Grippe : une maladie à prendre au sérieux

La tentation est grande de penser que les personnes alitées du fait de la grippe sont faibles ou se laissent juste aller au moindre coup de froid. Ce serait ignorer que la grippe peut empêcher un individu de vaquer normalement à  ses occupations durant plusieurs jours. C’’est un virus qui est à  l’origine de la grippe. Il attaque principalement le système respiratoire avant de s’étendre sur tout l’organisme. Le virus grippal est changeant et peut se décliner en trois types, eux-mêmes pouvant se subdiviser en plusieurs souches. Le type C, le moins virulent a des symptômes semblables à  ceux d’un simple rhume. Il mute peu, au même titre que le type B qui, malgré sa virulence limitée, cause des épidémies circonscrites. Cependant, le type A provoque des pandémies meurtrières comme la grippe espagnole de 1918 avec ses 20 millions de morts. « Le type A évolue rapidement et ne laisse pas le temps à  l’organisme de reconstituer ses défenses ». Etant entendu que cette forme de virus cause trois ou quatre pandémies par siècles et que la dernière a eu lieu en 1968, des chercheurs subodorent que la prochaine est imminente et pourrait être déclenchée par la souche H5N1 à  l’origine d’une épizootie (aviaire) en 1997. Une toux sèche, des écoulements nasaux et des douleurs à  la poitrine. Tels peuvent être les manifestations de la grippe, d’après le Vincent Ndinga, médecin à  Yaoundé. Les symptômes seront aussi des sensations de brûlure dans les yeux, des sueurs nocturnes, une gastro-entérite virale ou grippe intestinale (fréquente chez les enfants), une somnolence marquée, une perte d’appétit et des douleurs articulaires. l’on ressentira des frissons brusques, des courbatures accompagnées de fatigue, des maux de tête, de gorge, des éternuements et une fièvre qui peut atteindre les 40 ºC. Par beaucoup d’aspects, les symptômes de la grippe rejoignent ceux du rhume. Pourtant ce dernier n’entraine pas systématiquement des maux de tête et la fièvre. De même, les douleurs et la fatigue sont limitées pendant que les écoulements naseaux sont assez importants. Ainsi, contrairement à  une idée généralement répandue, le froid n’est pas la cause de la grippe. Le froid est juste un facteur favorisant par le fait qu’il affaibli l’organisme précise Vincent Ndinga. l’autre appellation de la grippe est influenza, un mot d’origine italienne. Il en est ainsi parce qu’au XIVè siècle, les italiens croyant la grippe causée par le froid la baptise «infuenza di fredo » (apporté par le froid). La grippe se manifeste effectivement en période de températures basses lorsque les défenses l’organisme peuvent être fragilisées, l’exposant à  des infections respiratoires et partant au virus de la grippe. Certes, tout le monde peut contracter la grippe. Mais, les personnes au système immunitaire faible sont davantage exposées à  la maladie. Il s’agit par exemple des personnes qui ont une maladie chronique, des personnes âgées, des femmes enceintes et de très jeunes enfants. La grippe peut se compliquer lorsqu’elle rencontre une autre infection bactérienne comme l’asthme, la pneumonie, la bronchite. Les personnes à  la santé fragile ou ayant une infection pulmonaire sont plus exposées à  des complications. Complications potentiellement mortelles. Sous une forme ou une autre, la grippe est contagieuse. Le virus se transmet par la salive à  travers les gouttelettes qui se répandent dans l’air ou se déposent sur une partie du corps lorsqu’on tousse ou éternue. Les baisers et contacts physiques sont donc à  éviter avec une personne infectée. Il en est de même des objets personnels du malade (brosse à  dent, etC’…). Malgré ces signaux alarmants, la grippe peut être guérie et même prévenue. Le vaccin antigrippal doit être administré avant la période de froid. Ce vaccin est actif environ deux semaines après son administration et a une validité de six mois. En cas d’épidémie, les personnes à  risques devront prendre des médicaments à  titre préventif. Vincent Ndinga explique que le traitement proprement dit peut prendre deux formes. Il y a un traitement contre la fièvre (antipyrétique) qui consiste à  une élévation de la température du corps pour lutter contre l’infection. Il s’agit en réalité de lutter contre les symptômes de la maladie. l’autre traitement se fait avec des médicaments antiviraux. Ceux-ci, pris à  temps, limitent la durée et la gravité de la maladie. Maladie commune, la grippe laisse croire qu’elle peut facilement être surmontée par une auto médication. La consultation d’un médecin est recommandée pour éviter toute situation désagréable

