les autorités semblent craindre cette option. Le pays est cependant l’un des premiers à  s’être lancé dans la lutte. Il fait aujourd’hui office de mauvais élève, se faisant même réprimander par ses voisins. Ainsi en 2008, la représentante de Burina Faso lors d’un atelier sous régional déplorait l’absence de cette loi au Mali, car certains burkinabés quittent leur pays pour exciser leurs filles au Mali. Pour tenter de corriger cette situation et mettre un terme définitif à  cette pratique dans un avenir pas trop lointain, les acteurs de cette lutte ont décidé d’instaurer le dialogue direct entre différents acteurs et débattre de la problématique de l’excision. Pour eux, sur un plan juridique, la pratique est considérée comme une atteinte à  l’intégrité physique de la femme et de la jeune fille. Selon Mathieu Traoré, magistrat au tribunal de la commune IV, notre pays a ratifié plusieurs traités internationaux qui l’interdissent. Mais, beaucoup reste à  faire. Il a ainsi rappelé que la loi pénale est d’interprétation stricte. Or, aucun article de loi au Mali n’interdit l’excision. Il préconise alors de relever toute ambigà¼ité et de la classer comme infraction et de déterminer la peine applicable ou à  défaut, adopter une loi spéciale interdisant la pratique. Avant l’adoption d’une loi interdisant la pratique, il s’avère plus que nécessaire en l’état actuel des choses, de sensibiliser le maximum de maliens sur la question de l’excision. Et ce en utilisant des moyens adéquats pour éviter toute agitation sociale.

3ème Festival Mondial des Arts Nègres au Sénégal : Pas que des heureux

Une marche contre le FESMAN Ainsi, une grande marche a eu lieu il y a quelques jours à  Guédiawaye, une banlieue de Dakar, contre le Festival mondial des arts nègres (FESMAN), qui se tient depuis le 10 décembre dernier. Motif de cette nouvelle protestation, les trente-cinq milliards de francs CFA utilisés par l’Etat pour assurer son déroulement, alors qu’une partie des Sénégalais doit faire face à  la montée des prix des denrées alimentaires et aux coupures d’électricité. Quelques leaders de l’opposition, dont Moustapha Niasse de l’Alliance des forces de Progrès (AFP), Abdoulaye Bathily de la Ligue démocratique (LD), Mamadou Lamine Diallo du mouvement TEKKI, ont participé à  la marche. Sur des pancartes portées par des jeunes, on pouvait lire : « Non à  la dilapidation des deniers publics », « 39 milliards de francs CFA (59 millions d’euros) pour un Festival, quel gâchis ! », « A quand la fin des coupures de courant ? », « Halte à  la hausse des prix des denrées de première nécessité »… Certains ont aussi fustigé le fait que le président Wade, candidat pour un troisième mandat en 2012, ait choisi sa fille Sindiély pour codiriger le festival, comme en 2007 lorsqu’il avait confié l’organisation du Sommet de la conférence islamique à  son fils Karim Wade. Une mauvaise organisation, selon le porte flambeau de la contestation D’autre part, le FESMAN passe mal dans le monde rural. « Il le vit dans l’indifférence et dans une incompréhension teintée de frustrations », selon le secrétaire général de l’AFP, Moustapha Niasse, qui incarne le mouvement de contestation. Il a exigé un audit sur les trente-cinq milliards officiellement injectés dans le FESMAN lors d’une réunion du bureau politique de l’AFP, le 14 décembre. Le contexte de flambée des prix sans précédent qui accélère la paupérisation des Sénégalais, selon lui, « met à  nu l’impertinence du troisième Festival Mondial des Arts Nègres et renvoie à  la souffrance plusieurs segments de la population, particulièrement celle des paysans qui constitue la majorité des Sénégalais en activité ». Il estime que « ce festival pêche par le manque de qualité, le manque d’organisation, le manque de hauteur, et le peuple sénégalais n’y participe pas ». Pour l’opposant sénégalais, « les sommes annoncées ne seront jamais mises dans le déroulement de cette manifestation ». Et il s’insurge contre « le montant scandaleux du budget qui ne peut, selon lui, être perçu dans l’absolu, indépendamment des urgences dans des secteurs clés de l’économie nationale ». Des grands noms négligés Des artistes sénégalais tels que le célèbre Doudou Ndiaye Rose ont regretté le fait d’avoir été mis à  l’écart. Le Tambour major a affiché son amertume : « Franchement, je ne suis pas content. A vrai dire, ce n’est pas comme ça que je voulais les choses ». Inscrit in extremis dans le programme, il y va en traà®nant les pieds. « C’’est à  la dernière minute qu’ils ont compris que ce serait grave d’organiser le Fesman sans ma participation, raconte-t-il. La place qu’ils m’ont donnée ne me convient vraiment pas. Les choses ne devaient pas se passer ainsi, mais J’accepte de le faire pour mon pays » La riposte de Wade Abdoulaye Wade n’a pas manqué de riposter, la semaine dernière, contre le traitement de l’information réservé par la presse aux fausses notes du FESMAN. Lors d’un discours sur l’épopée et l’effectivité de l’Union africaine devant ses homologues, le 14 décembre au Palais de la République, il a tenu ces propos : « Il y a certains journaux qui diront que nous sommes des rêveurs. Ils vont encore se moquer de nous ». Puis, dans sa diatribe retransmise par la télévision du Sénégal (RTS), il a déclaré : « Mais des traà®tres, il y en a partout. Et il y en aura toujours. Ce n’est pas parce que nous sommes des africains qu’il n’y a pas de traà®tres parmi nous ». Il a ensuite décidé de donner un siège permanent au Festival, dans le but de perpétuer la mémoire du Festival, ‘en tant que moment privilégié de rencontre et d’exaltation de la culture et de l’ensemble des valeurs de la civilisation du monde noir’. Alors que la fête bat toujours son plein sur la grande place de l’Indépendance tout illuminée, une bonne partie du peuple sénégalais vit encore dans le noir en raison des coupures d’électricité. C’’est à  se demander si le cadeau de Noà«l du président est vraiment celui qu’il attendait ?

