Adema : le congrès national reporté sur fonds de crise

La première formation politique du Mali, continue sa descente aux enfers après avoir été fragmentée à  la suite des élections présidentielles. « Il faut une véritable refonte de notre parti qui a perdu sa force à  cause du choix des candidats aux échéances électorales», déclare un proche de Dramane Dembélé, candidat battu aux dernières présidentielles, mais aussi aux législatives à  Ségou. Une source dans le parti, prétend que le clan Dramane Dembélé, voudrait se positionner pour la direction du parti, contre les vieux barons et caciques de la ruche. Parmi ces têtes de l’Adema, il faut citer l’ex député Assarid Imbarcawane, Mme Konté Fatoumata Doumbia, maire de la commune I, Tiémoko Sangaré, président intérimaire du parti, Moustapha Dicko, actuel ministre de l’enseignement supérieur. Un bras de fer opposerait donc la jeune génération du parti et la vieille garde politique de l’ADEMA, raison véritable du report du congrès. La crise est loin d’être finie dans la mesure o๠la commission de travail qui devait être constituée pour le congrès, n’a pu l’être. Pour Mamoutou Thiam, chargé de communication du bureau politique national, joint par téléphone, aucune date n’a été communiquée pour le congrès. La crise de l’Adema s’est aggravée avec l’ascension soudaine du candidat Dramane Dembélé lors de la dernière présidentielle, ce qui a provoqué le départ de certains cadres mécontents de ce choix. Parmi eux, Sékou Diakité, ancien ministre et Soumeylou Boubèye Maà¯ga, respectivement deuxième et cinquième vice-présidents, et qui ont claqué la porte. Si le premier a viré à  la Codem, le second a créé son propre parti, l’ASMA qui s’est positionné dans la majorité présidentielle. A cette saignée, s’est ajoutée la démission d’Ibrahim N’Diaye, ancien président du parti par intérim, et au moment crucial, o๠Dramane Dembélé a appelé son clan à  reporter ses voix sur le candidat IBK contre la volonté du parti qui avait signé un protocole d’accord avec le FDR, pour soutenir Soumaila Cissé au second tour. Depuis, le ver vit dans le fruit.

Dembélé Ouleymatou Sow : « la société civile malienne doit s’approprier les droits humains »

Journaldumali.com : Qu’est ce que l’EPU et son impact sur la société civile malienne ? Dembélé Ouleymatou Sow : La Comade (coalition malienne des droits de l’enfant) est entrain d’organiser un processus d’appropriation de l’EPU par les acteur de la société civile. A l’heure actuelle, il y a eu 34 recommandations acceptées par le Mali au terme de la dernière session de l’examen périodique universel faite au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies. Ces recommandations intègrent des aspects comme les violences basées sur le genre et les violences faà®tes aux les enfants. Je pense notamment aux mutilations génitales féminines, les violences en milieu scolaire et celles liées à  la récente crise qui n’a pas épargné ni les femmes et les enfants dans le nord du pays ; l’EPU intègre aussi les questions sur l’éducation, à  partir du forum de 2008 sur l’éducation mené au Mali. Il s’agit d’accélérer la mise en œuvre des préoccupations éducatives des enfants. Il faut aussi mentionner l’enrôlement des enfants dans les hostilités militaires. A ce niveau, l’Etat malien doit prendre des dispositions pour retirer les enfants de ces processus d’enrôlement et les réinsérer dans la vie socioculturelle. La santé de la mère et des enfants est aussi un autre pilier de ces recommandations internationales formulées par les pays du monde. Il s’agit donc de plaidoyer, cela pèse t-il sur l’amélioration des droits humains au Mali ? Oui l’EPU est un instrument de plaidoyer mais il est aussi réalisé par les 47 états qui s’y soumettent au niveau du Conseil des Droits de l’homme des Nations Unies tous les 4 ans et demi. Il permet d’accélérer l’exercice des droits humains dans les différents pays en responsabilisant davantage ces pays. C’’est aussi un document de plaidoyer pour la société civile qui doit s’impliquer dans le suivi de ces recommandations. Et permettre la matérialisation des droits humains, d’o๠l’implication des groupes de femmes et de jeunes pour cet objectif. Cet atelier intègre justement des enfants du Parlement des enfants, des jeunes et les organisations féminines Absolument, il s‘agit aussi des couches vulnérables, défavorisées même. C’’est pourquoi la société civile doit s’impliquer dans le suivi des recommandations. l’implication des groupes de femmes et de jeunes a été sollicitée pour comprendre et renforcer l’EPU. l’EPU concerne tout le monde et fait l’auscultation des droits de l’homme à  travers les instruments internationaux comme La charte des Nations Unies, les engagements et conventions ratifiées par nos pays, la déclaration universelle des droits de l’homme et des peuples, la Charte des droits de l’enfants, le droit international africain, la CDF pour les femmes, le protocole de Maputo, la déclaration officielle des chefs d’Etats sur l’égalité des sexes. Tous ces instruments doivent être auscultés pour que les Etats respectent leurs engagements en matière de droits de l’homme. Au Mali, signalons que l’Espace d’interpellation démocratique s’est intéressé à  cette question. Tout comme l’Association malienne des droits de l’homme ( AMDH), l’Observatoire des Droits de l’homme, les étudiants, la société civile et les associations se mobilisent sur la matérialisation effective des droits de l’homme.

ADEMA–PASJ: vers un échec du congrès extraordinaire ?

Le comité exécutif sous la direction du 2ème vice-président Tiémoko Sangaré a bénéficié de l’aide du Pr. Dioncounda Traoré qui est intervenu pour jouer le rôle de médiateur afin de maintenir la cohésion au sein du parti en vue d’une élection législative réussie. La crise que traverse l’Adema a atteint son paroxysme après la défaite du candidat Dramane Dembélé au premier tour des élections présidentielles de juillet 2013. M. Dembélé avait alors soutenu Ibrahim Boubacar Kéita (président élu le 11 août dernier) contre le candidat de l’URD, Soumaà¯la Cissé, le choix du parti. Dramane Dembélé et ses partisans s’activeraient depuis dans les coulisses pour convaincre les secrétaires généraux des sections de la nécessité d’un congrès extraordinaire afin de prendre définitivement le contrôle du parti. Selon des sources concordantes, de gros moyens ont été mobilisés pour parvenir à  cette fin. « Dramane Dembélé proposerait 500.000 FCFA aux secrétaires généraux de l’Adema pour avoir l’organisation du congrès extraordinaire » nous confie un « adémiste ». Mais certains caciques du parti s’opposent et formeraient actuellement un front pour déjouer le « coup » de Dramane Dembéle. « Tourner la page noire de l’Adema » Selon un proche d’Ibrahima N’diaye (ex-président par intérim du parti, démissionnaire en août dernier) des réunions se tiennent en permanence au siège à  Bamako Coura. « Adversaires et partisans, supposés ou réels du candidat Dramane Dembélé, semblent vouloir tourner la page de Dramane comme une page noire de l’Adema » déclare –t-il. Quant aux responsables, ils ne ménageraient plus d’efforts pour recoller les morceaux. Un cadre du parti affirme que la tenue d’un congrès extraordinaire est inopportune pour l’Adema dans la mesure o๠les militants se préoccupent d’organiser une élection législative dans la cohésion. D’autres sources indiquent que Tiemoko Sangaré a envoyé des correspondances dans les différentes sections pour donner des indications claires. Il s’agit bien de mettre l’accent sur la discipline afin d’éviter le pire dans la ruche.