Grippe A/H1N1 au Mali : Aucune nouvelle infection détectée

C’’est du moins ce qui ressort des informations disponibles au niveau de la Direction nationale de la santé. Après les huit cas de Grippe A H1N1 détectés au Mali, il y a quelques semaines, la mobilisation des services de santé ne s’est pas fait attendre, afin de circonscrire la pandémie. Toutes choses qui expliquent les différentes conférences organisées sur la découverte de cette maladie au Mali, par les autorités sanitaires de notre pays. La situation est sous contrôle Objectif : prendre des dispositions pour que cette maladie ne franchise pas nos portes. Aujourd’hui, la situation est maà®trisée grâce à  la détermination et la vigilance des autorités sanitaires à  travers les investigations des experts en santé pour endiguer la maladie. C’’est dans cette optique, que nous avons approché le Dr. Kandioura Touré, Chef de section Surveillance épidémiologique à  la DNS, pour faire le point sur l’état d’évolution de cette maladie, depuis l’annonce des 8 cas détectés. Selon le Dr. Kandioura, au moment o๠nous sommes aucune nouvelle infection n’est encore enregistrée et les cas détectés se portent bien grâce à  la prise en charge correcte : « Nous n’avons pas enregistré de nouveaux cas parce que la situation est sous contrôle » affirme-t-il. Et d’encourager et d’inviter les Maliens à  renforcer les mesures de préventions pour soutenir les efforts du gouvernement. Un taux de mortalité de 0,46% Depuis le mois d’avril 2009, la grippe AH1N1 sévit sur tous les continents et donne lieu à  des épidémies dans certains pays. On compte actuellement 31 pays africains touchés avec 9.260 cas dont 43 décès, soit une mortalité de 0,46%. C’’est dire que la vitesse de propagation de la maladie est grande. Mais le nombre de cas de décès causés par la maladie est très faible. Il demeure inférieur à  1%. Il faut signaler néanmoins qu’à  l’instar de la grippe saisonnière habituelle, la grippe AH1N1 se manifeste par la fièvre, la toux, les éternuements, l’écoulement nasal, les douleurs musculaires, les maux de tête, la fatigue et les maux de gorge. Les études réalisées depuis le début de la pandémie ont montré que C’’est une maladie qui n’est pas plus grave que la grippe saisonnière. De même, l’inquiétude relative à  une mutation probable du virus n’a pas eu lieu. Les mesures préventives Par ailleurs, les mesures préventives préconisées pour limiter la propagation du virus de la grippe AH1N1 sont très simples et efficaces. Il s’agit de se couvrir le visage au moment d’éternuer ; de se laver fréquemment les mains à  l’eau et au savon particulièrement après s’être mouché ou éternué ; et contacter le Centre de santé le plus proche dès les premiers signes de toux, d’écoulement nasal, de fièvre et d’irritation de la gorge.

