17è conférence des chefs d’Etats du CILSS : le Mali prend les rênes

Après la 50è session du Conseil des ministres du CILSS, les chefs d’état du CLISS se réunis en conférence au Centre International de conférence de Bamako(CICB) ce mercredi 15 avril. Etaients présents Mamadou Issoufou, président du Niger, Mohamed Ould Abdel Aziz de la Mauritanie, Michel Kafando du Burkina Faso, le Premier Ministre Guinéen etc… Comme à  l’accoutumée, le président Ibrahim Boubacar Keita a souhaité la bienvenue aux délégations venues des différents pays. Il s’est dit très heureux que les chefs d’Etats aient honoré de leur présence la conférence du CILSS malgré leur agenda chargé : « Votre présence effective traduit à  souhait l’intérêt particulier que vous portez à  notre institution ». C’’était aussi l’occasion de féliciter les partenaires techniques et financiers qui aident à  faire du CILSS, une institution crédible aux yeux de la communauté internationale. Appel pour la Paix « Je voudrais lancer un appel aux institutions financières afin de mobiliser davantage de fonds pour répondre aux défis du CILSS ». La 17è conférence se tient au moment ou les pays sahéliens sont sous la menace terroriste, l’intolérance religieuse et toutes sortes de menaces transnationales etc… ». A cette conférence est revenu le dossier de l’Accord d’Alger. Pour Idriss Déby Itno : »la signature définitive de la paix permettra de lutter efficacement contre le terrorisme dans le Sahel ». Concernant ses deux mandats à  la tête du CILSS, le président tchadien a reçu des félicitations pour sa bonne gouvernance et ses résultats satisfaisants. Ce qui lui a valu une reconnaissance par le secrétaire exécutif du CILSS. « Je dédie ce trophée à  tous les sahéliens qui ne cessent de se battre pour la survie de leurs populations». Les partenaires techniques financiers ont une fois de plus réaffirmé leur soutien au CILSS. C’est désormais le Mali qui prend la présidence du CILSS à  l’issue de cette 17è conférence des Chefs d’Etats tenue à  Bamako.

50è Session du CILSS: Bamako, capitale du Sahel

Cette réunion importante sera suivie le 15 avril prochain par la 17è conférence des chefs et de gouvernement du CILSS. Ces différentes réunions seront l’occasion pour les chefs de l’Etat et de gouvernement des Etats membres du CILSS, de dresser le bilan de l’organisation depuis la dernière conférence tenue en juillet 2013 à  NDJAMENA et les grandes orientales stratégiques pour les années à  venir. Plan quinquennal 2015-2019 La 50eme session ordinaire du conseil des ministres se penchera sur des questions comme la signature de la seconde convention révisée, le CORESA révisé, la révision de la politique de rémunération, la révision du niveau de contribution des Etats membres au fonctionnement du CILSS, le processus de rapprochement CILSS-CEDEAO, les arriérés de paiement et contributions des Etats membres, la construction du siège de l’INSAH et la nomination d’un Auditeur interne. C’’est ainsi que Mme Rosine Baiwong Djibergui AMANE , ministre de l’agriculture et de l’environnement du Tchad, ministre Coordinateur du CILSS, a invité ces collègues à  examiner toutes ces questions avec la plus grande attention afin de faire des propositions pertinentes au sommet des chefs d’Etats : «Nos délibérations devront permettre aux chefs d’Etats et de gouvernement, de prendre des engagements forts pour valider le plan quinquennal 2015-2019 et envoyer un signal percutant à  l’endroit des partenaires techniques et financiers pour leur soutien et accompagnement dans la réalisation de cet ambitieux programme. Elle a appelé ces collègues ministres à  résoudre définitivement la question de la convention. Et à  adopter les outils de gestion des ressources humaines pour assurer la pérennité de l’emploi au CILSS. Pour sa part, Bocary Tréta ministre du développement rural, a indiqué que les Etats ont connu ces dernières années des crises alimentaires qui ont pu être gérées de façon satisfaisante, grâce à  la capacité d’anticipation développée par le CILSS, à  travers ses outils et ses instruments d’information et de gestion des crises alimentaires. Les partenaires techniques et financiers notamment la CEDEAO, l’UEMOA, la BAD ont rassuré les ministres de leur accompagnement sur les différents programmes du CILSS avant de leur suggérer également le suivi et l’évaluation de l’institution dans ses activités.

Etats Généraux de la Culture : le grand brainstorming

Du jeudi 09 au 10 Avril 2015 à  Bamako, se tiennent les Etats-Généraux de la culture. l’une des grandes questions est de voir comment les Etats généraux peuvent agir et accompagner positivement le processus de paix et de réconciliation au Mali. Cet atelier de lancement permettra d’expliquer et valider la méthodologie proposée par le ministère de la Culture dans la conduite de ce processus et d’impliquer les acteurs de la culture et leurs partenaires dans la définition des canevas qui baliseront le travail de consultations. Quelle est la pertinence de la tenue de ces Etats-Généraux maintenant ? Oumar Keita : Il s’agit de poursuivre un processus initié par le ministère de la culture, du tourisme et de l’artisanat afin de parvenir à  la conférence des états généraux de la culture en juin prochain. Plus que jamais aujourd’hui, la pertinence d’un événement pareil se fait ressentir. En effet, du fait de la situation actuelle du Mali, repenser et échanger sur la mise en œuvre de politiques culturelles favorisant le processus de réconciliation nationale et le développement durable est une nécessité. Ce processus s’inscrit parfaitement dans la continuité du Forum Culture et développement, de novembre dernier, et vise à  traduire en stratégie sectorielle, ce qui a été alors préconisé. Que faut-il attendre d’une telle rencontre? On peut attendre beaucoup de cette rencontre. Les plateformes de dialogue et de réflexion de cette ampleur sont un formidable incubateur d’idées, de propositions. C est à  la fois un espace privilégié o๠tous les acteurs privés, publics, associatifs et décideurs politiques peuvent mettre en place des synergies et de nouvelles dynamiques, mais c’est aussi le moyen d’apporter des solutions concrètes aux problèmes rencontrés et exprimés dans les rencontres et colloques précédents. Il est essentiel de saisir le formidable levier que représente la culture pour le développement des hommes et des sociétés, un outil indispensable pour comprendre le monde d’aujourd’hui et pouvoir le transformer. On parle de réformer la politique culturelle du Mali, quels sont les points faibles. Oumar Keita : Les rapports existants dans ce domaines sont nombreux et font état de certains points faibles dans les politiques culturelles maliennes. Il s’agit principalement de problèmes de financement, du développement des industries culturelles créatives, de décentralisation de la culture, de manque de coordination et de mise en réseaux des acteurs culturels, de l’insuffisance de la prise en compte de la propriété intellectuelle. Pour tous ces aspects, ce processus des Etats généraux de la culture met un point d’honneur à  apporter des solutions pratiques et applicables, fruit d’une concertation généralisée. Aujourd’hui la culture malienne, souffre d’un problème de financement, les acteurs se plaignent du faible soutien du ministère de tutelle ? Oumar Keita : Oui mais on ne discerne pas toujours que le ministère dispose de peu de ressources propres pour financer l’action culturelle et ses projets. Quelles solutions pour redonner un nouveau souffle à  la culture malienne, éprouvée par les évènements de 2012 ? Oumar Keita : Les solutions sont en cours de définition à  travers ce processus collégial et progressif, et elles seront soumises aux Etats généraux d’ici deux mois, mais l’on peut déjà  mentionner certaines idées qui apparaissent dès aujourd’hui: une mise en réseau des acteurs culturels, une meilleure prise en compte des rôles de chacun et notamment des coopérations décentralisées, la création d’une instance d’accompagnement des industries culturelles, un meilleur encadrement juridique et fiscal, l’institution de filières professionnalisantes dans le domaine des métiers de la culture, une meilleure prise en compte financière des besoins du secteur, l’amélioration des infrastructures de base, une promotion accentuée de la richesse de la culture malienne et de son rôle déterminant dans l’avènement d une paix durable.