Dramane Dembélé remercie ses partisans d’avoir porté IBK à la victoire

Mes Chers Compatriotes, l’élection présidentielle vient de connaitre son épilogue avec la proclamation des résultats provisoires du second tour par le Ministre en charge de l’Administration territoriale. Un second tour qui consacre la victoire claire et nette du candidat pour lequel nous vous avions convié à  voter massivement, le Président Ibrahim Boubacar KEITA. La grande mobilisation du Peuple malien que nous avons constatée pendant le premier et le second tour du scrutin est confirmée par un taux de participation jamais égalé sous la 3ème République. C’’est là , incontestablement la plus belle preuve de l’engagement et de la détermination des Maliennes et des Maliens à  tourner définitivement la page de la grave crise politico-institutionnelle et sécuritaire qui a plongé notre pays dans une tragédie indicible. Cette élection du candidat Ibrahim Boubacar KEITA à  la présidence de la République du Mali augure de lendemains meilleurs pour le Peuple malien, tant il apparaà®t véritablement comme l’homme de la situation. En effet, ses qualités d’homme de parole et surtout de décision font de lui celui qui est le plus à  même de redonner au peuple malien sa dignité et son honneur perdus, tout en assurant la paix et la sécurité indispensables à  son épanouissement. Toutes nos félicitations au nouveau Président élu ! C’’est l’occasion aussi pour moi de féliciter et de remercier le Peuple malien pour sa participation massive à  un processus destiné à  lui redonner les moyens de sa réhabilitation et de sa renaissance. Quant aux militantes et militants, sympathisantes et sympathisants de mon parti, l’ADEMA-Parti Africain pour la Solidarité et la Justice, ainsi qu’aux nombreux compatriotes qui m’ont fait confiance en m’accordant leur suffrage, les mots me manquent pour leur signifier toute ma gratitude et toute ma reconnaissance pour le travail abattu. Camarades militantes et militants, sympathisantes et sympathisants de l’ADEMA-PASJ, le moment viendra certainement pour nous d’examiner sans complaisance notre bilan de cette élection présidentielle. En attendant, force est de reconnaà®tre qu’au regard des résultats obtenus, on ne saurait nier que notre Parti a subi un sérieux revers. En effet, C’’est la première fois que le premier parti du Mali, le parti le mieux implanté dans le pays, avec 56 députés, 276 maires et 3185 conseillers municipaux, subit une telle défaite ! Cependant, après une analyse lucide de la situation, notre intime conviction est faite : le revers historique que l’ADEMA-PASJ vient de subir tient plus à  la forte défection dans nos propres rangs qu’à  une quelconque manipulation des urnes ! Nous savons que notre Parti a été touché dans ses fondamentaux depuis plusieurs années, nous savons que notre Parti a connu plusieurs saignées depuis sa création, nous savons que notre Parti a subi une nouvelle crise grave suite à  ma désignation comme son candidat pour cette élection présidentielle, mais nous avions espéré, et même cru, en la vitalité de notre Parti et en sa capacité de se retrouver et de se remobiliser au moment des choix déterminants… C’’est justement ce que nous a prouvé l’exaltante campagne que nous venons de mener, malgré les énormes difficultés que nous avons rencontrées dans sa conduite. Mais comment se fait-il que la vitalité de notre Parti et l’envergure de son implantation dans le pays ne se soient pas traduites dans les urnes par un meilleur score ? C’’est à  cette question essentielle que nous devons désormais répondre. La Direction du Parti est donc fortement interpelée… Pour ma part, ayant eu le grand honneur et le bonheur, lors de cette compétition électorale, de porter fièrement les couleurs du Parti d’Abdramane Baba Touré, d’Alpha Oumar Konaré et de Dioncounda Traoré, J’ai décidé de travailler désormais prioritairement à  la réalisation de notre vieux projet de refondation du Parti, de contribuer au recentrage de notre agir politique en retrouvant nos fondamentaux idéologiques. La Direction de notre Parti doit comprendre que le FDR a accompli sa mission historique du combat victorieux pour le retour à  l’ordre constitutionnel dans notre pays et que l’enjeu désormais pour l’ADEMA-PASJ, C’’est le combat pour la réalisation de son Projet de société ! C’’est pourquoi, en tant que candidat de l’ADEMA-PASJ, parti membre de l’Internationale socialiste, J’ai appelé toutes les militantes et tous les militants, toutes les sympathisantes et tous les sympathisants de notre Parti, toutes les Maliennes et tous les Maliens qui ont voté pour moi au premier tour, à  se joindre à  moi pour reporter massivement leurs voix sur Ibrahim Boubacar KEITA, dont le parti est aussi membre de l’Internationale Socialiste ! Le résultat a été un véritable plébiscite. Soyez-en toutes et tous chaleureusement remerciés ! M’adressant à  présent plus particulièrement aux membres de mon Parti, je voudrais leur dire ceci : Chers Camarades de l’ADEMA-Parti Africain pour la Solidarité et la Justice, la refondation de notre Parti et du paysage politique malien est désormais en marche. C’’est notre devoir historique de génération de l’accomplir, afin de mettre un terme définitif aux dérives comportementales qui ont conduit notre pays dans le gouffre et ont largement entamé son honneur et sa dignité ! J’y prendrai toute ma part, Incha’Allah ! Puisse Le Tout-Puissant nous accompagner dans cette œuvre de stabilité, de paix et de réhabilitation pour notre pays ! Dieu bénisse le Mali ! Bamako, le 16 août 2013 Dramane DEMBELE

Fin de campagne en images

Le candidat de l’ADEMA, Dramane Dembélé, a réussi le pari de remplir le stade omnisport Modibo Kéita pour son dernier meeting. Celui qui veut incarner « le nouveau visage du Mali » a rappelé pourquoi il s’est engagé dans la bataille pour la magistrature suprême et appelé tous les Maliennes et maliens à  accomplir leur devoir citoyen ce dimanche 28 juillet. C’est également à  Bamako que Ibrahim Boubacar Kéita a tenu son meeting de clôture de campagne. Le carrefour de l’Obélisque située sur l’Avenue du Mali , à  l’ACI 2000 que ses partisans se sont donnés rendez-vous. Un show de 3 heures qui a réuni foule. Soumaà¯la Cissé, candidat de l’URD s’est offert un véritable tour du mali qui a pris fin ce vendredi sous la colline du Nianan, à  Koulikoro (45km de Bamako). Il faut rappeler que M. Cissé fait figure de grand favori pour cette présidentielle. Il fait partie de la jeune génération en politique. Le maire de Ouéléssébougou et candidat à  la présidentielle a choisi sa ville pour son meeting de clôture. Les populations du Djitoumou lui ont promis de tout mettre en oeuvre pour le porter à  Koulouba. Le candidat du FARE-An ka wuli, l’ancien Premier Ministre Modibo Sidibé, était quant à  lui à  Sikasso. La région est réputée pour être un vivier d’électeur.

Présidentielle-Adema : « Dra » convainc et rassemble

Il y a quelques mois, presque personne n’aurait parié sur Dramane Dembélé comme présidentiable. Il a pourtant été choisi par ses pairs pour défendre les couleurs du parti Adema-Pasj pour la présidentielle du 28 juillet. Grogne dans les rangs, défection de cadres et scepticisme des militants. Mais, à  quelques heures du scrutin, il est indéniable qu’il ne fera pas de figuration. Comme le disait un de ses partisans le week-end dernier, « Dra » comme on le surnomme, « est un adversaire dangereux » pour les autres candidats qui peuvent pourtant se targuer de leur expérience plus riche en politique. Le tour du Mali pour convaincre Son ambition pour le Mali, Dramane Salif Dembélé l’a annoncé partout o๠il est passé. De Kayes à  Kidal, en passant les plus petites bourgades du pays, l’un des plus jeunes candidats à  cette présidentielle a prouvé que « la valeur n’attend point le nombre des années ». Sa capacité à  rassembler les foules a démenti la rumeur qui le disait timide et réservé. A tous, il a tenu le même discours, « l’Adema a entendu les aspirations des Maliens et propose une nouvelle génération pour diriger le Mali ». A 46 ans, le champion de la première force politique du pays veut incarner une nouvelle manière de faire de la politique. Un programme ambitieux, des actions concrètes avec les stratégies pour les mettre en œuvre, une base forte malgré les soubresauts et un contexte propice à  un changement générationnel, telles sont les cartes qu’il a en main. Education, santé, armée, emploi, agriculture, promotion de la femme, décentralisation, gouvernance, justice, aucun chantier ne sera épargné, afin que le Mali ait sa place d’honneur dans le concert des Nations, affirme-t-on à  l’ADEMA. Ressouder le parti et réconcilier les Maliens Reconstruire le tissu social, C’’est l’un des principaux enjeux pour le Mali, selon le candidat. Il propose pour ce faire, un contrat de « réparation sociale ». Partout, C’’est un accueil chaleureux, que lui ont offert des populations massivement sorties pour écouter son message. Une occasion également pour le candidat de porter le message de la refondation du parti qu’il représente. l’ « ADEMA qui a connu une crise mais l’ADEMA toujours debout » comme le dit un cadre du parti. Bouba Couibaly est un jeune sympathisant du parti. Il n’a pas encore sa carte de militant mais annonce à  qui veut l’entendre qu’il votera pour « Dra ». «Il est celui qui nous représente le mieux, nous les jeunes. Il connait nos préoccupations et je sais qu’il va travailler pour nous soulager » ajoute-t-il en brandissant sa carte NINA, le sésame qui lui permettra de voter le dimanche prochain. Les femmes, les personnes âgées, tous se mobilisent aujourd’hui pour lui assurer ses chances pur Koulouba. Dans les quartiers, les communes, les sections et sous-sections de l’ADEMA connaissent un regain de dynamisme. Le fait que le candidat ait rendu visite à  environ 80% des structures à  la base y est pour beaucoup. « l’Adéma est solide. Les militants sont là  » rassure Dramane Dembélé qui croit, comme ces milliers de partisans que la victoire est possible. « Ce sont les Maliens qui vont décider. Mais au pire, nous irons au second tour » affirme-t-on dans le staff de campagne. Vivement le 28 juillet.

