FACEJ SUGU 5 : plus de 16,5 millions de FCFA de chiffre d’affaires

La 5ᵉ édition du FACEJ SUGU a permis aux jeunes entrepreneurs maliens de transformer l’exposition de leurs produits et services en opportunités commerciales. Durant les trois jours de l’événement, 103 entreprises ont réalisé un chiffre d’affaires cumulé de 16 559 850 FCFA, soit une moyenne de 160 775 FCFA par entreprise.

Les rideaux sont tombés, ce samedi 26 septembre 2026, sur la 5ᵉ édition de la Foire des jeunes entrepreneurs, dénommée FACEJ SUGU. L’événement a réuni 167 entreprises exposantes réparties sur 131 stands, ainsi que des institutions techniques et financières installées sur 19 stands. La fréquentation a également soutenu la dynamique commerciale. Au total, 2 709 visiteurs et clients ont été enregistrés durant les trois jours, soit une moyenne d’un peu plus de 900 visiteurs par jour.
Pour la cheffe d’équipe du FACEJ II, Mme Christine Kaboré Kayitesi, ces résultats illustrent l’intérêt d’un espace permettant aux entrepreneurs de présenter directement leurs offres au public. « Le FACEJ SUGU est, pour les jeunes entrepreneurs, une occasion de se retrouver, d’échanger, de développer leur réseau, d’apprendre et surtout de vendre leurs produits et services », a-t-elle souligné.
Au-delà des ventes, le FACEJ SUGU a servi de cadre à des échanges sur les difficultés d’accès au financement. Un grand panel a ainsi réuni des institutions financières, des porteurs de projets et des entreprises en activité. L’objectif était de permettre aux entrepreneurs de mieux comprendre les mécanismes de financement, mais aussi d’échanger sur les obstacles qui limitent leur accès aux ressources financières. « Il s’agissait de mieux appréhender le rôle des institutions, mais aussi de comprendre les difficultés liées à l’accès au financement et, ensemble, de trouver des solutions », a expliqué la cheffe d’équipe du FACEJ II.
La question du financement a également été abordée sous l’angle de l’entrepreneuriat féminin. Le panel baptisé « Le coin des femmes » a permis de discuter des difficultés rencontrées par les femmes dans leur parcours entrepreneurial et de la nécessité de renforcer leurs réseaux.
Nouveau cap
Le secrétaire général du ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, M. Drissa Guindo, a exhorté les participants à faire de cette manifestation le point de départ de relations économiques durables.
« Je vous invite à maintenir les liens établis au cours de cette édition », a-t-il lancé aux entrepreneurs. Il a également insisté sur la nécessité, pour les entreprises, de renforcer leur compétitivité. « Continuez donc à améliorer la qualité de vos produits et services. Continuez à vous former, continuez à rechercher de nouveaux marchés et de nouveaux partenariats », a-t-il recommandé.
Le représentant du ministère a par ailleurs souligné que l’entrepreneuriat ne devait pas rester concentré à Bamako. La participation d’entrepreneurs venus de différentes localités montre, selon lui, l’existence de talents et de savoir-faire à valoriser dans les territoires.
La remise d’attestations aux jeunes entrepreneurs, aux écoles partenaires, aux stylistes et aux artisans ayant participé au défilé a donné une dimension symbolique à la clôture de l’événement.
Joseph Amara Dembélé

FACEJ Sugu 5 : près de 3 milliards de FCFA accordés à 1 453 entreprises

La cinquième édition du FACEJ Sugu s’est ouverte mercredi 23 septembre à Bamako avec l’ambition de rapprocher les jeunes entrepreneurs des financements, des marchés et des partenaires. À la date du 15 septembre 2026, la coordination du programme faisait état de 1 453 entreprises financées pour près de 3 milliards de francs CFA.