Mary Beth Leonard : « Les Etats-Unis sont impliqués dans la réussite de ces élections »

Elle a été accueillie à  son arrivée à  l’école fondamentale Mamadou Konaté qui compte 13 bureaux de vote par le le Conseiller aux affaires économiques au gouvernorat du District de Bamako, Barou Guindo et le Maire de la commune III, Abdel Kader Sidibé. Candidat indépendant, ce dernier fait partie des 18 candidats en commune à  briguer un siège dans cette circonscription. Ce matin, il n’y avait pas d’affluence comme lors de la dernière élection présidentielle. Pour le maire, l’organisation est meilleure que les scrutins antérieurs, cependant, « il y a moins d’affluence à  la même heure pratiquement que les élections récentes mais je suis confiant que les populations vont se mobiliser parce qu’il s’agit beaucoup plus d’élection locale cette fois-ci » a-t-il déclaré. « Sortir de la crise » Après avoir effectué une visite d’observation dans quelques bureaux de vote, Mme Mary Beth Leonard a déclaré à  la presse que « avec les élections présidentielles réussies, les législatives offrent la possibilité d’approfondir cette expérience, de permettre au peuple malien encore une fois de démontrer son attachement profond à  la démocratie et de sortir de la crise. Je crois que C’’est un moment important parce que C’’est à  travers ces élections que le peuple va choisir ses représentants.  » Concernant l’affluence, elle a répondu que « la journée est très belle, je crois que les gens font une petite grâce matinée ou sont un peu occupés mais J’espère qu’ils vont sortir dans l’après avec le même enthousiasme et le même engagement comme auparavant ». Par rapport à  l’organisation de l’élection, elle a souligné que les Etats-Unis tout comme la communauté internationale sont impliqués dans la réussite de ces élections. « Nous avons financé à  hauteur de 10 millions de dollars des activités comme la formation des observateurs, des délégués, les scanners pour identifier les bureaux de vote, ceci montre l’engagement des USA de voir une élection réussie » a-t-elle indiqué.

Le journalisme américain à l’épreuve du patriotisme

Après s’être frotté à  la pratique du journalisme américain en visitant certaines rédactions (VOA, CNN, Atlanta Journal Constitution…), le groupe francophone du «Programme Edward R. Murrow pour les Journalistes» a fait un séjour (du 3 au 6 novembre 2013) fort intéressant à  Athens (Géorgie) qui abrite l’Université de Géorgie. Pendant deux jours (du 4 au 5 novembre 2013), nous avons appris l’histoire de cette université et côtoyé des étudiants en journalisme ainsi que des professeurs expérimentés du métier. «J’ai opté pour le journalisme parce que je veux être une voix pour les autres»Â ! C’’est la confidence qu’une jeune étudiante du «Grady College», l’école de journalisme de l’université de Géorgie, nous a dit lors de nos échanges. Une responsabilité qu’elle se dit prête à  assumer quels que soient le prix à  payer et les risques à  courir. Comme, C’’est le cas dans la plupart des cas dans nos pays, le journalisme est avant tout un idéal pour celles ou ceux qui choisissent ce métier aux Etats-Unis. Un idéal de liberté et de justice qui se traduit dans la réalité par la lutte contre la corruption, l’injustice, l’imposture, l’oppression… Dans le fonds, le journalisme dit «américain» n’est pas aussi différend de ce qui est enseigné en Afrique. Seulement nos confrères des USA bénéficient, en plus du confort (meilleures conditions de travail) et d’une certaine sécurité sociale (assurance, plan de carrière, etc.), de plus de liberté afin de pleinement jouer leur rôle de pilier de la démocratie, de 4e pouvoir, de conscience du peuple. Le journaliste américain est surprotégé par le Premier Amendement qui sacralise les libertés individuelles, notamment d’expression et de presse. Et cela parce que les Pères fondateurs des Etats-Unis étaient convaincus que la liberté est un atout indispensable pour bâtir de grandes démocraties comme celle dont ils rêvaient pour leur jeune nation. Mais, à  la différence de ce que nous voyons souvent dans nos Etats, la presse américaine use de cette liberté avec plus de responsabilité. Même si des dérapages ne manquent pas souvent mettant en péril la crédibilité de ce journalisme. Cela s’explique surtout par ce que des experts qualifient de «journalisme lié à  rentabilité» ! Il s’agit d’un environnement concurrentiel qui pousse toujours les médias à  vouloir mieux informer et avant les autres. Ainsi, dans la plupart des rédactions visitées (Voix de l’Amérique, Atlanta Journal Constitution, CNN…), on accorde une importance capitale aux sources de l’information, donc à  son recoupement avec la plus grande précaution et rigueur. l’autre atteinte à  la crédibilité des médias aux Etats-Unis, C’’est souvent ce sentiment exacerbé de ce patriotisme américain. Cela peut souvent contraindre des journalistes à  traiter certaines informations avec moins d’objectivité quand cela peut toucher l’image ou les intérêts de leur pays. Ainsi, selon des entretiens avec certains journalistes et responsables de CNN, la chaà®ne internationale a été confrontée à  cette situation pendant la première guerre du Golfe (1990-1991) o๠certains téléspectateurs ne pouvaient comprendre que ses journalistes fassent certaines révélations touchant l’armée américaine. Heureusement, que la chaà®ne a résisté et n’a pas changé sa ligne de couverture. Un métier menacé par les TICS et les disparités salariales Aujourd’hui, comme en Afrique et dans le reste du monde, la presse américaine cherche à  s’adapter à  l’évolution technologique. Celle-ci a deux impacts sur les médias dans l’immense pays de l’Oncle Sam. D’abord, les réseaux sociaux réduisent le lectorat, l’auditoire et le public. Et, par ricochet, ces nouveaux médias prennent désormais une part non négligeable de la publicité à  ceux dits traditionnels, donc les privent de ressources vitales.Dans la pratique, la presse américaine et africaine, notamment malienne, sont confrontées à  une menace réelle : les disparités salariales entre le public et le privé, entre l’institutionnel et l’informel. Selon des spécialistes des médias du Grady College, un journaliste américain touche en moyenne 32 000 dollars par an (près de 16 000 000 F CFA) dans les médias privés. Ce qui est en deçà  de ce que gagnent ceux qui ont les mêmes équivalences dans l’administration ou d’autres secteurs du privé. Cette situation fait que, une fois leurs diplômes en poches, beaucoup de jeunes journalistes se spécialisent en relations publiques, en communication institutionnelles voire dans la diplomatie qui sont mieux rémunérés. Une situation identique à  ce que nous connaissons depuis quelques années au Mali o๠des journalistes chevronnés abandonnent de plus en plus les sales de rédaction au profit des consultations en communication ou d’autres responsabilités dans des départements ministériels ou des organisations internationales. l’autre menace, souligne Dr Ann Hollifield (chef du Département de l’audiovisuel de l’école de journalisme à  Athens), «C’’est l’arrogance vis-à -vis du publiC’… Les journalistes sont entourés de gens qui ont des connaissances de leurs métiers, mais qu’ils rejettent comme experts. Dans ce métier, il est judicieux de traiter tous les citoyens comme des experts dans leurs domaines». Un défi que nous devons également relever en Afrique pour plus de crédibilité et surtout mieux nous rapprocher des réelles préoccupations de nos lecteurs, auditeurs et téléspectateurs. Et comme le si bien Jon Ralston, chroniqueur politique influent et respecté de la chaà®ne Canal 3 de Las Vegas, dans ce métier l’essentiel C’’est de croire en ce que l’on fait, d’avoir la passion et la rigueur morale de le faire. Et le plus important, C’’est de se réveiller avec la même passion tous les matins sans craindre de pouvoir se regarder dans un miroir !