Presidentielle : à 3 jours du scrutin, IBK en tête des sondages

Ibrahim Boubacar Kéita (IBK) 1er avec un score compris entre 35,0 % et 48,1 %, Soumaà¯la Cissé 2e (avec 17,5% à  23,3 %), Dramane Dembélé 3e (avec 8,3 % à  11,0 %) et Modibo Sidibé 4e (4,7 % et 6,3 %). Ce sont les résultats d’un sondage d’opinion réalisé par Sidiki Guindo, ingénieur, statisticien, chargé de recherche à  Emergence Consulting Group, enseignant à  l’ENSAE du Sénégal. M.Guindo était face à  la presse ce mardi 23 juillet à  la Maison de la presse. Selon le statisticien, le sondage a été réalisé du 8 au 14 juillet 2013 sur un échantillon représentatif de 5385 individus de 20 ans et plus. Cet échantillon a couvert le district de Bamako et toutes les régions du pays sauf Kidal. Sur l’ensemble de l’échantillon, 720 personnes ont été interrogées à  Bamako et 830 dans chacune des cinq premières régions. Selon les résultats des sondages, le district de Bamako votera surtout pour deux candidats : celui du RPM (Ibrahim Boubacar Kéita) et celui de l’URD (Soumaà¯la Cissé). Le candidat du RPM, IBK, viendra en tête avec un score compris entre 52,95 % et 70,19 % (avec une moyenne de 61,57 %). Il serait suivi de Soumaà¯la Cissé, candidat de l’URD qui aura un score compris entre 7,89 % et 13,72 % (avec une moyenne de 10,81 %). Ces 2 candidats auront donc à  eux deux au moins 60 % des voix à  Bamako. La troisième place sera disputée par Cheick Modibo Diarra et Soumana Sako. Ces candidats auront entre 3,56 % et 9,28 % des voix à  Bamako. Les scores dans les régions A Kayes, le candidat du RPM, IBK viendrait en tête avec un score compris entre 41,01 % et 54,37 % (et une moyenne de 47,69 %). Le candidat de l’URD (Soumaà¯la Cissé) occupe la 2e position avec un score compris entre 10,67 % et 16,95 % (avec une moyenne de 13,81 %). La 3e place sera disputée entre Dramane Dembélé et Modibo Sidibé. Ces candidats comptabiliseraient entre 7,24 % et 14,14 % des voix. A Koulikoro, le RPM d’IBK est en tête avec un score compris entre 36,86 % et 52,19 % (avec une moyenne de 45,78 %). Le candidat de l’URD Soumaà¯la Cissé est quand à  lui encore à  la 2e position avec un score compris entre 9,14 % et 14,87 % (avec une moyenne de 12,09 %). La 3e place sera disputée entre Cheick Modibo Diarra et Modibo Sidibé. Ces candidats auront entre 4,16 % et 11,43 %. A Sikasso, IBK viendra encore en tête avec un score compris entre 36,40 % et 42,9 % (avec une moyenne de 37,67 %). Le candidat de l’URD occupera la 2e position avec un score compris entre 16,54 % et 23,26 % (avec une moyenne de 20,17 %). La 3e place sera disputée entre Dramane Dembélé et Oumar Mariko du Sadi. Ces candidats auront entre 6,82 % et 11,62 %. A Ségou, IBK viendra en tête avec un score compris entre 31,80 % et 44,21 % (avec une moyenne de 38,78 %). Le candidat de l’URD occupera la 2e position avec un score compris entre 20,45 % et 29,36 % (avec une moyenne de 25,75 %). La troisième place sera occupée par Dramane Dembélé de l’Adéma qui aura entre 8,1 % et 13,18 % (avec une moyenne de 10,64 %). A Mopti (5e région), le candidat de l’URD Soumaà¯la Cissé viendra en tête avec un score compris entre 25,35 % et 38,80 % (avec une moyenne de 28,60 %). Le candidat IBK occupera la 2e position avec un score compris entre 19,51 % et 26,60 % (avec une moyenne de 23,03 %). La troisième place sera occupée par Dramane Dembélé de l’Adéma qui aura entre 13,24 % et 19,66 % (avec une moyenne de 16,45 %). La 4e position sera disputée entre le Codem et Modibo Sidibé. Ces deux partis auront entre 5,19 % et 11,54 %. A Gao, le candidat du RPM viendra en tête avec un score compris entre 35,46 % et 52,86 % (avec une moyenne de 44,15 %). Le candidat du l’URD occupera la 2e position avec un score compris entre 25,35 % et 38,80 % (avec une moyenne de 32,07 %). La 3e position sera disputée entre l’Adéma et Mme Haà¯dara dite Chato. Ces deux partis auront entre 3,4 % et 11,9 %. A Tombouctou, l’URD viendra en tête avec un score compris entre 32,78 % et 47,41 % (avec une moyenne de 40,09 %). Le candidat du RPM occupera la 2e position avec un score compris entre 16,62 % et 37,31 % (avec une moyenne de 19,32 %). La 3e position sera disputée entre l’Adéma et Mme Haà¯dara dite Chato. Ces deux partis auront entre 11,31 % et 22,5 %. Pas plus de 5 % pour les autres candidats Selon le sondage au niveau national, en termes de rang, selon les intentions de vote exprimées, le candidat du RPM, Ibrahim Boubacar Kéita, viendra sans aucun doute en première position, celui de l’URD, Soumaà¯la Cissé occupera la 2e place. La 3e place sera occupée par le candidat de l’Adéma, Dramane Dembélé. Modibo Sidibé occupera probablement la 4e place. En termes de score au niveau national, IBK aurait donc entre 35,00 % et 48,10 % (avec une moyenne de 40,70 %), le 2e l’URD aura un score compris entre 17,46 % et 23,31 % (avec une moyenne de 20,45 %). l’Adema aura un score compris entre 8,33 % et 11,04 % (avec une moyenne de 9,68 %). Alors que Modibo Sidibé aura un score compris entre 4,73 % et 6,27 % (avec une moyenne de 5,50 %). Le sondage prédit que hormis les quatre grands (IBK, Soumi, Dramane Dembélé et Modibo Sidibé), seuls le RpDM de Cheick Modibo Diarra, la Codem de Poulo, la Sadi de Omar Mariko, la Cnas de Soumana Sako et Yéléma de Moussa Mara peuvent avoir un score relativement proche de 5 %. Tous les autres candidats n’ont pas la chance d’avoir plus de 4 %. Sidiki Guindo a tenu à  préciser que pour des raisons sécuritaires, il n’a pu faire la région de Kidal. Pour le conférencier, il y a un grand écart entre les candidats. Donc le vote de la région de Kidal qui ne dépasse pas 1 % de la population ne peut pas changer la tendance. Le vote des Maliens de l’extérieur qui ne dépasse pas 3 % ne peut également changer la donne. Selon le sondage environ 82,2 % de la population ont déjà  leur carte électeur Nina en main. M. Guido a prédit qu’il y aura un fort taux de participation. A l’entendre, l’objectif de ce sondage d’opinion est de prédire les résultats de l’élection présidentielle du 28 juillet 2013.