Droit de réponse d’Oxfam, LVIA et Action contre la Faim

Suite à  cette publication, Les ONG « Action contre la Faim », « LVIA » et « Oxfam Grande Bretagne », ont souhaité réagir et apporter quelques précisions sur leur positionnement au Nord Mali. Voici leur réponse : Pour rappel, «Action contre la Faim», «LVIA» et «OXFAM-GB » sont des Organisations Non Gouvernementales laà¯ques et apolitiques. La situation actuelle au Nord Mali n’affecte pas les activités des organisations «Action Contre la Faim», «LVIA» et «OXFAM-GB ». Ces organisations ne se sont pas retirées du Nord-Mali, ni ne projettent de le faire. Leurs programmes et activités au Nord-Mali continuent aux bénéfices des populations les plus démunies. Pour OXFAM-GB, Gilles Marion, Directeur National Pour LVIA, Anne Boscher, Représentante au Mali Pour Action Contre la Faim, Patricia Hoorelbeke, Chef de Mission

Pour ou contre la polygamie?

Si la polygamie servait autrefois à  unifier une concession, à  perpétuer la tradition d’un village, ou à  combler un veuvage, aujourd’hui, elle est parfois signe d’ostentation, ou d’utilité pour des jeunes femmes qui cherchent un statut, ou à  s’en sortir financièrement…Mais à  côté de sa voisine sénégalaise, adepte de l’union partagée, qu’est-ce qui motive la femme malienne à  entrer en polygamie ? Ou qu’est ce qui au contraire l’en empêche ? De même pour les Hommes ! D’ ou vient la polygamie ? Au Mali, la polygamie est légale et près de la moitié des hommes sont polygames. Le phénomène est d’autant plus répandu que 99 % de la population est musulmane. D’après Oumar Sissoko enseignant, un homme monogame est un homme à  demi célibataire, car le jour o๠il aura des ennuis avec sa femme, elle retournera chez ses parents et à  lui, le vagabondage sexuel ! Le retour au Camalènbaya ! D’o๠l’intérêt de la polygamie pour assurer sa tranquillité ! « Il vaut mieux avoir plusieurs femmes que de vaquer au libertinage sexuel ». Et Mr Sissoko confirme sa position : « J’accepte cette pratique parce que un polygame est un homme heureux ! Ses épouses cherchent à  lui faire plaisir en voulant devenir la préférée…». Abdourahmane Diallo, Administrateur civil, 50 ans, se base lui sur la religion et juge que si les conditions matérielles et sociales sont réunies, on peut prendre une seconde épouse, voire une troisième, pourvu qu’il y ait une équité entre elles : « Si les femmes du Prophète (PSL), s’entendaient bien, pourquoi pas le commun des mortels… » Et pourtant, Mr Diallo, a vécu une première expérience plutôt négative : « Ma seconde épouse, plus jeune, ne s’entendait pas avec la première et lors des réunions familiales, il y a eu quelques clashs ! s’en est suivi une séparation ! ». Abdoulaye B, journaliste à  Radio Guintan est lui formellement contre la polygamie de nos jours : « Autrefois, les hommes prenaient beaucoup de femmes pour assurer une descendance, avoir des bras vigoureux pour nourrir la famille ! Avant, la polygamie se basait sur une organisation sociale codifiée, mais les temps ont changé, les mentalités ont évolué, la polygamie sert maintenant le plaisir de l’homme. Dans un ménage polygame aujourd’hui, il n’y a plus d’amour, d’harmonie et la division règne. Très souvent, les enfants se détestent et leur éducation n’est plus assuré… ». Le point de vue féminin… Il y a plus de femmes que d’hommes sur terre… Est-ce une raison pour faire preuve de générosité et d’abnégation pour ne pas laisser certaines vieilles-filles seules ? Il y a bien sûr le point de vue des principales concernées : « Au Mali, affirme Aissata Diallo, journaliste dans une chaà®ne privée, si tu atteins 30 ans et que tu n’as toujours pas trouvé chaussure à  ton, pied, tu