Décentralisation : le « découpage administratif » au coeur des débats

Le Mali compte 8 régions et 703 communes, un découpage administratif qui aujourd’hui soulève les débats pour bon nombre d’élus locaux mais aussi pour les agents administratifs, l’Etat, les collectivités territoriales. En jeu, le transfert de compétences, de ressources, le renforcement des capacités et au final, le développement local et régional de ces régions du Mali, cet hinterland, enclavé et qui aujourd’hui fait face à  la problématique du maintien de la paix et de la sécurité après la crise qui a secoué le Nord. En assistant aux débats de ces assises ou état généraux, on se rend compte d’une grande frustration, d’abord de la part des élus locaux venus en grand nombre, mais par ailleurs à  un discours bien huilé, qui dénote d’une faiblesse de la volonté politique, et montre l’incapacité des autorités à  transférer les ressources et les compétences vers les régions, pour parachever le processus de décentralisation enclenché depuis les indépendances.  » J’espère qu’enfin, les recommandations de ces nouvelles assises ne resteront pas lettres mortes et je crois qu’il y a une vraie volonté des nouvelles autorités », commente Ousmane Simaga, maire de Ségou. Dans son discours, le président Ibrahim Boubacar Keita a relevé les noeuds gordiens de cette décentralisation, o๠tout reste encore à  faire. Pour le nouveau locataire de Koulouba, les compétences transférées sont demeurées peu nombreuses et en retrait par rapport au programme initial; Tout comme les ressources allouées aux collectivités territoriales pour leur prise en charge ont été le plus souvent insuffisantes, reflétant des résistances que nous avions sans doute sous-estimées, qui se sont nourries de trop faibles capacités de prise en charge pour assumer les fonctions transférées »… Développement local et régional Des constats ont été faits et répétés. Que faire pour appliquer cette politique de décentralisation, ô combien cruciale dans la bonne marche de toute démocratie qui se respecte ? Pour Cheikna Dicko, maire de Léré, » non seulement le transfert de ressources fait défaut, mais la crise a aggravé la situation d’une commune frontalière de la Mauritanie et forte de 23000 âmes ». Le Maire de Léré, espère que ces Etats généraux permettront de poser les vrais problèmes. Une autre participante, Djénéba Cissé pointe le rôle des partenariats public et privés, la coopération étrangère qui permet de booster le développement local des régions. Le redéploiement dans les régions du personnel compétent. De son côté certains intervenants du Nord, échaudés par tant d’années de discours sans application, ont appelé à  mettre les choses à  plat. « Nous devons voir ce qui a marché et ce qui n’a pas marché, la loi sur le découpage administratif actuel est-elle juste ? » La région Nord du Mali est tellement vaste qu’elle gagnerait à  êtes davantage découpée, précise Maà®tre Maliki, avocat à  Kidal. Ainsi donc, plus de cercles, faire de certaines localités des cercles, et créer une nouvelle région au Nord, celle de Taoudenni ? « , envisage t-on. Le problème récurrent du Nord, pose cette question du découpage. « Mais, ajoute André Bourgeot, anthropologue, il faut aborder les choses dans leur globalité, comprendre qu’il y a au nord comme au sud, des poches de sous développement profondes, et qu’il faut rééquilibrer. En lieu et place de décentralisation, des participants, parleront eux de déconcentration des pouvoirs. Une autre manière d’envisager la décentralisation ? Les débats continuent.

Etats généraux de la décentralisation: début des assises

« Des Etats Généraux de la décentralisation seront convoqués en vue de créer les conditions nécessaires à  un transfert effectif de compétences et de ressources aux collectivités territoriales, sur l’ensemble du territoire » avait déclaré le président Ibrahim Boubacar Keita à  la tribune des Nations unies le 27 septembre dernier. C’est ce lundi donc que débute cette rencontre de trois jours qui réunira environ 600 participants à  Bamako. Il s’agira de faire la revue des orientations et des modalités de mise en œuvre du processus de décentralisation tout en tenant compte des dysfonctionnements actuels. Au cours des travaux, les participants auront pour mission d’approfondir les analyses et les propositions. Autour d’une dizaine de thèmes, ils feront notamment le bilan d’une dizaine d’années de politique nationale de décentralisation au Mali. Selon les organisateurs, trois groupes travailleront sur les enjeux de la décentralisation tandis que sept autres groupes plancheront sur des thématiques stratégiques en rapport avec l’approfondissement du processus de décentralisation. Pour le ministre délégué, chargé de la Décentralisation au Mali, Malick Alhousseini, « l’objectif spécifique est de dégager des propositions d’orientations sur lesquelles l’Etat du Mali pourrait s’engager pour dégager une solution durable pour la crise du nord ».

Montée de tension au Moyen-Orient: risques « très sérieux » d’attentats

L’alerte attentat a été renforcée dans la plupart des ambassades occidentales dans les pays du Moyen-Orient.Selon le site d’informations Euronews.com, on en sait désormais plus sur le faisceau d’indices qui a poussé la semaine dernière les à‰tats-Unis à  fermer une vingtaine d’ambassades et de consulats dans les pays arabes et à  appeler, mardi, leurs ressortissants à  quitter le Yémen «immédiatement». Les renseignements américains ont, selon plusieurs médias, intercepté des «communications» entre le chef d’al-Qaida et le responsable de la branche yéménite de l’organisation. Appels « à  l’action » des chefs d’Al Qaida C’est l’interception de messages contenant des menaces d’attentats entre le numéro un d’Al-Qaà¯da, Ayman al-Zawahiri, et Nasser Al-Whaychi, le chef de la filiale Al-Qaà¯da dans la Péninsule arabique (AQPA) qui a été le déclencheur de la décision de Washington de fermer une vingtaine d’ambassades et de consulats, selon les médias américains. Le premier aurait ordonné au second de perpétrer un attentat dès dimanche dernier. Zawahiri avait demandé à  al-Whaychi de « faire quelque chose », ce qui a poussé les responsables de Washington et du Yémen à  redouter une attaque imminente, selon les mêmes sources. Non seulement ces échanges émanent de «cerveaux» d’al-Qaida mais ils sont très précis, ce qui explique pourquoi Washington les a pris autant au sérieux. En outre, relèvent les analystes, il est rare que le leader d’al-Qaida, qui a trouvé refuge au Pakistan, discute des opérations à  venir avec les organisations sœurs. Il semble qu’Ayman al-Zawahiri se soit rapproché de Nasser al-Wuhayshi. Il y a quelques semaines, il aurait nommé l’ancien secrétaire de Ben Laden en Afghanistan, «manager», soit numéro 2 du réseau al-Qaida. «Frankenbombers» Leurs messages surviennent alors que le «bavardage» entre sympathisants d’al-Qaida s’est intensifié. Des communications auraient été observées entre des membres d’al-Qaida et quelqu’un résidant aux à‰tats-Unis. Les contacts auraient eu lieu par voie électronique comme postale. Dans le même temps, plusieurs figures d’al-Qaida ont retrouvé la liberté à  la faveur d’évasions massives de prison en Irak, en Libye et au Pakistan. L’AQPA serait en train de finaliser un attentat qui coà¯nciderait avec la fin du ramadan cette semaine, craignent les services secrets américains. Les intérêts occidentaux au Yémen seraient une cible de choix. Les autorités yémenites chercheraient activement les voitures piégées, dont al-Qaida compterait se servir contre les ambassades étrangères. Inquiétudes accrues Londres a déjà  évacué tout le personnel de son ambassade au Yémen, fermée depuis dimanche. Les Etats-Unis ont eux appelé ce mardi leurs ressortissants à  quitter le pays «immédiatement». Du côté du Quai d’Orsay (Ministère français des affaires étrangères, NDLR), on explique que les 600 ressortissants français enregistrés auprès de l’ambassade ont depuis dimanche des «consignes de restriction de déplacement maximale». Une autre peur des services de renseignement est l’usage par les terroristes de nouveaux explosifs indétectables dans le transport aérien. Des kamikazes pourraient être déployés avec des bombes implantées chirurgicalement dans leur corps, à  la manière des «mules humaines» utilisées dans le trafic de drogue, afin de déjouer les contrôles de sécurité. La presse américaine les a déjà  baptisés «Frankenbombers», une contraction de Frankenstein et de poseur de bombe. AQPA aurait aussi développé un explosif liquide. Il suffirait de tremper un vêtement dans ce bain et de le faire sécher. L’habit deviendrait alors «un objet piégé».

Attentats aux Etats Unis: la France est-elle aussi menacée?