Du 23 au 26 septembre, le Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ se transforme en vitrine de l’entrepreneuriat jeune au Mali. Environ 150 exposants accompagnés par le programme y présentent leurs produits et services dans des secteurs allant de l’agroalimentaire aux cosmétiques, en passant par la mode, l’artisanat, les services numériques et les solutions écologiques.
En plus de l’exposition, l’enjeu économique consiste surtout à permettre à ces jeunes entreprises de trouver des débouchés, de nouer des partenariats et de consolider leur accès au financement.
Les chiffres communiqués par la coordination du FACEJ donnent une idée de l’état d’avancement du dispositif. Au 15 septembre 2026, 1 453 entreprises avaient été financées pour près de 3 milliards de francs CFA, soit environ 97 % de la cible de 1 500 entreprises fixée pour la deuxième phase. Cette somme correspond aux financements déjà accordés et non à l’enveloppe globale de 17 milliards de francs CFA annoncée pour la période 2024-2027. Le programme indique aussi avoir formé 2 174 jeunes à l’entrepreneuriat et à la gestion, tandis que 1 536 plans d’affaires ont été validés par les comités de sélection. Plus de 822 millions de francs CFA ont par ailleurs été rétrocédés à 351 jeunes ayant correctement remboursé leurs crédits. Parmi ces bénéficiaires, 42 % sont des femmes.
Le financement repose notamment sur cinq institutions partenaires : la Banque nationale de développement agricole, Bank of Africa-Mali, Coris Bank International Mali, Cofina Mali et Kafo Jiginew. Pour la cheffe de mission du FACEJ II, Christine Kaboré Kayitesi, l’étape décisive ne consiste plus seulement à financer les jeunes, mais à les aider à transformer leurs projets en entreprises capables de durer. Derrière chaque entreprise exposée se trouve, a-t-elle rappelé, « un parcours parsemé d’embûches », mais aussi la capacité de « tenir debout, se réinventer et poursuivre l’effort ».
L’ambassadeur des Pays-Bas au Mali, Erik de Feijter, a également présenté l’accès au crédit comme l’un des principaux obstacles à l’entrepreneuriat des jeunes. « Un obstacle notamment pour les jeunes entrepreneurs est l’accès au crédit nécessaire au lancement de leur entreprise », a-t-il souligné, en présentant le FACEJ comme une réponse à cette difficulté.
Les femmes et l’économie verte
La deuxième phase du FACEJ accorde une attention particulière à l’entrepreneuriat féminin et aux activités respectueuses de l’environnement. D’après les données présentées lors de la cérémonie, 574 entreprises portées par des femmes ont déjà obtenu 1,9 milliard de francs CFA de financements. Elles représentent environ 39,5 % de l’ensemble des entreprises financées.
La responsable du programme a insisté sur ce choix, estimant que l’avenir économique du Mali « ne peut se construire sans toutes ses forces vives, en particulier les jeunes femmes ».
Le dispositif entend également renforcer les activités liées à la transition écologique. Au 15 septembre, 267 jeunes porteurs de projets verts ou de verdissement avaient bénéficié de financements à hauteur de 1,3 milliard de francs CFA. Le programme a aussi formé 80 jeunes à l’innovation agricole et 21 aux installations solaires, tandis que 52 autres ont été accompagnés dans la conception de solutions vertes. Les montants consacrés aux entreprises féminines et aux projets verts ne s’additionnent pas nécessairement, une entreprise portée par une femme pouvant également relever de l’économie verte.
Cette orientation se traduit dans la foire par la « Green Tech City », un espace réservé aux innovations environnementales.
Pour la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, l’objectif est de faire émerger un entrepreneuriat « productif, innovant, responsable et créateur de valeur ».
Elle a également plaidé pour le passage « d’une logique de simple activité économique à une véritable dynamique de chaîne de valeur », associant producteurs, transformateurs, prestataires, financiers, distributeurs et consommateurs.
Transformer les contacts en marchés
C’est sur cette transformation que repose l’intérêt économique de la cinquième édition du FACEJ Sugu. La ministre a invité les exposants à profiter des quatre journées pour rechercher des clients, des partenaires et de nouveaux marchés.
« Le véritable succès d’une telle initiative ne se mesure pas uniquement au nombre de visiteurs ou de stands. Il se mesure à ce qui restera après la foire : les relations créées, les marchés conclus, les entreprises renforcées, les investissements mobilisés et les emplois générés », a-t-elle déclaré.
Les rencontres entre entreprises, les échanges avec les institutions financières, les chambres consulaires et les structures d’accompagnement doivent aider les exposants à transformer les contacts établis pendant la foire en contrats, financements et débouchés. Le représentant du Danemark a rappelé que le partenariat vise à permettre aux jeunes « de créer leurs activités, de développer leurs entreprises et de construire leur avenir ici au Mali ».
La dimension territoriale occupe également une place importante. Les entreprises présentes viennent notamment de Bamako, Kita, Sikasso, Ségou, Bougouni, Koutiala, Mopti, Tombouctou, San et Djenné.
Une fois les stands démontés, l’essentiel se jouera dans la capacité de ces entreprises à conserver les contacts noués, à décrocher des marchés, à accéder durablement au crédit et à créer des emplois.

FACEJ SUGU 5 : la jeunesse entreprend

La cinquième édition de la Foire des jeunes entrepreneurs du Mali, dénommée FACEJ SUGU, a été officiellement lancée le vendredi 18 septembre, dans les locaux du ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Prévue du 23 au 26 septembre au Palais de la culture Amadou Hampâté Bâ, cette rencontre ambitionne de valoriser les résultats du FACEJ II et de renforcer la dynamique entrepreneuriale des jeunes au Mali, dans un contexte où l’accès à l’emploi demeure une préoccupation majeure.