Présidentielle: le « Takokélen » est-il possible dimanche ?

Le premier qui peut rêver accéder à  la magistrature suprême dès le premier tour est le candidat de l’ADEMA PASJ. Dramane Salif Dembélé est l’un des jeunes candidats à  cette élection présidentielle. Il incarne la réponse de son parti à  l’aspiration des Maliens à  un changement générationnel de la classe dirigeante. Son principal atout est la formidable machine politique qu’est l’Adema-Pasj. Aujourd’hui, il est la formation politique la mieux implanté dans le pays. Pas moins de 3 300 conseillers communaux, 32 conseillers nationaux, 276 maires dont 6 Maires à  Bamako, 27 Présidents de conseils de cercle, 6 présidents de conseil régional, 56 députés, de milliers de militants et de sympathisants. A cela s’ajoute une expérience dans la gestion de la chose politique. Bon nombre de cadres maliens sont militants de ce parti et apportent aujourd’hui sur le terrain leur savoir-faire et leurs réseaux. Derrière « Dra », des centaines de milliers de militants de l’ADEMA. Comme le dit un cadre du parti, « si chaque militant ADEMA faisait seulement voter 5 personnes de sa famille, l’ADEMA passerait Takokelen dès le premier tour ». Une performance tout à  fait à  la portée du parti de l’abeille qui a fortement investi dans la communication et dans la sensibilisation au vote, sachant que le principal ennemi pour son candidat sera l’abstention. « Nous avons les moyens de gagner. Nous sommes à  l’écoute du peuple. Les Maliens veulent le changement, la jeunesse, le dynamisme. Dramane DEMBELE, notre candidat incarne les attentes du Mali nouveau » conclut notre interlocuteur, plus confiant que jamais en la victoire dès le 28 juillet prochain. A l’Union pour la République et la Démocratie, dont le candidat est l’ancien ministre, ancien Président de la Commission de l’UEMOA, Soumaà¯la Cissé, on y croit aussi, dur comme fer. « La victoire au premier tour est à  notre portée » déclarait encore ce week-end un responsable de la jeunesse du parti, lors d’un meeting. Candidat déjà  en 2012, Soumaà¯la Cissé incarne pour beaucoup la réconciliation entre le nord et le sud. De plus, son passage à  la tête de la commission de l’UEMOA en a fait une figure reconnue par le monde économique et politique de la sous-région et au-delà . Ce qui est un avantage non négligeable quand on veut diriger un Mali qui se reconstruit. Disposant d’une assise importante, Soumaà¯la Cissé peut gagner au premier tour. Son parti est la deuxième force politique du pays avec 29 députés à  l’Assemblée Nationale, quinze conseillers nationaux au Haut Conseil des Collectivités et plus de mille conseillers communaux. Sa participation au second tour de la présidentielle en 2002 avec près de 22% des voix contre 28% pour Amadou Touré qui finalement le battra est également un bon point dont est crédité « Soumi champion » comme l’appelle ses partisans. Pour eux, « sauf grosse surprise, notre candidat va passer, ce sera takokelen ! ». Le candidat peut également compter sur le soutien de dizaines de partis politiques, de milliers d’associations qui ont rallié la plate-forme décidée à  le mener à  Koulouba dès le premier tour. A tous ses meetings, C’’est l’index pointé en l’air qu’IBK déclenche les vivas de ses partisans. Ce geste veut dire « 1 ». Un seul tour donc, pour Ibrahim Boubacar Kéita que les sondages donnent favoris pour l’élection de dimanche prochain. Son premier atout est sa réputation. Reconnu comme un homme de principe qui ne tergiverse pas en matière d’autorité et de prise de décision, il est aujourd’hui, aux yeux de nombreux maliens, l’ « homme de la situation ». Si son intransigeance fait peur à  certains, elle est considéré comme la seule solution pour restaurer le Mali et le relever après la profonde crise qu’il a traversé. Ses partisans rappellent d’ailleurs volontiers, qu’il avait tiré depuis longtemps la sonnette d’alarme. A l’international, il est également apprécié pour son langage direct et son carnet d’adresse bien fourni. On l’a ainsi vu dans de nombreuses capitales africaines et au-delà , bien avant le début de la campagne. Mais IBK, C’’est aussi le RPM. Le Rassemblement Pour le Mali est l’un des partis les mieux implantés sur le territoire national. A ses élus et militants sont venus s’ajouter ceux de la trentaine de partis politiques et de la centaine d’associations qui battent campagne pour son candidat. Le soutien reçu des autorités traditionnelles et même religieuses peuvent peser dans la balance en faveur du «Kankéléntigui» et lui assurer la victoire à  l’issue de ce premier tour. A 68 ans, il joue sa dernière carte et jette toutes ses forces dans la bataille, arpentant depuis des mois les coins et recoins du pays, discutant avec les Maliens de l’intérieur comme ceux de l’extérieur. Ces trois candidats ont donc toutes les chances de faire la différence des le premier tour. Le jeu n’en est pas moins ouvert et les différents staffs de campagne jettent leurs dernières forces dans la bataille, à  quelques jours maintenant du jour J.

Dramane Dembélé, le nouveau visage de l’ADEMA

Figure plutôt discrète et peu loquace, Dramane Salif Dembélé n’en est pas moins un cadre de longue date de son parti. Son parcours de militant commence dans l’AEEM, l’Association des Elèves et Etudiants du Mali, dont il a été entre 1991 et 1992, membre du bureau de coordination. Puis il adhère à  l’ADEMA et gravit tous les paliers de responsabilités jusqu’au Comité Exécutif. Il occupera tour à  tour les fonctions de secrétaire général de la sous –section de Faladié, membre de la section Adema –PASJ de Ségou, chargé des Relations Extérieures, membre du Comité Exécutif de l’Adema –PASJ… Engagement, humilité et efficacité C’’est par ces trois mots que les camarades de « Dra » le décrivent. « Il est calme, il est sérieux et il sait ce qu’il a à  faire, quand il faut le faire » témoigne un militant du parti. Pratiquement inconnu du grand public jusqu’à  sa désignation le 11 avril dernier pour porter les couleurs du parti à  la présidentielle, Dramane Dembélé a une réputation de cadre compétent. La quadragénaire a en effet une riche carrière professionnelle derrière lui. Ingénieur-géologue, diplômé de l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Bamako (ENI) il a commencé comme géologue d’exploration dans des compagnies privées comme CMC, Barick Gold, Pangea Goldfield… Il sera ensuite chef de projet du Fonds minier oà¹, il est chargé de la mise en valeur des ressources en pierres précieuses et semi –précieuses. De 2005 à  2010, il est directeur national de la Géologie et des Mines. Poste qu’il quitte pour redevenir consultant minier. Au sein de l’ADEMA, le choix de DRA en a surpris plus d’un. « On ne s’attendait pas du tout à  lui, affirme un militant sous couvert de l’anonymat, mais après on s’est dit que C’’est la meilleure chose qui peut arriver. Il est jeune et offre une nouvelle image du parti, C’’est une bonne chose ». Le fait qu’il ne soit pas connu n’effraie pas notre homme qui pense qu’ « avec l’assise de l’ADEMA, son candidat est celui qui a, mathématiquement, le plus de votants derrière lui. « Dra saura conquérir les gens » conclut-il avec enthousiasme. Issu d’une famille modeste de Ségou, Dramane Dembélé est resté attaché aux valeurs que sont le respect des aà®nés, la solidarité et la tolérance. Il est de ceux qui « veulent changer les choses » confie un de ses collaborateurs pour qui le challenge du candidat est de faire partager sa vision novatrice au maximum des Maliennes et des Maliens. Pour ce faire il compte sur une démarche participative d’ensemble, un rassemblement de compétences pour bâtir un Mali vertueux et nouveau. Dramane Dembélé est marié et père de trois enfants. Il aime la lecture, la natation et le football