Depuis le début de l’opération Serval au Mali le 11 janvier 2013, des groupes de djihadistes ont proféré à  plusieurs reprises des menaces à  l’encontre de la France, la présentant comme un véritable ennemi. « Cessez vos hostilités envers nous (…) vous êtes en train de creuser les tombes de vos fils avec vos propres mains » a prévenu Al-Qaà¯da au Maghreb islamique (Aqmi) dans un message vidéo le lendemain de l’intervention française au Mali. Par ailleurs, le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), une branche dissidente d’Aqmi, a lui aussi menacé la France mi-janvier. Interrogé par l’AFP, l’un de ses chefs Abou Dardar, aurait indiqué vouloir frapper « le C’œur de la France » Dès lors, le plan Vigipirate est passé du « rouge » au « rouge renforcé», ce qui signifie que la menace d’attentats sur le territoire français est probable. C’’est ainsi que depuis janvier 2013, la sécurité a été renforcée dans les transports en commun, les bâtiments accueillant du public et au niveau des rassemblements de personnes. Après les explosions meurtrières survenues ce lundi 15 avril à  l’arrivée du marathon de Boston, sur la côte Est des Etats-Unis, la France est sur le qui-vive. Les patrouilles devraient davantage circuler dans les lieux publics, en particulier dans les gares et les aéroports. Le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, a appelé, tous les citoyens français « à  faire preuve de vigilance quant à  la présence de colis suspects ou de bagages abandonnés, sans céder à  l’esprit de panique (…) En cas d’incident ou d’alerte, le ministère a souligné l’importance de respecter strictement les consignes émises par les services de sécurité et de faire preuve de patience et de civisme ». Pour sa part, le président François Hollande a déclaré ce jeudi matin qu' »il y a des menaces qui concernent particulièrement la France, depuis que nous avons pris des dispositions par rapport au Mali, il y en a par rapport à  notre position par rapport à  la Syrie, il y en a par rapport à  la lutte que nous avons engagée contre le terrorisme » (…) c’est parce qu’il y a des menaces qu’il y a des dispositifs. Et en même temps, il ne faut pas grossir la menace. Il s’agit simplement de protéger les Français du mieux possible ».

Les Etats Unis de nouveau frappés par un drame

Le souffle de l’explosion a touché de nombreuses habitations alentour et envoyé une boule de feu d’une trentaine de mètres de large dans l’air. « C’est comme si une bombe nucléaire avait explosé », a déclaré sur CNN Tommy Muska, le maire de West, localité de quelque 2.500 personnes dans laquelle a eu lieu le drame. L’explosion s’est produite mercredi peu avant 20H00 (01H00 GMT jeudi) dans l’usine West Fertilizer, selon Don Yeager, porte-parole des pompiers. Il a précisé que son origine n’avait pas encore été déterminée mais qu’elle pourrait être due à  de l’ammoniac. Les médias américains ont avancé des bilans très variables pour l’explosion de West. Une chaà®ne de télévision locale a évoqué le chiffre de 60 à  70 morts. Interrogé au cours d’un point de presse sur ce chiffre, D. L. Wilson, porte-parole de la Sécurité publique du Texas, a répondu: « Je ne peux ni confirmer ni démentir ». « Il y a des morts. Le nombre n’est pas définitif. Il pourrait augmenter rapidement. Les recherches sont en cours ». « Les pompiers ne luttent pas contre le feu pour le moment… Ils sont sur la zone mais ils ne peuvent s’approcher en raison des fumées toxiques qui s’échappent », a-t-il expliqué. « C’est une scène de dévastation », a déclaré de son côté Patrick Swanton, de la police de Waco, soulignant que l’origine de l’incendie était inconnue et qu’il était impossible à  ce stade de dire s’il s’agissait d’un accident ou d’un acte criminel. « La situation évolue en permanence », a de son côté déclaré à  l’AFP Josh Havens, porte-parole du gouverneur du Texas. « Dès que le feu sera éteint et que les équipes pourront évaluer la situation sur l’usine et dans les alentours, nous en saurons plus », a-t-il ajouté, sans donner de bilan. Les blessés ont été conduits vers différents hôpitaux de la région. « J’ai été mis à  terre. C’est comme si la route s’était soulevée », a raconté sur CNN Cheryl Marich, dont la maison a été détruite et dont le mari était parti lutter contre le feu. Un autre témoin, Bill Bohannan, a raconté que « toutes les habitations sur environ quatre pâtés de maisons ont été soufflées par l’explosion ». Vendredi (le 19 avril) marque le 20e anniversaire de la fin du siège d’une secte à  Waco, au Texas, qui avait coûté la vie à  76 personnes. Et ce sera aussi la commémoration de l’attentat d’Oklahoma City, qui avait vu un sympathisant du Mouvement des miliciens, une organisation d’extrême droite, tuer à  l’explosif 168 personnes dans un immeuble du gouvernement fédéral, le 19 avril 1995. Ce drame intervient deux jours après l’attentat qui a été perpétré sur la ligne d’arrivée du marathon de Boston (nord-est), et qui a fait trois morts et 180 blessés lundi.

Que veut la Corée du Nord?

Allons-nous vers une troisième guerre mondiale? Après l’annonce du redémarrage d’un réacteur nucléaire sur le site de Yongbyon en Corée du Nord, la Corée du Sud et son allié de toujours les Etats Unis sont sur le pied de guerre. Les deux tiers de la marine américaine sont positionnés au Japon avec près de 50 000 hommes et en Corée du Sud avec quelque 28 500 militaires. Les Etats Unis font tout pour décourager une éventuelle agression nord-coréenne. Ils annoncent des mouvements d’équipements militaires : vols de bombardiers, des chasseurs, déploiement de radar de défense antimissile et de navires de guerre. Malgré tout un arsenal dissuasif, Pyongyang continue de défier le monde entier. La Corée du Nord aurait déployé un deuxième missile sur sa côte orientale hier jeudi 4 avril, selon l’agence sud-coréenne Yonhap et les manifestations anti-USA se multiplient. Gesticulation ou réelle menace ? Est-ce une énième provocation de la Corée du Nord ou courre-t-on réellement vers une guerre mondiale ? Le Parti du Travail qui dirige la Corée du Nord a annoncé que l’arsenal nucléaire était le « trésor de la nation » et qu’il ne serait « pas abandonné même contre des milliards de dollars ». Pour sa part, la Corée du Sud a promis une « violente riposte » en cas de «provocation » de Pyongyang. La crise est « déjà  allée trop loin » a déclaré le Secrétaire Général des Nations unies, Ban Ki-moon. En ce 21ème siècle, nombre de pays cherchent à  se familiariser avec la technologie des missiles et celle du nucléaire. La possession de ces bombes inquiète et n’est pas sans conséquence sur l’humanité. La catastrophe d’Hiroshima et de Nagasaki pendant la seconde guerre mondiale et ses effets sur la population sont encore dans les mémoires. Or, les tensions de ces derniers jours dans cette partie du monde porte justement sur le droit ou non de la Corée du Nord à  posséder l’arme nucléaire. Une nouvelle « Guerre froide » ? Au-delà  de la dissuasion, l’Amérique cherche à  contrecarrer la Chine dans ses ambitions hégémoniques en Asie et réaffirmer son soutien sans faille envers ses alliés, la Corée du Sud et le Japon, pays qui abritent des bases américaines. C’’est ainsi que depuis son arrivée au pouvoir, le président Obama s’est lancé dans une vaste redéfinition de la politique américaine en Asie, avec l’objectif de répondre aux multiples enjeux sécuritaire de la région et d’y maintenir une forte présence en raison notamment de la montée en puissance de la Chine. Depuis 1968 et la conclusion d’un Traité de non-prolifération, l’ONU divise en deux les pays nucléaires : la Chine, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie, forment le groupe des « autorisés », ceux qui avaient la bombe avant le milieu des années 1960 et ceux qui l’ont acquise depuis – l’Inde, Israà«l, le Pakistan et peut-être la Corée du Nord – représentent celui des « non-autorisés ». l’équilibre des forces a bien changé depuis la guerre froide o๠les puissances de l’est et l’ouest se regardaient en chiens de faà¯ence. Aujourd’hui, la Corée du Nord peut-elle compter sur le bloc des « non-autorisés » pour se lancer dans une confrontation contre les « autorisés » ? Rien n’est moins sûr…

Présidentielle américaine: mais comment ça marche ?

