Journée mondiale de la Croix-Rouge : 150 ans d’actions humanitaires

« La Croix rouge malienne face aux défis humanitaires de l’heure, bilan et perspective», tel était le thème de la conférence de presse tenue hier mercredi 8 mai à  l’occasion de la journée internationale de la croix rouge. « Depuis qu’a jailli l’idée qui a donné naissance à  la Croix-Rouge et au Croissant-Rouge il y a 150 ans, une chose n’a pas changé : la souffrance des millions de personnes que nos institutions s’emploient avec tant d’énergie à  alléger. Ce qui a changé radicalement, C’’est le contexte géopolitique, social et technologique dans lequel nous menons notre action. La capacité d’adaptation a été la clé de la survie et du développement des institutions que nous présidons. C’’est grâce à  elle aussi que nous sommes aujourd’hui et serons demain en mesure de servir les personnes vulnérables. » a déclaré Mme Awa DIAGNE, Représentant Régional de la Fédération Internationale de la Croix Rouge et du Croissant Rouge. Pour Jean-Nicolas Marti Chef de la délégation régionale du CICR pour le Mali, « le Comité International de la Croix Rouge (CICR) nourrit depuis un an près de 500.000 personnes, 150.000 personnes bénéficient de 6 heures d’électricité par jour dans les régions du nord, 300 détenus suite aux événements qui se sont passés au Nord , ont été enregistrés et visités par le CICR » Le Mali constitue la 2ème plus grosse opération du CICR après l’Afghanistan a-t-il ajouté. Créée en août 1965, la Croix rouge malienne a pour mission d’améliorer les conditions de vie des personnes vulnérable en mobilisant le pouvoir de l’humanité. Précisons qu’au cours de cette dernière décennie, les volontaires et le personnel de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont aidé plus de 160 millions de personnes à  faire face à  des situations d’urgence, liées à  des catastrophes ou à  des troubles civils dans le monde.

« La France a une position extrêmement claire » dixit Henri de Raincourt

Journaldumali.com : Dans quel cadre se situe votre visite au Mali ? Henri de Raincourt : La visite que J’accomplis au nom du Gouvernement français ici, est destinée en cette période assez particulière, à  bien confirmer la force et la pérennité des liens, qui unissent le Mali et la France. D’autre part à  confirmer que la France a une position qui est extrêmement claire, qui a été réaffirmé par nos plus hautes autorités, qui est que l’unité, l’intégrité, les Institutions du Mali, doivent être préservés, parce que C’’est je crois une des forces et un des atouts primordiaux pour ce grand pays. Et que la France est aux côtés du Mali pour trouver des solutions qui permettront de sortir de la crise, que ça passe par l’acceptation de tous les acteurs de la situation actuelle d’un cessez le feu qui sera le préalable à  l’organisation d’un dialogue global et confiant qui permettra de réunir tout le monde et de revisiter en quelque sorte, à  la lumière des accords qui ont été passés dans les années précédentes, les actions qui ont été menées, ce qui doit être modifié, éventuellement les nouvelles actions entreprises. Parce que, je pense, que le Mali est un pays qui a vocation à  vivre dans la paix et la sécurité et que C’’est un acteur très important de la stabilité du continent tout entier. Journaldumali.com : Que pensez-vous des déclarations de votre homologue des Affaires Etrangères qui a qualifié les atrocités commises au nord de « succès ». Henri de Raincourt : Le Ministre des Affaires Etrangères ne s’est jamais exprimé de la sorte. Les atrocités qui ont été constatées sont clairement et fortement condamnées par la France, sans aucune exception. Ces atrocités sont totalement inacceptables et simplement ce qu’il faut, C’’est resituer le propos du Ministre des Affaires Etrangères dans son contexte, o๠il a dit exactement ce que je viens d’exprimer à  nouveau. C’’est que, l’on voit que la situation militaire aujourd’hui étant ce qu’elle est, il faut absolument s’orienter vers un cessez le feu, qui permettra d’engager le dialogue. Toute autre interprétation qui peut être donnée par les uns et par les autres, ne correspond pas à  la réalité des propos prononcés par le Ministre des Affaires Etrangères de France, à  l’occasion d’un débat sur la politique étrangère organisée au Sénat. On peut toujours sortir un mot, une phrase de son contexte et à  partir de là  monter une polémique, mais l’intérêt éventuel d’une polémique, si tant est qu’une polémique puisse avoir un intérêt, C’’est quand même qu’elle soit déjà  basée sur des faits qui sont avérés. Or là , les faits démentent totalement la polémique et les propos particulièrement violents que J’ai lu ou entendu ici ou la. Journaldumali.com : M. le Ministre, le Mali est devant une situation récurrente qui, vous l’avez constaté, remet en cause son intégrité territoriale. Qu’est ce que vous proposez à  vos partenaires maliens aujourd’hui comme solution, car il y a eu plusieurs temps de négociations et aujourd’hui une nouvelle escalade de la violence. Henri de Raincourt : La question du nord du Mali, n’est pas à  proprement parler une question nouvelle que l’on découvre comme ça par hasard, parce qu’il y a déjà  eu à  plusieurs reprises des moments de tension un peu plus forts et qui ont donné lieu à  chaque fois à  des rencontres, à  la mise en place d’accords nouveaux avec des mesures concrètes et donc à  chaque fois et régulièrement il faut faire le point, procéder aux évaluations et C’’est donc bien aussi ce dont il s’agit en ce moment et je crois que le Gouvernement malien à  fait les ouvertures nécessaires pour que la discussion puisse s’engager. Mais pour qu’une discussion confiante et réaliste puisse débuter, il faut déjà  que les armes se taisent. On ne peut pas se parler, quand le canon tonne.