risques de finir deuxième et devenir une Sinamousso ( coépouse) ! Car la majorité des hommes au-delà  de trente ans sont mariés ! Et cela devient difficile de trouver un prince charmant de libre ; Alors il vaut mieux avoir trouvé sa moitié dès 25 ans pour ne pas finir dans un ménage polygame ! » Est-ce cependant l’unique raison qui pousse certaines à  accepter ce choix de vie ? « Moi je cherche un statut social à  travers la polygamie, explique Khady, 30 ans, commerciale. « Je vis ma vie, je vaque à  mes occupations et J’ai ma propre maison, donc je n’ai aucune raison de me brouiller avec ma coépouse ». Pour celles qui sont contres, la polygamie signifie rien de moins que des problèmes: « Les coépouses, jalouses entre elles, ont parfois recours au Marabout pour nuire les unes aux autres ! », témoigne Aminata Touré. « Pour rien au monde, je n’accepterai de partager un homme, avec une autre », lâche Seynabou, 24 ans, étudiante en Communication et déterminée, il vaut mieux éviter les problèmes… » D’autres l’acceptent à  contre C’œur à  cause de la pression familiale et l’aspect financier : « La veille de mon mariage, mon mari à  fait savoir à  mes parents qu’il souhaitait opter pour le régime monogame et aucun membre de sa famille n’était d’accord avec cette idée. Or avec la polygamie, la femme peut bénéficier des biens de son mari et C’’est ce qui m’ a poussé à  y finalement adhérer… », explique Mme Sidibé Assan Bah. Le Nouveau Code de la Famille, en cours d’ apdotion à  l’ Assemblée Nationale, prévoit le régime de Séparation des biens.  » Dans la réalité, bien des hommes n’ assument pas leur responsabilités et abandonnent les charges familiales, pour lesquels ils s’étaient engagés. Chaque coépouse se bat alors pour nourrir ses enfants. Les femmes souffrent beaucoup en polygamie et C’’est ce qui entraà®ne le vagabondage des enfants, et la délinquance juvénile…», ajoute Mme Bah. Mais la polygamie signifie t-elle souffrance seule pour les femmes ? « Maman Téné avait été délaissée par le père Benfa, dès que ce dernier avait épousé ses deux jeunes femmes, il avait transporté ses affaires chez ses nouvelles épouses… et il ne plaisantait plus avec elle, ne se confiait plus à  elle… », raconte l’écrivain malien Seydou Badian dans son roman Sous l’orage, une histoire o๠tradition et modernité se confrontent, à  travers le personnage de Kany, qui refuse d’épouser Famagan et devenir une coépouse, lorsque sa Maman, la pousse à  comprendre les souffrances et les sacrifices vécus, dans son propre ménage… Alors, que le texte de réforme du Code de la Famille et des Personnes, au Mali, est en cours d’adoption à  l’Assemblée Nationale, la polygamie soulève de nombreuses questions, celui des droits de succession et d’héritage, de la protection de la veuve, en cas de décès du mari… Le nouveau texte prévoit une protection plus solide pour la femme, qui pourra hériter des biens acquis pendant le mariage, jouir d’ une garantie de son droit d’ habitation et d’occupation des terres appartenant à  la famille ( Auparavant, la veuve était renvoyée chez ses parents sans rien). Mais le code permet aussi que l’ on applique les règles coutumières ou religieuses de partage de l’héritage… des régles qui bien souvent font primer l’ homme sur la femme! Mais qu’on soit pour ou contre cette pratique, elle est entrée dans nos mœurs, et nul ne peut juger un homme qui a décidé de prendre plusieurs épouses, ou une femme qui veut bien signer le régime polygame à  la veille de son mariage. Reste à  définir les règles d’une cohabitation harmonieuse et à  assurer l’éducation parfaite des enfants qui en naitront. Voilà  tout le défi de la polygamie aujourd’hui…