Grippe A en Afrique : huit cas identifiés au Mali

L’information a été donnée lors d’une conférence de presse à  la Direction nationale de santé. Conférence animée par le professeur Toumani Sidibé, Directeur national de la santé, Samba sow, Directeur du Centre National d’appui à  la Maladie, Massambou Sacko de l’OMS. Résultats confirmés par les laboratoires Selon le professeur Samba Sow, ces résultats sont rapportés par le laboratoire du centre pour développement du vaccin (CDV) et ont été confirmés par des laboratoires d’Atlanta, de Baltimore et du Maryland aux Etats Unis. Pour éviter toute panique au Mali, le conseiller technique du ministère de la santé a affirmé que toutes les dispositions étaient déjà  prises pour faire face à  cette situation. Pour les cas confirmés par la Direction Nationale de la santé et l’organisation mondiale de la santé(OMS), les dispositions nécessaires pour leur prise en charge par le traitement de Tamiflu ont été prises. Soigner avec le Tamiflu Massambou Sacko a assuré que les stocks importants de médicaments Tamiflu sont disponibles à  travers des sites sentinelles capables de détecter les cas éventuels de grippe A : « Le tamiflu est un médicament préventif et curatif ». Investigation des services techniques pour identifier tous les cas suspects Devant cette situation, les services techniques du Ministères (CNAM, DNS) et l’OMS ont lancé une opération le 8 janvier 2010. Il s’agit d’identifier les cas suspects de grippe A (H1N1) en vue d’appliquer les mesures de surveillance, de prévention et de prise en charge. Il s’agit aussi d’analyser les facteurs explicatifs de l’expansion de l’épidémie de grippe A/H1N1 en commune I du district de Bamako. Enfin, proposer des mesures de prévention et de lutte pour juguler l’épidémie. Les méthodologies utilisées par les investigateurs «Tous les membres de familles qui répondaient à  la définition des cas suspects de grippe A ont été soumis à  un prélèvement médical et mis sous traitement au Tamiflu », affirme par le professeur Samba Sow. l’existence de cas de syndromes grippaux dans l’entourage du cas sert aussi de méthodes de détection. Sur 257 personnes enquêtées dans 18 familles maliennes, 36 soufraient d’un syndrome grippal et d’une prévalence de 14 % (36/257). 11 familles étaient touchées et 2 personnes ont présenté un syndrome grippal. Mesures recommandées Pour maitriser la situation, le ministère a recommandé certaines mesures. Renforcer la surveillance dans l’ensemble des formations sanitaires du district de Bamako et des régions du Mali. Mettre en œuvre les directives de surveillance, de prévention et de prise en charge de tout cas suspect. Renforcer la sensibilisation de la population sur les mesures de prévention. Envisager une enquête plus élargie en commune I pour la détection des cas éventuels. Réviser le protocole de l’étude du CNAM ou élaborer un autre protocole pour élargir les sites sentinelles. Enfin, vacciner si possible la population du district de Bamako contre la grippe à  Influenza A de type (H1N1)

Grippe H1N1 : l’aéroport de Sénou se dote de deux caméras thermiques infrarouges

Pour surveiller et détecter le virus Il convient de signaler que notre pays, en collaboration avec la représentation de l’Organisation mondiale de la santé au Mali avec à  sa tête Dr Diallo Fatoumata Binta Tidiane, a lancé une initiative visant à  réduire la menace que représente la grippe AH1N1. Cette initiative appelle notamment à  identifier les populations les plus exposées aux risques d’épidémie et de mortalité liés à  cette grippe, à  traiter les maladies respiratoires et à  assurer la continuité des services de santé essentiels. Le virus n’étant pas encore adapté à  l’environnement malien, l’intervention est axée essentiellement sur la surveillance et la détection des cas suspects en provenance de pays infectés. C’’est dans ce cadre que se situe l’acquisition de ces caméras thermiques. La thermographie médicale est une technique de diagnostic précise, sans contact, pour qualifier et quantifier les écarts thermiques à  la surface de la peau. Développées en Suède depuis 1958 avec l’éclosion du SRAS il y a quelques années, les cameras infrarouges «FLIR » sont aujourd’hui utilisées, pour dépister chez les voyageurs entrants les éventuels cas d’infection par le virus responsable de la grippe AH1N1, du SRAS ou toutes autres infections virales. Les cameras infrarouges, outils efficaces et faciles Les caméras infrarouges « FLIR » sont des outils faciles et efficaces, pour mesurer et détecter les élévations de température corporelles sur des sujets ayant un accès de fièvre, notamment dans les cas d’infections virales, telles que la Grippe AH1N1, le SRAS, la malaria. La thermographie infrarouge permet de contrôler un grand nombre de personnes, partout et à  tout moment. Notons par ailleurs la commande de 20 autres caméras au titre de l’année 2010, pour les aéroports de Kayes, Mopti, Gao et Tombouctou, ainsi que les points d’entrée terrestres tels que les postes frontaliers avec les pays voisins du Mali. Rappelons qu’à  la date du 20 septembre 2009, 300.000 cas de grippe AH1N1, dont 3.917 cas mortels, avaient été confirmés dans 191 pays. En Afrique de l’Ouest, c’est le Cap-Vert qui a enregistré le plus grand nombre de cas avec un total de 46, le Ghana,, 10 cas et la Côte d’Ivoire 2 cas. Fort heureusement, ce sont des cas non accompagnés de décès.