Présidentielle 2013: les jeunes et les femmes de l’ADEMA paient la caution de « Dra »

10.000.000 de Fcfa, c’est la somme réunie par les Mouvement des femmes et des Jeunes de l’ADEMA PASJ. Avec cette somme, ils ont pris en charge la caution de leur candidat à  l’élection présidentielle du 28 juillet 2013, Dramane Dembélé. Une occasion supplémentaire pour les militantes et militants du parti de la ruche de prouver leur engagement aux côtés de celui qui va porter leurs couleurs dans un mois. Dramane Dembélé est en effet le candidat de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (Adema-Pasj)pour la présidentielle du 28 juin prochain. Chaque mouvement a versé la moitié de la somme requise pour le dépot de candidature dont la date limite est ce vendredi 28 juin 2013 à  minuit. La somme a été officiellement remise par la présidente du mouvement des Femmes, Mme Konté Fatoumata Doumbia, et son homologue de la jeunesse, Lazare Tembely, au directeur de campagne du candidat Adema, Harouna Cissé. La cérémonie s’est déroulée le 26 juin 2013, au siège de campagne du candidat (à  l’ACI 2000) en présence du candidat lui-même, de plusieurs membres du bureau exécutif, des militants et sympathisants. Au nom des jeunes du parti, Lazare Tembely a jexpliqué leur geste. «Nous l’avons fait, car nous sommes conscients de notre rôle dans le parti, nous sommes conscients qu’on doit élire «Dra» à  Koulouba en juillet. La somme a été collectée sur cotisation interne dans le parti», a-t-il déclaré. Quant à  la présidente du mouvement des femmes, elle a estimé que cette cérémonie était pleine de sens et d’enseignement pour les femmes et les jeunes. «l’initiative de payer la caution du candidat est venue des jeunes. Quand ils nous ont informés, étant leurs mamans, on s’est dit qu’on ne pouvait pas rester en marge». Elle a profité de l’occasion pour remercier les militantes pour leur promptitude à  répondre à  la demande de cotisation et «leur dévouement, engagement, détermination à  élire le candidat du parti à  Koulouba». C’est un Dramane Dembélé reconnaissant qui a pris la parole pour dire merci. «Je suis un camarade mis en mission par ses pairs. Je viens d’avoir les frais de ma mission pour la mener. Avec ce geste, je viens de réaliser qu’on a un destin commun que nous devons saisir pour atteindre l’objectif qu’on s’est fixé lors de la présidentielle de juillet 2013: atteindre Koulouba » a-t-il déclaré.

Dramane Dembélé : « Ne perdez pas votre temps, je ne lâcherai pas »

Il s’agissait de célébrer le 22ème anniversaire de la création de son parti, l’alliance démocratique du Mali (Adema) PASJ. Dramane Dembélé, qui en est le candidat désigné pour la prochaine présidentielle a profité de la conférence de presse organisée à  cette occasion pour riposter aux critiques quant au choix porté sur sa personne. C’’était ce 28 mai, au siège de l’Adema lors d’une conférence de presse Considéré comme une rupture générationnelle au sein de l’Adema, le choix de Dramane Dembélé en avait pourtant surpris plus d’un, au sein comme en dehors du parti. « On m’attaque que je ne suis pas un professionnel politique, d’autres disent que je suis un novice politique , des attaques qui fusent sur ma modeste personne. Je dirai à  ces gens que je ne lâcherai pas. Nous montrons que nous sommes jeunes mais compétents pour diriger le Mali, compétent pour donner à  l’école malienne sa valeur d’antan, compétent pour restaurer la justice sociale etc» a-t-il déclaré face aux journalistes. Le syndrome « Cahuzac » Concernant sa fortune, les journalistes n’ont pas manqué de questionner Dramane que d’aucuns qualifient de « fonctionnaire milliardaire ». Le jeune candidat répond avec les sourire et non sans ironie : « C’’est la perception sociale de toute personne qui travaille dans les zones minières. Je ne voyais même pas la couleur de l’or. Je n’assurais que le volet de l’administration en tant qu’ancien directeur national des mines. Si vous vous voulez, je peux vous donner le numéro de mon compte bancaire pour vérifier ma fortune ». D’autres évoquent de son contentieux judiciaire. « J’ai été arbitrairement arrêté » affirme M. Dembélé qui précise que son procès a débouché sur un non-lieu. « J’ai un casier judiciaire, vierge je suis un homme libre » explique –t-il. Déjà , la direction de campagne de Dramane Dembélé est mise en place et a été présentée à  la presse ce mardi. Et les différentes commissions sont présidées par les différents candidats aux primaires de l’Adema, preuve d’une cohésion autour de la candidature de Dramane Dembélé. Harouna Cissé, son directeur de campagne se dit confiant de faire gagner son candidat aux élections présidentielles de juillet 2013. 22 ans et un parti « fort » Iba N’diaye président du parti par intérim après le départ de Dioncounda Traore devenu président de la République, s’est quant à  lui appesanti sur les 22 ans d’existence de l’ADEMA. « C’’est un parti fort qui reste toujours fort malgré la turbulence qu’il a connu. l’Adema peut trébucher mais ne tombera pas. Apres le départ d’Alpha Oumar Konaré, le parti est resté la première force politique, la même chose avec IBK et Soumaila cisse. Aujourd’hui le parti se porte bien avec nos structures de bases qui sont vivantes ».

Son Excellence « Guimba »

Habib Dembélé dit « Guimba » est né à  San le 19 avril 1962. Il fait son bonhomme de chemin jusqu’aux plus hautes sphères des scènes mondiales. Il a fait ses études primaires à  San et Ségou, o๠il obtient le DEF, puis fait 4 années d’étude à  l’Institut National des Arts de Bamako. Comédien, auteur et homme politique engagé, Habib Dembélé dit « Guimba national », est un pionnier du milieu théâtral malien. Il a été candidat « pour rire » à  l’élection présidentielle de 2002 Meilleur acteur à  la semaine nationale des arts et de la culture de Bamako 1983, meilleur acteur du mali à  la biennale artistique et culturelle du Mali 1984, Habib Dembélé est le Porte Parole de la jeunesse de tous les pays francophone du monde à  Yamoussoukro cote d’ivoire 1985, lors des jeux de la francophonie Candidat à  l’élection du président de la république du Mali en 2002, Chevalier de l’ordre national du Mali en 1997, Officier de l’ordre national du Mali en 2007. Il travaille ensuite au Kotéba national, une troupe de théâtre public avant de créer une compagnie privée, la Compagnie Gouakoulou avec Ousmane Sow et Michèle Sangaré, puis sa propre compagnie « Guimba national ». Au théâtre, Habib Dembélé joue notamment dans les Tondjons de Samba Niaré, dans l’étrange destin de Wangrin d’Amadou Hampâté Bâ, dans La hyène à  jeun de Massa Makan Diabaté, et au cinéma, il est acteur dans plusieurs films notamment Guimba le Tyran et Finzan de Cheick Oumar Sissoko ou Le Filon d’or de Sidi Diabaté. En 1997, il participe avec Jean-Louis Sagot-Duvauroux, Alioune Ifra Ndiaye et Sotigui Kouyaté, à  la fondation duMandeka Théâtre, une structure de promotion et de création littéraire et artistique et il joue dans les pièces de théâtres « tondjon » de Samba Niaré, « l’étrange destin de wangrin » d’Amadou Hampathé Bah, « une hyène à  jeûn » de Massa Makan Diabaté. Il joue dans les films « Guimba le tyran » en 1993 et « finzan » en 1986 de Cheick Oumar Sissoko, « le filon d’or » de Sidi Diabaté. « Faro », « Macadam tribune », « Bamako », « Sia le rêve du python » en 2002 de Dani Kouyaté. Et il est convié par Sotigui Kouyaté pour la mise sur pied du « mandéka » théâtre, avec Alioune Ifra N’diaye et Jean Louis Duvauroux, qui est une structure de création et de promotion artiste, culturelle et littéraire. Guimba est l’initiateur du premier téléfilm malien intitulé « les aventures de Séko Bouaré » en 2005. Entre ses différentes tournées et ses va et vient incessants entre le Mali et le monde entier, Guimba a élaboré un livre sur les rapports entretenus entre l’Afrique et l’occident. C’’est à  la fois, un constat sur les répercussions encore présentes de la colonisation et un message d’espoir.