D’abord une chose. Pour être élu président des Etats Unis d’Amérique, il faut remporter au minimum 270 votes. Pas de panique ! Ce n’est pas le nombre de personnes majeures en droit de voter aux Etats Unis ! Ce sont les grands électeurs issus de chacun des états qui choisissent le ticket gagnant. Ces grands électeurs sont membres du « Collège électoral », composé de 538 sénateurs et représentants qui sont élus par le suffrage populaire. Ils sont tenus par serment de voter pour les deux candidats auxquels ils ont été associés par ce vote. Il s’agit donc d’un vote au suffrage universel indirect. Pour accéder à  la Maison Blanche, le ticket gagnant doit réunir sur son nom au moins 270 grands électeurs, en l’occurrence la majorité absolue au Collège électoral. C’’est en quelque sorte le « chiffre magique » : au fil des dépouillements, Etat par Etat, la formation politique qui parvient dans la nuit du 06 novembre prochain à  regrouper plus de 270 grands électeurs est assurée de l’emporter. Les faiseurs de roi Restons un moment sur les « grands électeurs ». Leur nombre varie d’un Etat à  l’autre, selon l’importance de la population. Par exemple, il y en a 3 pour le Montana, le Dakota, des Etats faiblement peuplés et à  55 pour la Californie, l’Etat le plus peuplé des Etats Unis. Ce nombre correspond au nombre de sénateurs et de députés au Congrès américain (le Sénat + la Chambre des représentants. Chaque Etat part avec un minimum de deux sénateurs (pour un total de 100) et un élu à  la Chambre des représentants. Le minimum de voix par Etat est donc de 3. Le tout ou rien l’autre particularité du système américain est le « winner take all », pratiqué dans tous les Etats à  l’exception du Maine et du Nebraska. Prenons l’exemple de la Californie qui compte 55 grands électeurs. Ces derniers sont donc tenus de voter pour le candidat auquel ils sont associés. Cela veut dire que les grands électeurs républicains voteront (le contraire est rarissime) pour M. Romney et les démocrates pour B Obama. Si, comme C’’est toujours le cas en Californie, la majorité des votes va au candidat démocrate, que ce soit à  l’arraché ou confortablement, ce dernier remporte la totalité des 55 voix. D’o๠l’importance du vote populaire puisque C’’est ce vote qui désigne les grands électeurs. Mais, mais, mais… il peut arriver que le vote des grands électeurs soit différent de celui de la population. Cela est arrivé en 2000 lors de la première élection de G. W. Bush, lorsque le candidat républicain l’a emporté dans le Collège électoral, alors qu’il a réuni sur son nom moins de voix que son rival au niveau fédéral, le démocrate Al Gore. Les swing-states Ils sont le véritable enjeu de ce scrutin. Le scrutin y est en général beaucoup plus serré que dans les Etats déjà  acquis à  tel ou tel camp. Et, rien n’y est gagné, car ils peuvent balancer d’un côté comme de l’autre d’๠leur appellation de « swing states » ou « états qui balancent ». Les swings states 2012 sont la Floride, l’Ohio, la Virginie, le Wisconsin, le Colorado, le Nevada et le New Hampshire. Avec ses 29 grands électeurs, la Floride pèse beaucoup plus que l’Ohio et la Virginie avec leurs 18 et 13 grands électeurs respectifs. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le troisième et dernier débat télévisé du 22 octobre a eu lieu en Floride. Et C’’est encore probablement cet Etat (comme en 2000) qui désignera celui qui au soir du 06 novembre sera le 45ème président des Etats Unis d’Amérique. Wait and see, comme diraient les américains. Célia d’Almeida, envoyée spéciale

Les « Super femmes » 2011 pour l’ambassade des USA au Mali

Pour la deuxième année consécutive, des femmes maliennes ont reçu des diplômes faisant d’elles des femmes d’excellence. Son excellence Mme Gillian A. Milovanovic, ambassadeur des Etats Unis au Mali a salué les parcours atypiques des femmes distinguées cette année. Elles sont neuf, reconnues pour leurs contributions, leur engagement dans différents secteurs de la vie sociale, économique et politique du Mali. Mme l’ambassadeur a rappelé qu’aux Etats Unis, le mois de mars est consacré mois des femmes. Et C’’est dans ce cadre que se place la désormais traditionnelle cérémonie de remise. Depuis 16 ans, après la dernière conférence sur les femmes à  Beijing, le monde s’est engagé à  donner une place plus grande aux femmes dans les processus de développement et à  valoriser leurs contributions dans tous les domaines. Les femmes et les jeunes filles ont su relever avec enthousiasme et succès ce défi en prenant leur place dans les secteurs les plus en plus divers. Au palmarès de « Women of excellence », Mesdames Altiné Cheikna Coulibaly, caméra-woman à  l’ORTM dans la catégorie journalisme, Sacko Amy Kane, officier supérieure de police dans la catégorie application de la loi, Nina Wallet Intalouh, conseillère au haut conseil des collectivités territoriales pour politique et gouvernement. Le Général Togola Fanta Konimpo a été distingué pour son parcours particulier dans l’armée malienne et en tant que médecin militaire. Dans la catégorie busines et entreprenariat, Mme Guindo Yaye Géré Tembely, agronome et dirigeante d’association féminine à  Badiangara, Mme Kéita Mariam Diarra pour l’éducation, Mlle Fatoumata dite Mafitini Kéita, guide d’escalade à  Siby, dans la catégorie sport , le Professeur Sidibé Yassa Traoré pour médecine et santé et enfin pour la science, Mme Oumou Niaré, biologiste et entomologiste. « Merci pour votre dévouement énergique, votre persévérance dans l’excellence et pour la valeur ajoutée que vous apportez à  l’avenir du Mali » leur a dit Mme Milovanovic qui avouera qu’il a été difficile à  son équipe de faire un choix tant les femmes de talent sont nombreuses au Mali et méritent toutes d’être mises en lumière.Le Chef de Cabinet du Ministère de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille ainsi que les lauréates de l’an dernier ont pris part à  la cérémonie.

USA : Elections de mi-mandat, les républicains gagnants selon les sondages

Sans suspense ou presque… Alors que sur le continent africain les yeux sont fixés sur la Cote d’Ivoire, aux Etats Unis, le président Obama traverse un moment difficile. En effet, ce mardi 2 novembre auront lieu les élections de mi-mandat. Les américains qui l’ont porté aux nues il y a quelques mois semblent prêts à  lui donner une sacrée correction. Et à  la Chambre des représentants, la déroute du camp Obama est acquise. Les républicains devraient récupérer 50 sièges au moins, soit bien plus que les 39 dont ils ont besoin pour reprendre la majorité. Pointe à  l’horizon le spectre de la défaite de 1994, lorsque les républicains avaient mobilisé l’opinion contre Bill Clinton et raflé 52 sièges, un record en 50 ans. Au Sénat, en revanche, le suspense est total. Et tous les candidats démocrates tremblent. Les républicains ont besoin de 10 sièges pour s’assurer le contrôle, mais, selon les experts, ils auront sans doute du mal à  s’en adjuger plus de 9. Quant aux 37 élections pour un poste de gouverneur, une majorité devrait revenir aux républicains. Ce n’est pas réellement une surprise. Le parti au pouvoir perd traditionnellement des sièges aux élections de mi-mandat. Ensuite, les démocrates avaient remporté d’amples victoires aux élections de 2006 et 2008 dans des fiefs conservateurs. Et puis la situation économique ne leur est guère favorable. Résultat, trois quarts des électeurs se disent mécontents du Congrès démocrate, selon un sondage ABC-Washington Post. Seule une forte participation électorale des démocrates pourrait compenser la poussée républicaine. Or, jusqu’à  ces dernières semaines, on ne parlait que de « l’écart d’enthousiasme » entre républicains et démocrates, les premiers sous la pression du mouvement Tea Party étant remontés à  bloc et supermobilisés pour changer le Congrès alors que, chez les seconds, c’était l’apathie et le découragement. Sursaut tardif des démocrates? Ces derniers jours, pourtant, les démocrates semblent avoir retrouvé un brin d’énergie et ont été plus nombreux à  remplir un bulletin dans les à‰tats o๠l’on peut voter en avance. Du coup, les deux camps, ce week-end, se sont démenés frénétiquement pour mobiliser leurs troupes, saturant les ondes de pubs télé et radio. Le président Obama a même sillonné le pays pour encourager sa base. Quant à  l’avenir, il s’annonce difficile pour Barack Obama qui va devoir faire des compromis et gouverner avec une très maigre majorité, s’il garde le Sénat. Dans un sens, disent les experts, il vaudrait mieux que les démocrates perdent les deux chambres, car cela obligerait enfin les républicains à  faire des efforts et à  abandonner leur stratégie d’obstruction systématique. Mais ce ne sera pas forcément non plus une partie de plaisir pour les républicains, qui vont avoir à  composer avec une série de candidats extrémistes et une opinion publique très anti-Congrès.