Epidémies de grippe : la Croix-Rouge prépare son personnel

Cette formation organisée par le projet H2P (un programme sanitaire initié par la croix rouge) a permis à  tout le personne de mieux cerner les questions relatives aux différentes grippes. Comment prévenir ? Comment se comporter pendant la maladie ? Comment se soigner ? Telles sont quelques questions développées pendant la formation. Entre théories et pratiques, les participants ont pu maà®triser tous les contours de la question. «Â Nous voulons à  travers cette formation, renforcer les capacités et les compétences du personnel de la croix rouge et l’ensemble de son réseau de volontaires pour qu’ils puissent riposter contre les grippes pandémiques de façon générale et en particulier la grippe H1N1 qui se propage dans le monde », a expliqué le Dr Aliou Alkaya Touré, Coordinateur du projet H2P. Mieux vaut prévenir que guérir La croix rouge est une structure qui intervient auprès des populations en situation difficile. En cas de catastrophes naturelles ou d’épidémies, elles apportent son appui aux populations affectées. Pour se faciliter le travail sur le terrain, elle forme régulièrement son personnel sur tous les aspects de secours. Face à  de situation telle la menace de la grippe A, elle prend toujours le devant en formant son personnel qui a pour rôle d’informer et de sensibiliser les populations. C’’est dans cette optique que se situe cette formation de deux jours sur les grippes humaines. Comme à  l’armée ! La deuxième partie de la formation consistait pour les participants à  élaborer une stratégie d’intervention et un mécanisme de coordination avant, pendant et après la pandémie. à‡à  se passe à  côté, dans une ville virtuelle. La grippe frappe, une partie de la population, que doit-on faire informer et sensibiliser les populations atteintes et non atteintes ? Que faut-il faire en matière de formation à  l’endroit du personnel socio-sanitaire ? Quelle disposition doit-on prendre pour faciliter l’accès des populations à  l’eau, à  la nourriture et aux soins de santé ? C’’est autour de toutes ces questions qu’il y eu des échanges entres le personnel de la croix rouge. «Â Ce n’est pas pour semer la panique, mais pour contribuer à  la prévention contre la maladie », a martelé Yaya Kaba, un des formateurs. Après les échanges, chaque participant est passé à  la phase pratique en utilisant un kit composé de gel désinfectant, de masque à  nez et de blouse et gans. Ce dernier exercice consistait à  évaluer les «Â stagiaires » sur comment porter et comment enlever ce dispositif seul habiliter à  protéger l’homme en cas de grippe.

 » Aucun cas de grippe A/H1N1 au Mali, mais il faut vulgariser les mesures de protection « 