Edito : quand un président en remplace un autre…

La date est symbolique pour l’actuel locataire de Koulouba, arrivé à  la magistrature suprême par un coup du sort… Alors Président de l’Assemblée nationale, et en vertu des dispositions de la Constitution du Mali qui constata la vacance du pouvoir d’ATT, le président du tout puissant parti ADEMA, fut propulsé Président par intérim quelques jours avant, l’élection manquée du 29 avril 2012. Un an plus tard, l’Adema, son parti, vient d’investir un tout jeune candidat pour porter ses couleurs à  la Présidentielle. Dioncounda Traoré symbolise-t-il alors la fin d’un cycle, la boucle de la boucle, d’une ère o๠les vieux caciques du parti de la ruche, auront régné pendant près de deux décennies aux affaires. Conscients des aspirations du peuple malien, déçus par la vieille garde politique, les barons de l’Adema, n’ont pour autant pas rendu les armes. La bataille fut rude et 19 candidats se déclarèrent parmi lesquels de vieux loups, sortis du bois, après des mois de retraite. Inutile de citer des noms, et à  vouloir trouver la perle rare, l’Adema se choisit un jeune candidat, de 46 ans, pour rester dans la course. l’homme en question, militant de la première heure, ex élève du professeur Traoré et qui aura beaucoup donné au parti, crée momentanément la surprise. D’un autre côté, il lui aussi reproché une gestion douteuse, émaillée d’irrégularités de la direction de la Géologie et des mines o๠il officia quelques années. Du reste, beaucoup le considèrent comme faisant partie de l’ancien système, et incapable d’apporter le changement nécessaire. Du reste, sa nomination irrite certains cadres de la ruche qui bourdonne. Un militant Adema appelle même à  lancer une pétition contre ce choix jugé immature. De son côté, Dioncounda Traoré, doit désormais compter les jours qui lui restent, tant l’échéance approche et tant la communication autour de ces élections s’intensifie en même temps que les allers et venues des diplomates français, ou encore les tournées de candidats qui débutent déjà . Si bien des formations, affichent des candidats jeunes, motivés, désireux d’apporter le changement tant voulu au Mali, et si d’autres de la vieille garde défendront leur précarré becs ongles, l’âge fera t-il la différence et Dramane Dembélé a-t-il de réelles de chance de conduire les destinées du Mali à  l’issue de la présidentielle de Juillet 2013. Ou ce choix n’est-il qu’une manœuvre politicienne pour semer la zizanie dans la ruche ? Sinon, on voudra bien croire, qu’aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années…

Le ministre de la communication explicite l’état d’urgence

Le Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement rappelle aux responsables des organes de presse et de média et à  l’ensemble des professionnels de la communication que l’état d’urgence entre en vigueur, ce samedi 12 janvier 2013 à  partir minuit. Le décret instituant cette mesure stipule en son article 14 les dispositions suivantes: 1. Conférer aux autorités judiciaires compétentes ainsi qu’au Ministre de l’Intérieur, aux Gouverneurs de régions et aux Préfets le pouvoir d’ordonner en tout lieu des perquisitions de jour et de nuit ; 2. Habiliter l’autorité administrative compétente à  prendre toutes mesures appropriées pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toute nature ainsi que celui des émissions radiophoniques ou télévisées, des projections cinématographiques et des représentations théâtrales. Par conséquent, le Ministre invite les responsables d’organe et tous les professionnels de la communication à  Âœuvrer en toute responsabilité et strictement dans le cadre des dispositions en vigueur. Tout manquement aux dispositions suscitées exposera les auteurs aux sanctions prévues par la législation en vigueur. Aucune défaillance ne sera tolérée. Le Ministre sait pouvoir compter sur le professionnalisme et le patriotisme de l’ensemble des acteurs de communication. Bamako, le 12 janvier 2013 Le Ministre de la Communication

Koko Dembélé à Sélingué, c’est roots, rock et reggae…

Zone de pêche par excellence, Sélingué est confrontée depuis quelques années à  une reconversion de son économie locale. Les pirogues se vident, et les pêcheurs abandonnent les filets au profit des piques et des dabas utilisés dans les mines d’orpaillage des villages environnants. A Faraba coura (15km de Sélingué), ils sont des centaines à  creuser la terre à  la recherche d’or. Le précieux métal est devenu l’objet de toutes les convoitises avec l’envolée de son cours. Un seul gramme dépasse aujourd’hui 20.000 francs CFA. Parmi ces pêcheurs devenus orpailleurs beaucoup se sont déplacés pour voir chanter Koko Dembélé, invité à  la première édition du Festival de Sélingué. Le reggae man était visiblement aussi attendu que Salif Keà¯ta, Oumou Sangaré et les autres vedettes de la musique malienne. A 58 ans le « Vieux père » n’a rien perdu de sa voix ni de sa virtuosité à  la guitare et aux percussions. Samedi 3 mars dans la soirée 5.000 spectateurs ont assisté à  la prestation du rasta malien dans le cadre somptueux de la rive du fleuve Sankarani. «Â Je pratique l’orpaillage à  Farabacoura. J’aime Oumou Sangaré et Néba Solo mais mon artiste préféré est Koko Dembélé. J’ai pris le billet uniquement pour lui. Ses thèmes sont pertinents de ses thèmes », commente l’un de ces anciens pêcheurs, qui a vibré au rythme des morceaux phares comme « Rasta-man » et « Démocratie fiyè ». La jeune génération de chanteurs maliens à  de quoi s’inspirer.

Issa Dembélé : Jeune talent cherche mécène

De la voix, il en a. Du maniement de la guitare : le son produit un effet extraordinaire. Issa Dembélé, un jeune de 32 ans, traine les pieds dans les rue de Ségou. Ce soir du samedi 14 janvier, au cours d’une de nos promenades, nous entrons dans un espace culturel appelé « Mama Africa », situé à  la mission catholique. Ce jour là , Issa était venu faire les derniers réglages pour le show de la soirée. Il anime avec un groupe pendant les manifestations culturelles et folkloriques dans les quartiers de Ségou. Le groupe et son matériel sont très modestes, mais produisent une prestation remarquable. Les habitués de cet espace culturel le confirment. Et Issa y joue un rôle de premier rang. Du talent à  revendre Le jeune artiste est un obsédé de la guitare. Pourtant, il commence d’abord comme danseur auprès du groupe «Farafina Lolo», qu’il rencontre grâce à  l’artiste Vieux Paré. Nous sommes dans les années 1998, et l’apprentissage continue jusqu’en 2003 o๠le groupe se disloque à  cause des querelles de leadership. Mais Issa Dembélé veut toujours apprendre. Il fait la connaissance de (feu) Molobaly Traoré, un grand artiste dont la renommée reste d’actualité. l’aventure avec Molobaly et son groupe continue jusqu’au décès de cette dernière. Après quoi, il intègre une troupe régionale dénommée « Maya Maya », avec laquelle il joue dans de grands festivals à  plusieurs reprises, comme le Festival sur le Niger. Un jour de cette année 2009, l’ancienne ministre de la promotion de la femme en son temps, leur promis de transmettre à  ATT la requête d’acquisition d’un orchestre. l’engagement a été respecté, et lors de la visite d’ATT et de feu Kadhafi à  la faveur de l’inauguration de la mosquée de Ségou (construite le Guide libyen), le chef de l’Etat malien remet 6 millions pour l’achat de matériels de musique. Ce jour là , ATT qui était attendu au Festival sur le Niger, demande de reprendre leur prestation. Car le produit était pur, et séduisant. A la recherche d’appui Si cette étape a permis de découvrir son talent, dans ce groupe également, les querelles de leadership handicapent sa percée. Il décide alors de voler de ses propres ailes, mais manque de moyens. La nouvelle cassette intitulée « Tignè fô mandi bi maau yé » (les gens n’aiment pas la vérité », promet d’être un succès d’audience. Dans cet opus, l’artiste se veut musicien de son temps, et aborde des sujets comme le mariage (appel à  la sauvegarde des vertus), l’éducation et le droit à  l’instruction pour tous. Certains morceaux, repris en de rares occasions (et exceptionnellement devant nous), porte le style Salif Keà¯ta. Quand on lui en demande les raisons, le jeune artiste est formel : « Salif est un maà®tre. Les mots me manquent pour le décrire. Je serai fier d’être à  ses côtés, fier d’être son élève, Salif Keita est le baobab de la musique Mandingue. Il constitue donc une source d’inspiration pour moi ». Le parcours de ce jeune artiste est atypique, et ses qualités présagent bien une carrière musicale prometteuse.