Etats généraux du Foncier : vers la mise en œuvre des recommandations

Un plan d’action et un chronogramme Ces assisses, qui ont regroupé 4 618 représentants de tous les acteurs concernés par la question foncière, avaient pour objectif d’aboutir, de manière consensuelle, à  l’élaboration et à  la mise en œuvre d’une politique domaniale et foncière adéquate. Le rapport de synthèse de l’ensemble des travaux vient d’être finalisé par la Commission d’organisation. Un plan d’action et un chronogramme détaillé de mise en œuvre des recommandations seront prochainement soumis au gouvernement. S’inscrivant dans le cadre de la mise en œuvre du PDES et figurant dans le plan d’action d’accélération de la croissance économique au Mali sur la période 2008-2012, les Etats généraux du foncier ont été la plus grande rencontre d’envergure jamais organisée par notre pays autour de la question du foncier. Ils traduisaient donc une volonté politique de privilégier et de renforcer le débat démocratique autour de ce sujet très sensible. Mdernisation de la gestion foncière Au vu des résultats, on peut affirmer que l’objectif principal assigné a été atteint et aujourd’hui, le rapport de ces assises qui vient d’être finalisé est un document important pour la modernisation de la gestion foncière et doit, en principe, permettre à  notre pays de tourner la page des nombreuses difficultés (insécurité foncière, litiges, confusion juridique, marchandisation de la terre…) liées au foncier. Ce document de référence permettra, dans les jours à  venir, de doter le Mali d’une politique domaniale et foncière adéquate devant permettre d’assainir la gestion domaniale et foncière, sécuriser les droits de propriété et d’usage et promouvoir des investissements. Pour cela, quatre axes stratégiques ont été déterminés : l’adaptation de la législation et de la réglementation domaniale et foncière au contexte socio-économique du pays qui est en évolution ;l’harmonisation de la gestion domaniale et foncière avec les politiques sectorielles de développement ; la mise en place d’outils appropriés de maà®trise de ladite gestion et le renforcement des capacités des services et autres institutions en charge du foncier. Face à  tous ces axes une panoplie de recommandations ont été formulées par les assises nationales qui se sont ouvertes sous la présidence du Chef de l’Etat. Dans ces centaines de recommandations, on peut retenir, entre autres, la relecture du Code domanial et foncier ainsi que les textes d’application, leur traduction dans les langues nationales et leur large diffusion, la relecture du Code minier, la délimitation de toutes les réserves foncières, l’immatriculation systématique des exploitations agricoles, la poursuite de la déconcentration des services techniques chargés du foncier, la délimitation, le balisage, et la signalisation des zonages et équipements proposés par le schémas directeur d’urbanisation. Autres recommandations de taille, l’inventaire des grands systèmes coutumiers en vue de leur codification, la définition claire des rôles et responsabilités des autorités communales et traditionnelles dans la gestion domaniale et foncière, la mise en cohérence des textes et dispositions légales sur le foncier, un meilleur suivi

Politique américaine: Barack Obama rencontre la jeunesse africaine

Le cameroun représenté par le conseil national de la jeunesse Près de 120 jeunes leaders africains de la société civile ou du milieu des affaires, en provenance de 40 pays d’Afrique se retrouveront du 3 au 5 août prochain à  Washington, la capitale américaine, pour un forum de discussion sur l’avenir de l’Afrique. Une délégation camerounaise sera présente à  cet évènement. Elle sera conduite par le président du conseil national de la jeunesse, Abdoulaye Abdourahzak. Selon le communiqué de la présidence américaine, trois raisons au moins justifient cette initiative: Rendre hommage au 17 Etats africains qui viennent de célébrer leurs indépendances dont le Cameroun, se conformer à  la réalité démographique du continent africain en majorité peuplé de jeunes, et surtout poser les bases de futures relations avec les potentiels dirigeant africains de demain. Durant trois jours, américains et africains échangeront ensemble et travailleront à  l’élaboration de nouvelles solutions pour faire face aux défis majeurs du continent, créer des stratégies en vue de faciliter la saisie par les jeunes des opportunités dans la gouvernance, l’économie et le renforcement de leurs capacités. Ce forum rentre en droite ligne avec la promesse faite par le président américain à  la jeunesse africaine, lors de sa visite historique en juillet 2009 au Ghana. l’administration américaine croit aux énormes potentialités de l’Afrique. Le président Obama assisté par ses meilleurs conseillers et les ambassadeurs présents sur le continent africain, sont déterminés selon des experts, à  travailler à  l’amélioration des conditions de vie des africains, donc de sa jeunesse qui occupe près 70% de la population active sur le continent, mais sont très souvent pauvres. Les visites de haut niveau de certains responsables de l’administration américaine certifient cet état des choses. Depuis le passage au Ghana de Barack Obama au Ghana il y a juste un an, le vice-président Joe Biden dont on connait la longue expérience dans les affaires étrangères a effectué lui aussi une visite de près d’une semaine en Afrique du sud et avant cela au Kenya. Au mois d’Août 2009, C’’était au tour d’Hilary Clinton, la secrétaire d’Etat aux affaires étrangères américaines qui a visité 7 pays sur le continent. Le pari sur le futur de Barack Obama Le programme de la rencontre sera concentré sur les exposés lors des séances plénières, que les jeunes leaders africains effectueront sur les expériences quotidiennes et l’appercu en interne, dans les domaines tels que la transparence et la responsabilisation dans la gestion des affaires, la situation des emplois, la protection des droits de l’homme, l’utilisation des nouvelles technologies dans les activités de tous les jours. Le président Obama devrait aussi discuter directement avec les jeunes africains, sur les perspectives de l’Afrique dans les 50 prochaines années. Les participants invités à  cette rencontre vont aussi avoir des rencontres avec le corps de la paix américain (Peace Corps) et l’agence américaine pour le développement international (USAID), pour discuter avec les responsables de ces deux agences, du renforcement de la capacité des jeunes, à  travers les initiatives collectives et l’engagement civique au service de leurs pays respectifs. Il est aussi prévu une rencontre avec d’autres américains travaillant aux Etats-Unis ou sur le continent africain.

Sommet du G8 : Quels enjeux pour les Etats Africains ?

Démarré hier, le sommet du G8 se tient presentement à  Hunsville (Canada) Depuis plus d’un demi siècle, les 8 Etats. En effet, au lendemain de la deuxième guerre mondiale, les super puissances du monde (dont les USA, l’Allemagne, l’Angleterre, l’Italie, le Japon, la Chine, la France) ont décidé former le créneau du G8, dans le but notamment de définir des politiques pour aider les pays en voie de developpement (Afrique, Caraà¯bes pacifique). l’Afrique pour sa part a certes bénéficié souvent de coup de main de ces puissants Etats, mais n’arrive toujours pas à  se défaire des affres du sous developpement. Le poids de la dette Pour Bakary Cissé, de « la Coalition Dette et développement du Mali », des décennies après, l’Afrique n’a véritablement pas commencé son developpement. Quand bien même, elle porte à  son coup un pactole de dettes à  donner des vertiges. Malgré tout, les dettes consenties par les pays développés ainsi que les institutions de Brettons Wood ne cessent de pleuvoir pour, dit-on, l’accabler davantage. Mais pourtant, on parle d’annulation de dette ? l’organisation d’un contre sommet En réponse aux politiques capitalistes et néo-libérales développées par le G8, les mouvement sociaux mondiaux ont cru judicieux de mettre en place un contre sommet. « Ils ne contribuent qu’à  bafouiller les droits des peuples, à  augmenter la pauvreté, et les inégalités… », estiment les alter mondialistes. Parallèlement à  chaque sommet du G8, les mouvements sociaux organisent de fortes résistances à  travers le monde, pour dénoncer les maux du système capitalisme, qui disent-ils, ne font qu’embourber davantage les pays en voie de developpement. Pour sa part, le Mali n’a jamais été en reste de vaste mouvement d’humeur contre ces politiques aux relents capitalistes. l’annulation de la dette a toujours été le maà®tre mot de ce tonitruant sommet dont les retombées sont bien profitables aux pays riches. Le Mouvement des Sans Voix Au Mali, le Mouvement des Sans voix (MSV) est l’une des organisations qui fait le plus parler d’elle. Pour combler le vide créé par la non tenue cette année du Forum social mondial, le MSV a tenu son forum dénommé « Forum des Sans ». Et pour cause, il était de coutume que parallèlement à  chaque sommet du G8, se tienne le forum des peuples. « l’absence des mouvements sociaux aurait contribué à  plonger les monde dans un fatalisme copieusement orchestré par les pays constitutifs du G8 », a indiqué Soungalo Coulibaly, un alter mondialiste malien. La nécessité d’aller vers les Etats-Unis d’Afrique Pour sa part, l’Afrique se doit de chercher les voies et moyens pour jeter les bases d’un développement endogène. Ceci est corroboré par de nombreux observateurs qui estiment que l’idée pour l’Afrique d’aller vers la création des Etats-Unis d’Afrique est bien opportune. « Ce n’est que par là  que le continent obtiendra sa bouffée d’oxygène ». l’aide au développement s’est toujours avérée insuffisant pour mettre ces Etats sur les rails d’un véritable developpement. C’’est pourquoi l’annulation partielle de la dette extérieure par les Etats les plus développés de la planète a toujours fait aiguiser la rage des alter mondialistes qui estiment que l’apport de ces Etat est assimilable à  des gouttes d’eau dans l’océan.