C’’était lors d’une conférence de presse initiée par le réseau des communicateurs en santé. l’objectif de cette conférence, est d’impliquer les hommes de medias afin d’informer le public sur la prévention de la grippe. La Grippe A/H1N1 est une maladie contagieuse qui se transmet d’homme à  d’homme par voie aérienne et contact direct. Cette maladie peut se manifester par la fièvre, les maux de tête, le rhume, la toux, les douleurs articulaires et musculaires ainsi que des troubles digestifs. La protection de base Les mesures de protection de base contre cette pandémie sont entre autres : Se couvrir le nez et la bouche quant on tousse ou éternue. Jeter les mouchoirs à  la poubelle immédiatement après usage. Se laver les mains systématiquement à  l’eau et au savon. Se tenir à  une distance d’au moins deux mètres par rapport à  un sujet suspect, pour éviter d’entrer en contact avec les gouttelettes sécrétées. Limiter autant que possible les contacts avec les suspects. Les voyageurs présentant des signes suspects doivent se présenter au poste de santé à  l’entrée (aéroport, auto gare, etc.). Devant tout cas de symptômes de type grippal, consulter immédiatement un médecin, signaler les cas de décès suspects aux autorités sanitaires et ou à  toutes autres autorités compétentes. Dispositions frontalières Au delà  de ses mesures, le Docteur Touré a ajouté que d’autres dispositions sont prises au niveau de 20 points d’entrée du pays (aériens et terrestres) mais l’attention est focalisée sur l’aéroport, point d’entrée et risques de contamination rapide. « Deux cas confirmés en Côte d’Ivoire, qui fait frontière au Mali, les mesures de surveillance épidémiologique doivent être renforcées » insiste t-il. Tout cas de suspect sera référé au CHU du point G précisément au service d’infectiologie. Propagation rapide A noter que C’’est un virus dont la propagation est plus rapide que la grippe aviaire mais la mortalité n’est pas élevée. La grippe aviaire elle se propage lentement avec une mortalité élevée. Les confrères n’ont pas tari des questions pour exprimer leur préoccupation. «A quant le vaccin au Mali ? Existe t-il des stocks de médicaments en cas de suspects, quelles sont les mesures prises pour les lieux publics tels que le terrain de foot, les marchés, l’écoles etc… L’OMS renforce le dispositif de prévention En réponse, Dr Kandioura a assuré que 16 boites de Tamiflu (médicaments) ont été donnés par l’OMS au Ministère de la santé, avec du matériel de protection pour faire face aux cas. Quant au vaccin, M. Touré a avoué que les vaccins inventés par les chinois ne répondent pas aux besoins des occidentaux et des Américains à  plus forte raison les Africains. Néammoins, le Mali a fait des commandes.

Grippe hivernale au Mali : le traitement préventif

Avec l’installation des pluies, la grippe hivernale se répand partout au Mali. Une fois infecté, le patient ne peut qu’attendre que le virus termine son cycle, en suivant les conseils des praticiens de la santé et guidé par les diverses manifestations de la grippe, d’un patient à  l’autre. Toutefois, il est recommandé de se laver les mains, d’éviter le contact avec le malade d’être contaminé. Une forte recrudescence des cas de grippe classique Au centre hospitalier universitaire de l’hôpital Gabriel Touré de Bamako, le couloir menant au bureau du Docteur Mohamed Keita spécialise en Otorhino-laryngologie (ORL) et par ailleurs professeur à  la faculté de médecine et de pharmacie et odontostomacologie(FMPOS)dégorge de monde. A peine si lon parvient à  se frayer un passage, les narines agressées par une forte odeur d’éther qui dispute aux autres puanteurs au milieu hospitalier. Serrés les uns contre les autres, les patients attendent. Une multitude de visages qui trahissent l’urgence : rencontrer le médecin dans l’espoir d’un apaisement de la souffrance physique et morale. L’atmosphère est assez morose dans ce couloir d’ou l’inquiétude du patient. La principale source d’inquiétude est liée à  la grippe qui se distingue cette année par un fort taux d’infection. A Bamako, cette maladie épidémique est signalée par des infections respiratoires associées à  un rhume, des courbatures et des douleurs articulaires. Elle peut se compliquer par des problèmes pulmonaires en cas de négligence du traitement. Le docteur Mohamed Keita donne des explications sur les moyens de soigner la grippe hivernale : Selon le docteur, cette grippe appelée saisonnière ou banale n’est pas sévère et est traitable pendant 6 à  7 jours: « La maladie se caractérise un écoulement nasal, des maux de tête intenses, les yeux larmoiyants, des troubles digestifs et des douleurs articulaires ». Cette maladie n’épargne personne sauf certaines catégories de personnes dont le système d’autodéfense est fort. D’autres sont plus vulnérables et facilement contaminéees: il s’agit des enfants de moins de cinq ans, des vieilles personnes de plus de 65 ans, des malades du coeur et des personnes vivant avec le VIH SIDA etc.  » Un patient témoigne des symtômes : les soins à  adopter « J’ai cru que j’allais mourir dernier », renchérit un viaillard qui a du mal à  se départir des séquelles d’une souffrance physique. C’est ce qui a motivé cet homme à  aller consulter. Le Dr Mohamed Keita lance un appel pour un comportement préventif : Se laver les mains régulièrement avec du savon ou de l’alcool, éviter de rentrer en contact avec le malade, le malade doit adopter une discipline pour ne pas contaminer les autres. Des médicaments classiques et une bonne santé alimentaire Il faut parfois prendre du achetable en pharmacie, ou du pour calmer la fièvre et les courbatures. Prendre du sirop pour la toux, en cas de rhinite, ajouter du . Et si la grippe persiste, ou se transforme en Palu, consulter le médecin qui prescrira le traitement adéquat et des antibiotiques en cas d’infection pulmonaire. Mais on ne le dira jamais assez, une bonne hygiène alimentaire prévient de beaucoup maladies chroniques.