Le lancement a été annoncé au cours d’un point de presse présidé par le secrétaire général du ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle. La cheffe de mission du FACEJ II, Mme Christine Kaboré Kayitesi, des représentants des bailleurs de fonds, des partenaires techniques et financiers ainsi que des entrepreneurs ont également pris part à la rencontre. Le Fonds d’appui à la création d’entreprise par les jeunes (FACEJ II) vise à renforcer l’autonomisation économique des jeunes à travers la création et le développement d’entreprises durables, notamment dans le domaine de l’économie verte. Dotée d’un budget de 17 milliards de FCFA pour la période 2024-2027, cette deuxième phase prévoit de soutenir 1 500 entreprises à Bamako, Ségou, Sikasso, Bougouni, Kita, Tombouctou, Mopti, Dioïla, Koutiala et San, a indiqué le secrétaire général dans son allocution d’ouverture.
Au 31 août 2026, 1 435 entreprises avaient déjà bénéficié d’un financement. Parmi elles, 39 % sont dirigées par des femmes, tandis que 280 projets relevant de l’économie verte ont été accompagnés. Placée sous le thème « De l’idée à l’entreprise : la jeunesse au cœur de l’entrepreneuriat au Mali », cette cinquième édition réunira plus de 150 exposants. Au programme figurent des ventes de produits, des rencontres interentreprises, des séances de réseautage et des échanges avec des institutions financières.
Des financements qui changent d’échelle
Partenaire du FACEJ depuis sa première phase, la Banque nationale de développement agricole (BNDA) indique avoir financé 892 projets de jeunes dans le cadre du FACEJ I et 695 autres au titre du FACEJ II. Au total, 1 587 entreprises ont ainsi été accompagnées pour un montant supérieur à 3 milliards de FCFA. Selon Hamadoun Ousmane Bocoum, directeur du Pôle Exploitation commerciale de la BNDA, le mécanisme de partage des risques facilite l’accès au crédit pour des entrepreneurs qui ne disposent pas toujours des garanties habituellement exigées par les banques. Les bénéficiaires du programme peuvent notamment accéder à des financements au taux annuel de 8 %, contre 10 à 11 % pour des crédits comparables accordés en dehors du dispositif. Pour les jeunes entrepreneurs, toutefois, l’apport du FACEJ ne se limite pas au financement : il comprend également un suivi de proximité et un accompagnement assuré par des bureaux de facilitation comme CASA.
Fatimata Traoré, promotrice de TEEM House, une entreprise spécialisée dans la transformation des matières premières agricoles maliennes, explique que l’appui reçu lui a permis d’acquérir de nouveaux équipements, notamment des installations fonctionnant à l’énergie solaire. Ce soutien a également contribué à augmenter sa capacité de production et à mieux structurer son activité. « Financer une entreprise lui permet d’avancer, mais l’accompagner et renforcer ses compétences lui permettent de devenir pérenne », a-t-elle souligné.
Son ambition est désormais de développer des produits locaux capables de conquérir les marchés national et international, tout en contribuant à réduire les pertes post-récolte et à créer des emplois au profit des jeunes et des femmes.
Madi Diaby, gérant d’I KATCHI Express, une entreprise spécialisée dans les services de livraison, a lui aussi insisté sur l’importance du suivi. Grâce au financement obtenu, son entreprise a pu acquérir de nouvelles motos, acheter un véhicule de livraison et s’installer dans des locaux plus spacieux.
« Le financement nous a permis d’acquérir de nouvelles motos et un véhicule de livraison », a-t-il expliqué. Il estime que le suivi régulier assuré par le FACEJ aide également les bénéficiaires à se fixer des objectifs précis et à mieux organiser leurs activités. I KATCHI Express ambitionne désormais de recruter davantage de jeunes et de diversifier ses services.
L’accompagnement comme levier
Partenaire du FACEJ depuis 2019, le bureau de facilitation CASA indique avoir accompagné 159 entrepreneurs au cours des deux phases du programme, contribuant ainsi à la création ou à la consolidation de 733 emplois. Selon Drissa Gnamba, représentant de CASA, le dispositif affiche un taux de remboursement de 92 % et un taux de survie des entreprises de 83 %. L’accompagnement couvre notamment l’identification des porteurs de projets, leur formation, la gestion financière, l’accès au financement et le suivi technique des entreprises. Durant les quatre jours de la foire, FACEJ SUGU 5 proposera également un espace « Green Tech City », composé de 15 stands consacrés aux solutions écologiques, un « grin des femmes » dédié à l’entrepreneuriat féminin, des panels thématiques ainsi qu’un défilé de mode.
Les organisateurs entendent surtout faire de cette foire un véritable espace de promotion et de commercialisation. Les visiteurs pourront acheter directement les produits des bénéficiaires et participer à une tombola quotidienne pour tout achat d’un montant minimum de 5 000 FCFA. L’enjeu est désormais de transformer le financement et l’accompagnement en un véritable tremplin vers des entreprises plus solides, créatrices d’emplois et capables de s’imposer durablement sur leurs marchés.
Joseph Amara Dembélé