Un Observatoire National pour renforcer la gestion du foncier

Plus de 500 participants Ces assisses ont regroupé environ 500 participants, composés des délégués de toutes les régions et du district de Bamako, ainsi que des invités nationaux et étrangers. Durant cinq jours, ces participants ont échangés sur les différents thèmes du foncier en vue de proposer aux autorités des solutions idoines, susceptibles de restaurer la confiance des usagers dans les textes et préserver la quiétude sociale une solution idoine pour les problèmes autour du foncier. Des recommandations formulées Aux termes de leurs travaux, les participants ont formulé plusieurs recommandations. Parmi lesquelles on peut noter la relecture du code domanial et foncier et ses testes d’application, la mise en place d’un centre national de formation, la création d’un observatoire du foncier et immobilier, l’introduction de l’éducation foncière dans les programmes scolaires. Et l’implication des chambres consulaires dans la commission d’enregistrement et d’immatriculation de toutes les exploitations familiales agricoles et autres, le développement du secteur rural en tant que moteur de l’économie, pour une croissance forte et durable. Et l’intensification de l’information et de la communication avec les principaux acteurs concernés (département ministériel, collectivité territoriales, société civile etc. Cela prouve à  suffisance que toutes les parties prenantes à  la gestion du foncier se sont senties concernée par le Assises. Des indications fournies, montrent que les travaux ont permis d’avoir des échanges fructueux sur les thèmes centraux relatifs à Â : «Â l’harmonisation de la gestion domaniale et foncière avec les politiques sectorielles de développement »Â ; «Â Quels outils pour la maà®trise de la gestion domaniale et foncière ? » et «Â la stratégie de mobilisation sociale pour une gestion domaniale et foncière consensuelle et apaisée sans oublier le renforcement des capacités des services ». Le gouvernement assure de jouer sa partition Des échanges ont permis aux Etats Généraux d’aboutir à  des conclusions et des recommandations pertinentes, qui auront fait la preuve d’une volonté partagée par tous de parvenir à  une gestion sinon consensuelle, du moins apaisée du foncier a assuré le premier ministre Modibo Sidibé dans son discours de clôture. « Je puis vous assurer que le Gouvernement, pour sa part, jouera la partition qui est la sienne. Dans ce cadre, dans les meilleurs délais, conformément aux orientations du Président de la République, le Gouvernement va engager le processus des réformes institutionnelles relatives à  la réorganisation nécessaire des services et structures impliqués dans la gestion du foncier. La réforme institutionnelle concernera aussi la création de l’Observatoire National du Foncier et de l’Immobilier, et la création de l’Agence Nationale d’Aménagement Foncier, pour un renforcement des outils de gestion du foncier urbain et rural ». Enfin, le Gouvernement procèdera à  la mise en place, et ce dans les semaines à  venir, d’une équipe plurielle pour le recensement et la publication de tous les domaines fonciers de l’Etat, sur l’ensemble du territoire national et à  l’étranger.

Axes routiers inter-Etats : L’OPA présente les résultats de 3e trimestre 2009

Qu’est-ce que l’OPA ? l’OPA est une structure chargée de mener régulièrement des actions permettant de suivre les comportements des agents de contrôle sur les axes routiers entre Etats. Le représentant de la commission de l’UEMOA, Apollinaire Ibrahim Tini, signale que les contrôles ont démarré depuis 2005, sur le corridor Téma-Ouagadougou-Bamako. Et, ils se sont étendus au cours de ce 3e trimestre 2009 sur le corridor Bamako-Dakar. Il explique par ailleurs que «Â grâce à  la participation effective des chauffeurs routiers, des points focaux de l’OPA, des coordinateurs nationaux, du Trade Hub et de la commission de l’UEMOA, ils avons régulièrement traité, collecté, analysé et publié les résultats des enquêtes relatives aux pratiques des agents de contrôle, sur ces axes routiers inter-Etats. » Les résultats constatés Les contrôles effectués ont démontré une baisse de 10,84 % par rapport au trimestre précédent. l’OPA espère que cette baisse constituera une levée des barrières non tarifaires. Le représentant de l’UEMOA estime utile de souligner l’importance de la baisse du contrôle de 14,29% au Mali, sur le corridor Bamako-Ouagadougou. Toujours selon le rapport, le niveau de prélèvements illicites a baissé de 11,67 % sur le corridor Ouagadougou-Bamako et est également en baisse également de 18,68% sur le territoire malien. Il interpelle les chauffeurs routiers à  changer d’attitude face aux agents, en évitant toute corruption et le paiement de toutes taxes indues. l’OPA interpelle également les agents de contrôles routiers, généralement assermentés, à  se ressaisir en vue du respect de la réglementation. Trop de barrières Le corridor Bamako-Dakar, récemment pris en charge par l’OPA, s’avère être aussi tracassier que l’axe Bamako-Ouagadougou. l’OPA explique cette situation par la multiplicité de barrières sur le tronçon sénégalais qui, à  lui seul, enregistre 26 barrières par voyage, contre 11 de côté malien. Le représentant du coordinateur régional du projet à  la direction nationale des transports, Karim Sylla explique « le commerce intra régional représente aujourd’hui un levier important dans le contexte d’intégration régionale. En effet, 95 % des échanges commerciaux inter-Etats dans la sous région, se font par voie terrestre. » Ce qui selon lui, démontre l’importance de disposer d’un réseau routier performant et fluide, permettant un développement substantiel des économies des pays de la CEDEAO et de l’UEMOA. Lutte contre les tracasseries routières Mr Sylla estime que la lutte contre les tracasseries routières devient plus que jamais vitale pour nos économies en développement. « Au plan commercial, les tracasseries routières deviennent des facteurs de non compétitivité face à  un monde en permutation oà¹, la levée des barrières tarifaires et non tarifaires est imminente. », déclare-t-il. Il est certain que la synergie des nos actions conjointes et l’implication de chaque acteur, permettra de relever le défi de développement économique dans différents pays.