Théâtre : « Kanouté ka visa ko »

La 7e édition du festival sur le Niger a bel et bien commencé. Ségou a connu son premier spectacle théâtral qui n’est pas passé inaperçu. Hier soir, Habib Dembélé dit Guimba national a présenté son fabuleux one man show intitulé « Kanouté ka visa ko ». Ce spectacle parle de l’immigration sous toutes ses formes. l’auteur et comédien donne sa vision des enjeux de cette immigration dont selon, l’aspect le plus dangereux est l’acculturation qu’elle entraà®ne en particulier chez les jeunes. « J’en fait une préoccupation parce que je veux être avec tout le monde en étant moi-même. » Il explique que l’inspiration lui est venue à  la suite de ses nombreux voyages à  travers le monde. « J’ai la chance de rencontrer les maliens un peu partout dans le monde, je connais les conditions dans lesquelles ils vivent et je sais quelle catégorie de malien on peut trouver ailleurs. Donc, l’imagination aidant, le spectacle n’a pas eut de problème à  se dessiner. » Kanouté ka visa ko ‘Kanouté ka visa ko’ signifie ‘l’affaire de visa de Kanouté’. Ce spectacle dépeint tous les problèmes de l’immigration, avec bien entendu, son humour bien à  lui. l’histoire déroule entre Paris, Bamako et Kayes. Kanouté est le fils d’un vieux gardien de maison et d’une servante. Au service d’une riche famille, les parents de Kanouté réussiront avec leurs maigres moyens, à  envoyer leur gamin à  l’école. Ce dernier y réussit et fera même son entrée à  l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) de Bamako pour des études de droit. Au même moment à  Paris, un vieux Maraka de France et son fils sont à  couteaux tirés. Le fils demande régulièrement à  son père de l’amener au Mali afin de voir à  quoi ressemble son pays. Lorsque ce dernier répond qu’il n’a pas de sous, il lui fais de reproches.« Toi t’a jamais de sous pour moi papa mais quand il s’agit d’en envoyer au bled, t’en a plein à  craquer. Je ne suis pas d’accord. Je veux voir le bled » lui dit-il. Mais cet enfant exigeant fonctionne comme « un enfant de blanc » et appelle tout le temps les flics pour embarquer son père dès que ce dernier veut le corriger. En fin de compte, le vieux Maraka envoie son petit au pays pour découvrir les réalités du pays puisqu’il y tient tant. Dès l’aéroport, le petit ‘benguiste'(africain de France) affronte une toute nouvelle réalité. Son père avait laissé la consigne à  son oncle et tous les membres de sa famille de régler le petit comme une horloge et lui apprendre les règles, coutumes et traditions du pays. Ainsi dès sa descente d’avion, il se met à  insulter son oncle venu le chercher, le prenant pour le chauffeur de service. l’oncle sort alors un long fouet et commence à  bastonner le petit. Il court voir le policier à  côté pour se plaindre. Il s’agissait du directeur de la police nationale Niamey Keita. Ce dernier demande ce qui se passe et l’oncle lui explique que C’’est une histoire de famille. Niamey Keita les aide alors à  prendre un taxi pour la gare routière et de la gare routière à  Gadjabadja (village de la région de Kayes). Dans son village, il lui sera appris les valeurs traditionnelles du milieu soninké ou maraka. La solidarité, le respect des ainés, le sens du pardon et l’humanité…Bref, toutes ces choses qui font la beauté de l’Afrique et du Mali en particulier. Le public n’a pas boudé son plaisir et fait un triomphe au Guimba national dont le talent n’est plus à  démontrer et dont les histoires, tout en divertissant, recadrent toujours un peu dans nos valeurs une société de plus en plus dénaturée et égoà¯ste.

Geneviève Dembélé : Sur les chantiers d’un nouvel album

C’’est confirmé ! En 2012 l’artiste qui plaide pour la cause des enfants, mettra sur le marché discographique un nouvel album. Elle l’a annoncé hier à  l’issue d’une visite qu’elle a effectué à  notre rédaction. Parallèlement à  la préparation de cet album, l’artiste entend entreprendre dans les prochains jours, une tournée en Europe. Histoire de promouvoir son album et d’accroitre sa popularité au-delà  des frontières. Rappelons que l’album qu’elle a mis sur le marché est le fruit de 10 ans de recherches. Il contient 10 titres dont « I fa ni ba bonian », « les devoirs du mariage », et « Waari nègè ». Un autre titre de l’album porte sur la restauration de l’autorité d’Etat, et le respect des autorités. l’essentiel de son message est donc destiné aux enfants qu’elle défend avec opiniâtreté. «Â La rue ne peut pas éduquer un enfant. Occupons nous beaucoup des touts petits ». Geneviève invite les mélomanes à  n’acheter que des cassettes industrielles. « Nous ne devons plus contribuer à  encourager le phénomène de la piraterie. L’artiste peut bel et bien vivre de son art si les conditions pour ce faire sont réunies en amont », dit-elle. Ayant reçu les félicitations et encouragements des autorités publiques, Geneviève n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. l’artiste entend devenir le porte-flambeau de tout ce qui est bon pour la société. Les enfants eux mêmes sont très intéressés par ce que l’artiste chante. Elle a lancé un appel pour partenariat à  l’endroit des Ong et structures travaillant pour la cause des enfants. «Â C’’est pour que nous fassions front commun pour le combat des enfants. On ne doit plus laisser les enfants errer, les pieds nus, sur les artères ». Né à  Ségou mission, dans une famille o๠la musique était loin des préoccupations quotidiennes, Géneviève Dembélé est l’une des rares artistes à  choisir le créneau de la musique pour enfants. « Je n’ai pas hérité l’art de mes parents. C’est une passion qui a germé en moi ». Informaticienne de son Etat, Géneviève ne voit pas d’incompatibilité entre sa formation professionnelle et l’art. Pour elle, C’’est une simple question d’organisation, « chaque chose en son temps », nous assure-t-elle. Dans son village, Géneviève participait dès son jeune âge tous les vendredis aux prestations musicales des jeunes filles dans les champs. Ces prestations se faisaient à  l’aide de « dunun ba » (instrument à  percussion) et le « Tègè » (un instrument à  base d’écorces d’arbres ». Leurs chants accompagnaient les cultivateurs dans leur labeur. Depuis cette période, elle est habitée par le désir de faire de la musique professionnelle. Dans son prochain album, Geneviève entend accorder beaucoup de place aux instruments et des rythmes traditionnels. Le « baara » et le « Djandjigui » doivent être, selon elle, sauvés de la disparition qui les menace à  force d’être modernisés.