Grippe Porcine : une pandémie qui alerte l’Afrique

La grippe porcine a fait son apparition au Mexique. Cette nouvelle maladie inquiète et pourrait gagner du terrain en Afrique selon l’OMS. Après le Mexique, les Etats-Unis, le Canada,la Chine et l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire a été touchée à  son tour. Il est à  craindre que la propagation du virus ne se mondialise dans ce village planétaire o๠les mouvements de populations sont devenus particulièrement importants. L’organisation mondiale de la Santé (OMS), qui a déclenché son niveau d’alerte, pense qu’aucun pays n’est à  l’abri. Partout, c’est le branle-bas de combat et des mesures de précautions sont prises pour faire barrage à  l’expansion du virus. Au Mali des mesures ont été prises aux différents points d’entrées du pays tels que les aéroports de Bamako, de Mopti et de Tombouctou et aux frontières avec des postes de contrôle médicaux. Selon le Dr Massambou Sacko du service de lutte contre les maladies transmissibles du Point G, les dispositions techniques ont été mises en place par l’Oms en collaboration avec le ministère de la Santé de l’élevage de protection civile et l’intérieur et de l’administration territoriale. Côté santé humaine, le Dr Sacko rassure que les médicaments contre le virus et les matériels de protections sont disponibles : un stock de « Tamiflu », environ 927 boites (médicaments) ont été offerts par l’organisation mondiale de la santé. En outre, 24 chefs de districts sanitaires ont bénéficié d’une formation pour palier aux cas éventuels. En cas de découverte de la grippe H1N1, les centres de santés sont ciblés pour la prise charge des patients. Il s’agit du centre universitaire du Point G et de références au Mali. « Quand la case de ton voisin prend feu, arrose d’eau la tienne» adage Bambara La découverte de cas en coté d’Ivoire fait le Mali un pays à  risque. Pour ce la nous sommes allés voir, lundi 27 juillet, du côté du service de l’épidémiologie de la direction nationale de la santé. Histoire de savoir ce qui se fait, ou ce qu’on compte faire, si jamais le virus débarquait Au pays. A 11 h 35, nous étions donc dans les locaux du département Là , dans le bureau du chargé : il était absent. Deux jours de va vient. Finalement nous nous rabattus sur le ministère de l’élevage et de la pèche o๠il existe le comité de coordination de lutte contre la grippe aviaire mais aussi la grippe porcine. Issa Touré, conseiller technique de ce ministère s’est entretenu avec nous sur le plan de la santé animale. Selon lui, le fait que cette maladie ait pris l’appellation grippe porcine ne veut pas dire forcement qu’elle est d’origine animale. Elle doit son appellation avec le virus du porc que l’on appelait grippe porcine. . Quant aux mesures prises, à  leur niveau, le comité de lutte contre la grippe se réunit tout les mercredis c’est-à -dire une fois par semaine. « Nous sommes à  la 9è réunion pour la grippe Hn1n1 et à  la 184ème réunion pour la grippe aviaire, pour le moment aucun cas n’est détecté sur le coté santé animale », a signalé M Touré. Plusieurs cas déjà  détectés dans le monde A rappeler que depuis son apparition au Mexique le 24 avril, ce virus a déjà  provoqué environ 150 décès et des milliers de cas à  travers le reste du monde. Des cas avérés ou suspects ont été détectés aux Etats-Unis, au Canada, en Espagne, en Australie, en Israà«l, et en Côte d’Ivoire. A l’origine de la maladie, le virus A de type H1N1 qui se transmet d’homme à  homme par voie respiratoire. l’OMS décrivait le virus comme un nouveau sous-type de A/H1N1 jamais détecté auparavant ni chez le porc, ni chez l’homme. Les symptômes de la grippe porcine sont identiques à  ceux de la grippe saisonnière. Ils se caractérisent par une fièvre, des maux de tête, des courbatures … Selon l’organisation de la santé, le virus responsable des cas humains récents de grippe porcine est sensible aux molécules d’oselatmivir (commercialisées sous le nom de Tamiflu) et de Zanamivir (dont le nom commercial est le Relenza). Pour être efficace, le Tamiflu doit être pris au plus tard 48 heures après l’apparition des premiers symptômes, indique le laboratoire Roche qui le fabrique. Vers un vaccin anti-grippe porcine ? Plusieurs autres laboratoires indiquent que les premières doses d’un vaccin ne seront pas disponibles avant 4 mois. Mais ce délai reste à  confirmer en fonction des caractéristiques de la souche. En attendant, les professionnels de santé recommandent fortement le respect des règles d’hygiènes élémentaires (se laver les mains, éviter les contacts physiques…). Si l’OMS indique que le virus pourrait devenir plus dangereux, elle affirme également qu’une pandémie peut encore être évitée.