Etats Généraux du Foncier : ATT pointe les spéculateurs du doigt

Objectifs de ces assises Présidée par Amadou Toumani Touré, le forum des Etats généraux du foncier a ouvert ses portes ce matin lundi au centre international de conférence de Bamako. La cérémonie d’ouverture a enregistré la présence du premier ministre, du président de l’assemblée nationale et les autres membres du gouvernement sans oublier les gouverneurs et préfets et maires venus de l’intérieur du Mali. La tenue de ces Etats généraux du foncier a pour objectif principal d’identifier les insuffisances au niveau local et régional, de faire des recommandations pertinentes au gouvernement, la mise en place d’un système de gestion domaniale et foncière consensuelle. C’’est pourquoi, les représentants de la société civile, chefs de quartiers notables, élus locaux, géomètres et juristes sont réunis pendant cinq jours pour débattre démocratiquement autour de la gestion foncière et domaniale. Instauration d’une bonne gouvernance foncière A l’entame de la cérémonie, le représentant de la mairie de la commune III a souhaité que les échanges qui porteront sur les différents thèmes permettent de régler les problèmes liés à  la gestion domaniale et foncière. Un documentaire sur la problématique foncière a été vu après l’intervention du ministre du logement, des affaires foncières et de l’urbanisme, Mme Gakou Salamata Fofana. «Â  Les travaux qui s’ouvrent dans quelques instants sont la consécration de la volonté des autorités du pays d’instaurer au Mali une bonne gouvernance foncière.» Le foncier constitue l’une des grandes questions nationales comme l’éducation, la santé, l’agriculture,la sécurité  poursuit –elle, chacun de ces domaines a des spécificités, sans doute des contraintes et des exigences. Cependant, ils ont en commun leurs interactions, mais aussi et surtout, ils participent à  la préservation de la cohésion et de la paix sociale. Ces Assises se veulent l’expression des préoccupations du paysan agriculteur, du pasteur éleveur,du pêcheur «Â Bozo » ou «Â Somono », de l’exploitant forestier, du chef traditionnel, du Maire de la Commune,du chef de village ou de la fraction, de l’ingénieur urbaniste ou topographe,du promoteur immobilier, bref de tous les acteurs directement ou indirectement liés à  la gestion du foncier en milieu rural ou urbain. Les maux du foncier Pour le président, « La gestion foncière au demeurant ne peut être une finalité en soi. La terre doit être un instrument au service du développement de l’ensemble du Pays et non un moyen d’enrichissement illicite pour quelques individus privilégier. Nous devons avoir une vision stratégique à  long terme pour notre pays. » Et de s’interroger « quelle sera la configuration de nos villes, villages, fractions et communes dans les prochaines décennies ?, quel projet d’Aménagement global du territoire prévoirpour le Mali dans les vingt, trente ans à  venir» ? l’insécurité comme goulot d’étranglement Le goulot d’étranglement en matière foncière, est l’insécurité juridique, qui se situe à  plusieurs niveaux. « Il est vrai que le code domanial et foncier a clairement établi, que toutes les terres appartiennent à  l’Etat qui, par l’immatriculation, peut les céder qui de droit ». Mais paradoxalement, le code reconnaà®t le droit coutumier, sans en définir ni la nature juridique, ni les prérogatives des chefs coutumiers et sans tenir compte de la dimension ethnologique de la notion.. Saluant cette initiative, le président de la république espère qu’au sortir de ce forum, les participants disposeront de conclusions et de recommandations pertinentes, qui répondront à  leur difficultés actuelles de gestion du foncier.

Etat Généraux du Foncier : quelles perspectives tirer des prochaines assises ?

Le comportement peu orthodoxe des vrais acteurs du foncier au Mali constitue, à  n’en pas douter, un véritable goulot d’étranglement qui jure avec toute tentative de réorganisation du secteur domanial. Tout d’abord, il faut entendre par vrais acteurs, tous ceux qui interviennent d’une manière ou d’une autre dans la chaà®ne d’attribution des terres et ou de délivrance des titres fonciers. Il faut citer les élus locaux, les services techniques de l’Etat, la société civile, les détenteurs de droits coutumiers, les exploitants ruraux. Spéculation à  outrance Aussi, personne n’ignore qu’au Mali, la gestion foncière reste très problématique car le secteur souffre à  tous les niveaux d’une spéculation à  outrance. Le secteur se trouve ainsi, de plus en plus meurtri par l’amateurisme de ses propres acteurs. Egalement, il faut mettre à  l’index les élus communaux en passant par les particuliers, qui opèrent sous caution de hauts responsables des domaines et du foncier. Tout en s’adonnant à  des exercices de spéculations frauduleuses, ces derniers se sont érigés en grands instigateurs du désordre foncier. Ainsi, tout acte par eux posé dans le domaine du foncier, est sujet à  polémique. La plupart de ces acteurs, au quotidien, cèdent (par exemple) un domaine à  plusieurs détenteurs de titres, d’o๠les récurrents litiges fonciers. Et pire encore, n’importe qui, est habilité à  faire ou à  se lancer dans la délivrance des titres. Ou est donc passée l’autorité de l’Etat ? Litiges fonciers Force est de reconnaà®tre que l’existence de ces nombreux litiges autour du foncier remettent suffisamment en cause la crédibilité de l’Etat et de ses démembrements. Aussi, y a-t-il un paradoxe, quand on réalise que ce sont les « bourreaux » du foncier qui veulent nous faire avaler la pilule « Etat généraux du foncier ». Il va s’en dire que la montagne accouchera d’une souris. Car, à  défaut d’un changement de comportement de ces véreux acteurs, on ne parviendra jamais à  clore le débat autour du foncier au Mali. Mieux, le problème du foncier n’est pas que d’ordre législatif et réglementaire. Certes, notre code domanial et foncier recèle d’un certain nombre d’insuffisances, à  combler nécessairement…Qu’à  cela ne tienne, il y va, tout d’abord d’une refondation des mentalités et de l’adoption de comportements intègres, dignes et responsables sans lesquels, le tonitruant label « Etats généraux » encourt à  coup sur, un échec avéré. De ce point de vue, les fameux Etats généraux du foncier sauront difficilement apporter la solution à  un secteur aussi « miné ». Si globalement, l’initiative entend dégager, de manière consensuelle, les ingrédients d’une nouvelle politique de gestion foncière adaptée au contexte de développement économique et social du pays, il faut d’abord, qu’à  la base, existe une culture citoyenne émanant des acteurs du foncier.C’’est le seul gage d’un système de gestion juste, équitable et durable des terres. Puisque, il faut le dire, nul n’ignore que le foncier constitue à  la fois un important support de production, un patrimoine culturel et social indéniable.

Etats généraux du Foncier : Gestion domaniale et foncière au cœur des débats

Concertations locales à  l’intérieur du pays En prélude aux assisses nationales, des concertations locales des états généraux du foncier se sont déroulées a l’intérieur du pays, du 30 juin au 16 juillet 2008, aux niveau du district de Bamako et des régions administratives à  l’exception de Kidal.l’objectif de ces assisses de concertations était de prendre en compte des préoccupations, problèmes et perspectives de développement dans les problématiques de la gestion du foncier, avec la participation de tous les acteurs locaux au débat sur cette question. Toutes choses qui à  terme, devraient aboutir à  une gestion concertée, transparente et apaisée des affaires domaniales et foncières. En ce qui concerne l’organisation des assisses au niveau national, une commission a été mise en place par la décision du ministre de Tutelle. Cette commission comprend des structures qui ont eu à  effectuer des taches essentielles au cours des concertations locales. Telles que la concertation et la mise en œuvre du plan d’organisation des assises, la préparation administrative et matérielle des missions de supervisons, l’exécution du programme de communication, l’élaboration et l’exécution du budget, entre autres. Au niveau régional, toutes les activités de concertations ont été coordonnées par la commission régionale sous la présidence des gouverneurs de régions et du district. Cette synergie a permis le bon déroulement des travaux de concertations conformément au programme élaboré. l’exception de la région de Sikasso Quant au niveau local, la région de Sikasso fait l’exception, o๠les concertations régionales se sont déroulées dans les cercles contrairement aux autres régions dont les concertations locales ont été tenues dans les régions et le district de Bamako. Elles se sont déroulées suivant le système de regroupement des cercles et communes (en zones homogènes) dans les centres choisis par les commissions régionales et locales d’organisation des Etats généraux du foncier. Au total, ce sont 25 centres qui ont accueilli les 2446 participants auxdites concertations, venus de 45 cercles et des 6 communes du district de Bamako, soit une moyenne de deux localités par centre. Tous les travaux ont été supervisés par les gouverneurs et préfets. Régir les affaires foncières A l’issue de ces concertations locales, plusieurs recommandations ont été formulées sur les différents thèmes débattus dont « présentation du code domanial et foncier : bilan critique, proposition de solutions et perspectives ». Parmi ces recommandations, on note une large diffusion des textes de gestion domaniale et foncière, la transcription et la vulgarisation des textes en langues nationales. l’ensemble des acteurs intervenants dans le domaine foncier, à  l’issue de ces concertations locales, saluent l’initiative et la démarche participative du ministre du logement des affaires foncières et de l’Urbanisme. Les participants ont à  cet effet formulé des suggestions à  l’endroit de la commission nationale d’organisation.