Géneviève Dembélé : l’artiste amie des enfants

Une artiste engagée pour la cause des enfants Né à  Ségou mission, dans une famille o๠la musique était loin des préoccupations quotidiennes, Géneviève Dembélé est l’une des rares artistes à  choisir le créneau de la musique pour enfants. « Je n’ai pas hérité l’art de mes parents. C’est une passion qui a germé en moi ». Informaticienne de son Etat, Géneviève ne voit pas d’incompatibilité entre sa formation professionnelle et l’art. Pour elle, C’’est une simple question d’organisation, « chaque chose en son temps », nous assure-t-elle. L’album qu’elle vient de mettre sur le marché est le fruit de 10 ans de recherches. Il contient 10 titres dont « I fa ni ba bonian », « les devoirs du mariage », et « Waari nègè ». Un autre titre de l’album porte sur la restauration de l’autorité d’Etat, et le respect des autorités. l’essentiel de son message est donc destiné aux enfants qu’elle défend avec opiniâtreté. « Une fois qu’on arrive à  mettre des enfants au monde, il faut s’en occuper! La rue ne peut pas éduquer un enfant ». Valoriser la musique du terroir Dans son village, Géneviève participait dès son jeune âge tous les vendredis aux prestations musicales des jeunes filles dans les champs. Ces prestations se faisaient à  l’aide de « dunun ba » (instrument à  percussion) et le « Tègè » (un instrument à  base d’écorces d’arbres ». Leurs chants accompagnaient les cultivateurs dans leur labeur. Depuis cette période, elle est habitée par le désir de faire de la musique professionnelle. L’artiste n’est pas à  sa première tentative de mettre un album sur le marché. En effet, depuis 2002, la volonté d’en faire la promotion s’est soldée en échec, faute de moyens matériels et financiers conséquents. Ce n’est qu’en juillet dernier que l’album « Demisenw ladon » a pu être mis sur le marché discographique. L’artiste entend faire très prochainement la dédicace pour promouvoir son album. Geneviève est plutôt adepte des instruments et des rythmes traditionnels. Le « baara » et le « Djandjigui » doivent être, selon elle, sauvés de la disparition qui les menace à  force d’être modernisés. Elle invite donc ses collègues artistes et même les autorités, à  veiller à  conserver l’originalité de ces sonorités du terroir malien. l’artiste s’insurge également contre la piraterie,. Elle pense que ce phénomène est à  la base des difficultés de la musique malienne. A travers un vibrant appel, Geneviève invite ses fans à  n’acheter que des cassettes industrielles. « Nous ne devons plus contribuer à  encourager le phénomène de la piraterie. L’artiste peut bel et bien vivre de son art si les conditions pour ce faire sont réunies en amont ».

Cour d’Assise de Bamako : de nombreux dossiers d’assassinats à l’étude

Affaire de meurtre Pour la première fois, les affaires seront jugées dans deux salles de façon concomitante. Les travaux se tiendront dans deux salles différentes tous les jours à  partir de 9 heures et ne cesseront qu’à  l’épuisement de l’ensemble du rôle journalier. Il faut noter que le nombre d’affaires à  juger par jour est fixé à  10. Autrement dit, chacune des salles jugera 5 affaires par jour. Les affaires à  juger porteront essentiellement sur des cas d’assassinat, de viols, de pédophilie, d’attaques à  main armée, des vols qualifiés, des détournements de deniers publics ou privés… «Diligence sera faite pour que tout détenu soit situé sur son sort », a expliqué M. Souleymane Coulibaly, Procureur Général près la Cour d’Appel. Les présentes assises ont la particularité d’être des séances publiques. L’assassinat de la Maire de Yognogo Il faut rappeler que l’assassinat du planteur Kolodougou, est survenu en juillet 2007, lorsque ce dernier était en pleine campagne électorale pour les législatives. Du coup, l’évènement a été traduit par certains observateurs comme un assassinat politique. La présente session planchera également sur l’affaire de l’assassinat, le 10 août dernier, de la maire de Yognogo ( Cercle de Koutiala )Mme Maiga salamata Dembélé. Tous les éléments de cette affaire ont été réunis pour passer au jugement. Notamment, le présumé auteur de son assassinat Soungalo Dembélé et une dizaine de personnes inculpées dans l’affaire arrivés à  Bamako. Les deux cas d’assassinat ci-dessus cités ont beaucoup retenu l’attention des Maliens. Chacun attendant que justice soit rendue. Cette session qui devait intervenir quelques semaines avant, a été plusieurs fois reportée pour des raisons de logistique.

Code de la famille : les femmes maliennes s’expriment

Généralement au Mali, les femmes au Mali n’aiment pas trop s’exprimer. Par peur de bouleverser l’ordre social, un ordre presqu’immuable hérité de la tradition. Le Mali reste un pays de paradoxes, de contradictions qu’il faut comprendre. Mais un changement palpable est entrain de s’amorcer avec le nouveau code de la famille, et malgré la polémique. Mais quant il s’agit de revendiquer leurs droits, de s’émanciper, le poids de l’éducation peut parfois rattraper les militantes les plus aguerries. Il faut alors se soumettre à  la loi du silence, silence des femmes devant l’homme, cet autre soi et qui conditionne la vie de beaucoup d’entre elles. La volonté d’émancipation contre le poids de l’éducation Qu’elles soient de la société civile ou dans les ministères, à  l’Assemblée ou dans les champs de Koulikoro ou de Samanko, les femmes veulent s’émanciper au Mali. Tâche difficile dans une société o๠la parole devient tabou quant il faut s’exprimer sur certaines questions sensibles, comme le nouveau code de la famille. Ou sont-elles donc ces batailleuses, ces féministes, d’ici et d’ailleurs ? O๠sont leurs paroles savantes pour dire leur désir véritable de s’épanouir dans une société o๠le devoir d’obéissance se voit aboli par le nouveau texte. l’émission de téléréalité  » Mande Massa Ka Baara Mousso » ou l’éloge du Mandé Massa, qui choisit et élimine une à  une les différentes candidates au mariage, rencontre pourtant l’adhésion de la gente féminine malienne. Alors, point n’est besoin de s’agiter, car sans que le Haut Conseil ne s’offusque de certaines dispositions inhérentes au code, bien des femmes maliennes partagent leurs vues. Celle d’être inférieures à  l’homme. Et parfois même de s’agenouiller pour le saluer ou lui servir à  boire…comme dans Mandé Massa… Ce code est-il une réelle avancée pour les femmes ? Les femmes elles-mêmes en doutent. Celles plus conservatrices comme Safiatou Dembélé, présidente de l’Association Islamique des femmes du Mali:  » Ce code va à  l’encontre des principes religieux. Il n’y a pas un texte qui mette plus à  l’aise les femmes que le Coran. » On apprend en effet, que le Coran permet à  la femme d’acquérir des biens, des contrats ou de nouer un commerce sans l’autorisation du mari. O๠est alors la frontière entre valeurs sociétales et religieuses ? Entre laicité et religion ? Autre point : le mariage religieux, qui n’est plus reconnu seul par le nouveau code. Or bien des ménages sont mariés depuis des années, devant Dieu et cela leur suffisait. Aujourd’hui, la femme mariée religieusement ne jouira pas de la même protection qu’une femme mariée devant la mairie. Et si un homme qui a été marié à  une femme religieusement, décide d’en prendre une deuxième civilement, qu’en sera-t-il des droits de la première épouse ? Par ailleurs, le nouveau code évite les questions liées au lévirat, à  l’excision et qui ne sont nullement légiférées au Mali, à  l’inverse d’autres pays comme le Sénégal, le Burkina Faso ou la Guinée. On vient des autres pays pour exciser au Mali, terre de traditions et de coutumes immuables. Les féministes appellent au dialogue, à  la concertation… Ce nouveau code s’il fait polémique, après la marche des religieux le 15 Aout à  Bamako, et la grande manifestation du 22 Aout au stade du 26 Mars, reste source de malentendus. Beaucoup s’indignent, s’agitent sans vraiment comprendre le fond de la question. « Il est d’abord utile de s’en imprégner, de le lire attentivement avant de se livrer à  toute commentaire et toute interprétation… », affirme Aminata Dramane Traoré, ex ministre de la culture du Mali. D’autres comme Traoré Nana Sissako, présidente de l’On »g Pivot Droits et citoyenneté des femmes », pense qu’il faut débattre de la question et multiplier les recontres de femmes pour éclaircir les opinions sur les articles qui fâchent. C’est aussi l’avis de Mme Dembélé Oulematou Sow, qui appelle à  une large concertation pour mieux comprende le code de la famille : » Il faut vulgariser, expliquer davantage le contenu du code, pour éviter tout amalgame, toute interprétation tendancieuse ». Malgré ces appels émanant de personnalités de la société civile ou de responsables d’associations, les femmes ne sont pas assez nombreuses à  s’exprimer. Est ce parce que beaucoup d’entre elles partagent encore l’avis des religieux, sont trop enracinées dans la tradition ? Ou s’agit-il simplement d’un manque de communication ?