Médecine animale au Mali : quel impact sur la santé publique ?

Depuis quelques années, les maladies d’origine animale comme la vache folle, la grippe aviaire ou porcine, se sont multipliées dans le monde alors que toutes n’ont pas encore trouvé de vaccin ! Si une équipe de chercheurs américains a récemment expérimenté un vaccin contre la grippe aviaire, la santé reste un défi dans ce domaine et ces pathologies nouvelles peuvent permettre l’ouverture d’un marché sous régional et peut-être international… Gare à  la contrefaçon de médicaments Il existe aujourd’hui un problème de contrefaçons de médicaments et la multiplication de ce qu’on a appelé les pharmacies « parterres » liées au pouvoir d’achat faible d’une frange de la population. Ces pharmacies « parterres » constituent un réel danger pour la médecine vétérinaire, mais aussi humaine. Ainsi, l’utilisation de certaines substances médicales pour animaux consommables peuvent influer la santé de l’espèce humaine qui en consomme tous les produits dérivés tel que le lait, la viande ou les œufs. Un membre de l’association des vétérinaires s’explique : « Il existe une réglementation des médicaments utilisés pour certaines espèces animales. La direction de la pharmacie et des médicaments du Mali agit sur leur commercialisation. Aucun médicament ne doit être vendu sur le territoire avant enregistrement ! ». La contrefaçon de médicaments peut-elle entrainer des pathologies de type H1N1 ou grippe aviaire… ? Pas immédiatement, répondent les vétérinaires. Certaines de ces maladies récentes sont plutôt nées d’une mauvaise alimentation des animaux. Mais pour fiabiliser la qualité des médicaments vétérinaires, les médecins préconisent l’utilisation de médicaments dont la traçabilité est connue, c’est-à -dire préenregistrés et vendus en pharmacie et non sur les boulevards ou au marché. La confusion ne doit plus exister pour des médicaments qui risquent d’être vendus aux hommes. Face à  ces dangers et confusions, l’association des vétérinaires du Mali s’engage à  surveiller de près l’entretien des espèces animales au Mali. Si l’on veut lutter efficacement contre les maladies d’origine animales, il faut une protection accrue des bêtes. La viande, le poisson, le lait, les œufs, le fromage doivent faire l’objet de contrôles stricts ! Notamment la traçabilité. Il faut une harmonisation de cette traçabilité au niveau sous-régional. La lutte contre la contrefaçon de médicaments vétérinaires fait partie du défi, de même que l’éradication complète des pharmacies « parterres ». A terme, C’’est sur les hommes qu’elles ont auront un effet dévastateur… Heureusement, des campagnes de vaccination sont régulièrement menées par l’association des vétérinaires du Mali, sous la tutelle du ministère de la santé. Grâce aux efforts des acteurs du monde animal, les risques de contagion sont pour l’instant limités. Toutefois, un niveau d’alerte a été lancé contre la pénétration de la grippe porcine ou virus H1N1 dans le pays…